Saint-Gildas-des-Bois
commune française du département de la Loire-Atlantique
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Saint-Gildas-des-Bois est une commune du Grand Ouest français, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
| Saint-Gildas-des-Bois | |||||
Église abbatiale de Saint-Gildas. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Saint-Nazaire | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Pont-Château - Saint-Gildas-des-Bois | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Legrand 2020-2026 |
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| Code postal | 44530 | ||||
| Code commune | 44161 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gildasiens | ||||
| Population municipale |
3 860 hab. (2023 |
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| Densité | 115 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 31′ 02″ nord, 2° 02′ 14″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 74 m |
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| Superficie | 33,42 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Saint-Gildas-des-Bois (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pontchâteau | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.saintgildasdesbois.fr | ||||
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Géographie
Situation

Saint-Gildas-des-Bois est située à 17 km au sud de Redon.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de la Charrière Géant, le ruisseau du Pas de la roche et de Tréaux[1], la Queue Grohan[2], le Canal de la Fleur[3], le ruisseau de Cul-baigné[4], le ruisseau de la Noë[5], le ruisseau de Reslin[6], le ruisseau du Gué aux biches[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].
Divers marais composés d’étiers et de douves occupent le sud-est du territoire communal et complètent le réseau hydrographique : le Marais, d'une superficie totale de 37,6 ha (21,23 ha sur la commune), le marais de Brivé, de 153,1 ha (41,91 ha sur la commune) et l'étang du Gué aux Biches, 19,3 ha (16,64 ha sur la commune)[Carte 1],[9].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[13]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 812 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à 21 km à vol d'oiseau[16], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,6 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Gildas-des-Bois est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Gildas-des-Bois[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[20],[21]. La commune est en outre hors attraction des villes[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,4 %), zones agricoles hétérogènes (28,7 %), prairies (13,4 %), zones urbanisées (11,8 %), forêts (8 %), eaux continentales[Note 4] (0,7 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom du village est, à l'origine, Lampridic, mais le bourg naissant de Saint-Gildas supplante le village lorsque le seigneur Simon Ier de La Roche, seigneur de La Roche-Bernard, y implante une abbaye bénédictine « en l'honneur de Dieu tout-puissant et du bienheureux abbé Gildas », en 1026[25].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lampridic en 1026, Sancti Guilde de Nemore en 1126, Sancti Gildasii de Bosco en 1371, Saint Guedas du Boais en 1398, Sancti Gildasii de Nemore en 1453, Saint Guidas en 1630[26]. La forme écrite Saint-Guédâs est également attestée en 1927[27].
Le nom actuel de la commune vient de la forêt de pins qui a été plantée sous le règne de Louis-Philippe[28].
En gallo, langue d'oïl locale de tradition non écrite, plusieurs prononciations ont été relevées dans d'autres communes du département par l'association Chubri : [sɛ̃ːidɑ], [sɛ̃ddɑ], [sɛ̃idɑ], [sɛ̃ʒildɑ̈], [sɛ̃ʒildɑ][29]. Elles les retranscrit Sint Jildâ, Sint Jilda, Sint ·Idâ, Sinddâ et Seint ·Idâ suivant l'écriture dite « MOGA », élaborée en 2007. La forme standardisée choisie en 2021 par l'Institut de la langue gallèse est Saint-Idâs[30].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Gweltaz-Lambrizig[26]. On y retrouve Gweltaz, forme bretonne de Gildas, suivi du lieu-dit où fut fondée l'abbaye au XIe siècle (Lampridic), afin de permettre de la différencier de Gueltas, commune du Morbihan elle aussi dénommée Gweltaz en breton.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 15,9 % des toponymes de la commune sont bretons[31].
Histoire
Il semble qu'autrefois elle se soit appelée Saint-Gildas-des-Marais. L'abbaye était alors occupée par des moines. Il y est fait allusion page 3 du chapitre II du roman « L’Énigme des Blancs-Manteaux », quand Nicolas Le Floch y fait une étape en lors d'une chevauchée d'Angers à Guérande.
Comme ses voisines de l'arrière pays nazairien, Saint-Gildas-des-Bois s'est trouvée prise à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la poche de Saint-Nazaire, ce qui lui valut une prolongation de l'Occupation allemande de 9 mois de plus que le reste de la région (d' au ).
Politique et administration
Population et société
Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Gildas-des-Bois est une ville isolée multipolarisée. Elle est le centre d'un bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Saint-Nazaire[21]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 93 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 7 % dans des zones « très peu denses »[35].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].
En 2023, la commune comptait 3 860 habitants[Note 9], en évolution de +2,28 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,4 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 755 hommes pour 2 016 femmes, soit un taux de 53,46 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,42 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Abbaye de Saint-Gildas-des-Bois du XIIe siècle, classée aux monuments historiques[42].
- Château de la Barillette
- Chapelle de la Ferme École
- Communauté des Sœurs de Saint-Gildas-des-Bois
- Calvaire de Bernugat
- Lycées et Collège Gabriel Deshayes, établissement proposant des filières générales et agricoles.
- Centre de formation compagnonnique des métiers du bâtiment. Dans la lignée du compagnonnage, le centre propose des formations aux métiers du bâtiment (charpente, couverture, etc.). Le centre est rattaché au mouvement des Compagnons du Tour de France
Gastronomie
La commune a donné son nom à un fromage, le saint-gildas-des-bois.
Sports
Le , la ville a été le départ de la 10e étape du Tour de France 2013.
Personnalités liées à la commune
- Sébastien-Joseph du Cambout de Coislin dit « de Pontchâteau » (1634-1690), neveu du cardinal de Richelieu, abbé de Saint-Gildas-des-Bois, de La Vieville et de Geneston, dont il se démit en 1665 « pour mener une vie pénitente et inconnue ».
- Gabriel Deshayes 1767-1841, prêtre,fondateur des sœurs de l'Instruction Chrétienne de Saint-Gildas-des- Bois. L'ensemble collège et lycées de Saint-Gildas-des- Bois porte son nom.
- André Trillard, sénateur et ancien président du conseil général de la Loire-Atlantique.
- Maurice Houis, ethnologue et linguiste africaniste, né à Saint-Gildas-des-Bois en 1923.
- Philippe Gildas, journaliste, animateur et producteur, en est citoyen d'honneur et a reçu les clés de la ville des mains du maire André Trillard le lors de l'émission Nulle Part Ailleurs[43].
Héraldique
| Blason | D'azur à la croix d'hermine cantonnée au 1er d'un livre ouvert d'argent et d'une crosse d'or brochant sur le livre, aux 2e et 3e d'un arbre d'argent et au 4e d'un épi de blé tigé et feuillé d'or[44]. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
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| Alias | Armes de l'abbaye Saint-Gildas-des-Bois, attribuées par Charles d'Hozier en 1697. |
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

