Saint-Denis-le-Ferment

commune française du département de l'Eure From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Denis-le-Ferment est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Denis-le-Ferment
Saint-Denis-le-Ferment
Le portail du château.
Blason de Saint-Denis-le-Ferment
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Nathalie Thébault
2020-2026
Code postal 27140
Code commune 27533
Démographie
Gentilé Dyonisiens
Population
municipale
495 hab. (2023 en évolution de +1,43 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 47″ nord, 1° 43′ 10″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 137 m
Superficie 18,01 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gisors
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Denis-le-Ferment
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Liens
Site web http://www.saintdenisleferment.fr
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Géographie

Localisation

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Levrière[3],[Carte 1].

La Levrière, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Bézu-la-Forêt et se jette dans l'Epte à Neaufles-Saint-Martin, après avoir traversé huit communes[4].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare du Bosc Renard (0,03 ha) et les étangs du Val Ferman (0,37 ha)[Carte 1],[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Denis-le-Ferment[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 730 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jaméricourt à 12 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,8 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Denis-le-Ferment est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,6 %), forêts (33 %), prairies (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (2,7 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Dionisius de Farman au XIIe siècle (cartulaire de Mortemer)[18] et Sanctus Dionisius de Formam en 1199 (bulle d’Innocent III), Saint Denis de Fremans et Saint Denys de Fermen en 1308 (charte de Philippe le Bel), Saint Denis de Fermant en 1451 (archives nationales, aveux de la châtellenie de Gisors), Saint Denis de Farmen en 1453 (aveu, archives nationales), Sainte Bemie en 1654 (lettres patentes de Louis XIV), Saint Denis de Fermont en 1722 (Masseville), Saint Denis le Ferrement en 1737 (archives de la Seine-Inférieure), Saint-Denis-le-Fermont (Cassini)[19].

Saint-Denis est un hagiotoponyme, l'église est dédiée à Denis de Paris, d'où le nom de la commune. Le déterminant Le-Ferment représente un personnage, dont le nom est d'origine germanique continental Farmannus[18] ou (anglo-)scandinave[18] Farmaðr / Farmann (vieux danois Farman)[20]. François de Beaurepaire préfère l'hypothèse du germanique continental, compte tenu de la localisation de ce toponyme en dehors de l'aire de diffusion de la toponymie norroise[18].

Il y a homonymie avec l'élément Ferman- de Fermanville (Manche, Farmanville fin XIIe siècle), situé dans l'aire de distribution des noms de lieux norrois auquel le même François de Beaurepaire attribue cette fois une origine anglo-scandinave Farman et que l'on retrouve dans Farmanby en Angleterre[21]. Cet anthroponyme est bien attesté en Normandie : on relève ainsi à Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime) un prêtre du nom de Farmannus vers 1165 - 1173[22],[23], et dans les Magni Rotuli un certain Walterus Farman (noté Farmam) en 1180, ainsi qu'un Willelmus Ferman en 1198[23]. Jean Adigard des Gautries pense retrouver ce nom dans celui de Fermambreuil, « le bois de Farman », ancien lieu-dit de Carneville (Manche)[24],[23]. On peut également citer le nom de Rogerus de Farmanboc, attesté en 1198, où apparaît un toponyme de même sens[23]. Enfin, le patronyme Ferment est centré sur le département de la Seine-Maritime et le département Calvados possède de nombreux actes entre le XVIIe et le XIXe siècle[25], ce qui milite a priori en faveur de l'origine (anglo-)scandinave du nom en Normandie.

Remarque : le passage de Farman- à Ferman- s'explique par l'action fermante de [r] commune en normand cf. argent > ergent. La graphie -ment s'explique par une attraction du suffixe français -ment qui a affecté également le nom de famille d'origine scandinave Dodeman (Cotentin) devenu Doudement en Normandie orientale.

Histoire

En 863, le roi Charles II le Chauve, reconnaissait aux moines de l'abbaye de Saint-Denis-le-Ferment la possession de Giverny. Au XIe siècle, elle le perdit au profit de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen.

Une des sept « villes de Bleu »[Note 4] qui avait le droit de faire paître les bêtes et prendre du bois dans « la forêt de Bleu », (partie de la forêt domaniale de Lyons, qui s’étendait jadis jusqu’à l’actuel bois de Gisors, autrefois « Buisson Bleu »)[26].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1870   M. Tassard    
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Yves Corbel[27] SE Officier des Palmes académiques
mars 2001 avril 2014 François Cadennes[28] UMP Chef d'entreprise
Vice-président de la CC Gisors-Epte-Lévrière (? → 2014)
avril 2014[29] en cours
(au 15 juillet 2020)
Nathalie Thébault SE Vice-présidente de la CC du Vexin Normand (2020 →)
Réélue pour le mandat 2020-2026[30],[31]
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2023, la commune comptait 495 habitants[Note 5], en évolution de +1,43 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440452521544527524528482449
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478505472458476415412363326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
317309273270295314276238242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
242174214298405456451454501
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
498494495------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Manoir de Montalègre, des XVIIe et XVIIIe siècles, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel (IGPC)[36], dont le portail d'entrée est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [37].
  • Église Saint-Denis, des XIIe, XIIIe, XIVe et XVIe siècles, recensée à l'IGPC[38], dont le chœur du XIIIe siècle est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [39].
  • Croix Renaissance des XVe et XVIe siècles, dans l'enclos de l'église, partiellement inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [40].
  • Prieuré Sainte-Austreberte (ancien), des XIIIe(?), XVe et XVIIe siècles, dont ne subsiste que la chapelle, recensé à l'IGPC[41].
  • Manoir du Coudray, des XVIe et XVIIIe siècles, recensé à l'IGPC[42].
  • Ferme de Maigret, du XVIIIe siècle, recensée à l'IGPC[43].
  • Moulin de Saint-Paër, du XVIIIe siècle, sur la Levrière, recensé à l'IGPC[44].

Patrimoine naturel

ZNIEFF de type 2
  • La haute vallée de la Levrière[45].

Personnalités liées à la commune

Henri Ier (roi d'Angleterre) Beauclerc est mort à Saint-Denis-le-Ferment (ou au château de Saint-Denis-en-Lyons à Lyons-la-Forêt) le .

Héraldique

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande ondée d'argent, à la croix estrée et engrelée d'or, chargée de huit tourteaux de sable, deux sur chacune des branches de la croix, et brochante; sur le tout, de gueules à deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur.


Les deux léopards d'or sur champ de gueules rappellent les armes de la Normandie.

Notes et références

Voir aussi

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