Saint-Hélen
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Saint-Hélen [sɛ̃telɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Saint-Hélen | |||||
Les vestiges du château de Coëtquen en 2011. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Olivier Boixière 2026-2032 |
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| Code postal | 22100 | ||||
| Code commune | 22299 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hélennais, Hélennaise | ||||
| Population municipale |
1 560 hab. (2023 |
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| Densité | 92 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 28′ 19″ nord, 1° 57′ 32″ ouest | ||||
| Altitude | 75 m Min. 7 m Max. 87 m |
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| Superficie | 17,02 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dinan (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lanvallay | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | saint-helen.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Saint-Hélen est une commune proche de la Rance, à la limite entre les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine.

Géologie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Coëtquen, le Pont aux Chats[1] et le ruisseau du Gué parfond[2],[3],[Carte 1].
Le ruisseau de Coëtquen, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Plesder et se jette dans la Rance entre Pleudihen-sur-Rance et La Ville-ès-Nonais, après avoir traversé quatre communes[4].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Chesnaie, d'une superficie totale de 10,1 ha (0,89 ha sur la commune)[Carte 1],[5].

Hameaux, écarts, lieux-dits
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 734 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 14 km à vol d'oiseau[12], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Hélen est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,9 %), forêts (25,1 %), prairies (11,3 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones urbanisées (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %), eaux continentales[Note 4] (0,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia Sancti Eleni en 1267, Ecclesia de Sancto Eleno en 1363, Sanct Thélin en 1371, Saint Elenus fin du XIVe siècle[21].
Saint-Hélen vient de Ellen, abbé de Lancarvan, au VIe siècle (venu d'Irlande avec saint Samson)[21].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Haelen[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 5,7 % des toponymes de la commune sont bretons[23].
Histoire
Moyen Âge
La paroisse de Saint-Hélen faisait partie du doyenné de Dol, qui relevait de l'évêché de Dol, et était connue sous le vocable de saint Hélen.
L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet avait le droit de dîmes dans la paroisse[24].
XXe siècle
Guerres du XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms des 62 soldats morts pour la Patrie[25] :
- 50 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
- 9 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
- 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.
- 2 sont morts durant la Guerre d'Indochine.
Après-guerre
L'église néogothique fut ravagée par un incendie le .
Héraldique
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].
En 2023, la commune comptait 1 560 habitants[Note 7], en évolution de +5,33 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Château de Coëtquen, XVe siècle, en ruines ; servit de cadre au roman "Patira" (1875, toujours réédité) de Raoul de Navery, pseudonyme d'Eugénie Saffray (1829-1885), née à Ploërmel.
En forêt de Coëtquen :
- Motte féodale,
- Chêne des Forts, vieux de 400 ans,
- Allée couverte du Bois du Rocher.
- Église Saint-Hélen.
Personnalités liées à la commune
- Olivier de Coëtquen qui, en 1221, donne et lègue ses dîmes de Saint-Pierre-de-Plesguen à l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet[37]
- Michel Renouard, écrivain et universitaire, né à Dinan en 1942, vécut une partie de son enfance (1949-1957) dans le presbytère de son oncle Raymond Leforestier (1911-1957), recteur de Saint-Hélen, et y écrivit son premier roman.
- Un des membres de Renard Carbone y sejournerait
