Les Champs-Géraux
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Les Champs-Géraux [lɛ ʃɑ̃ ʒeʁo] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Les Champs-Géraux | |||||
La Place Pierre Busnel aux Champs-Géraux. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | CA Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Sandrine Juhel 2026-2032 |
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| Code postal | 22630 | ||||
| Code commune | 22035 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Campogérosien, Campogérosienne | ||||
| Population municipale |
1 054 hab. (2023 |
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| Densité | 55 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 25′ 03″ nord, 1° 58′ 09″ ouest | ||||
| Altitude | 38 m Min. 7 m Max. 97 m |
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| Superficie | 19,09 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dinan (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lanvallay | ||||
| Législatives | 2e circonscription des Côtes-d'Armor | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.leschampsgeraux.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Les Champs-Géraux est une commune rurale de l'est du département des Côtes-d'Armor, limitrophe de celui d'Ille-et-Vilaine. Elle est à 7 km au sud-est de Dinan et à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rennes.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Dinan, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Calorguen, Évran, Lanvallay, Plesder et Saint-Hélen.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 19,09 km2 ; son altitude varie de 7 à 97 mètres[1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le canal d'Ille et Rance, le Brice[2] et un autre petit cours d'eau[3],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[4].
Le canal d'Ille-et-Rance est un canal, chenal et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 84 km. Il prend sa source dans la commune de Montreuil-sur-Ille et se jette dans l'Ille à Saint-Grégoire, après avoir traversé 25 communes[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 741 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 19 km à vol d'oiseau[12], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Les Champs-Géraux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
terres arables (53,4 %), zones agricoles hétérogènes (28,8 %), forêts (10,5 %), prairies (4,2 %), zones urbanisées (1,9 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 562, alors qu'il était de 547 en 2016 et de 525 en 2011[I 5].
Parmi ces logements, 81,3 % étaient des résidences principales, 8 % des résidences secondaires et 10,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,4 % des appartements[I 6].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Les Champs-Géraux en 2021 en comparaison avec celle des Côtes-d'Armor et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (8 %) par rapport au département (16,2 %) et à la France entière (9,7 %).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Nicolai de Campis en 1181[17], Les Champs Geraut en 1513[18],[17].
Selon Bernard Tanguy, le nom du bourg pourrait remonter au XIIe siècle ou au XIIIe siècle. Il identifie le terme champs à des terres cultivées encloses. Le second élément, Géraux, dériverait de l'anthroponyme germanique Gerwald[18].
En gallo, langue d'oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[19], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Les Champs G(e)rao[18]. L'association Chubri recense une attestation orale, ainsi que deux attestations écrites, et restitue la prononciation [leʃɑ̃ʒraʊ̆] qu'elle transcrit sous la forme Chan Jrao (Lé)[20].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Maez-Geraod[17].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,0 % des toponymes de la commune sont bretons[21].
Histoire
Époque contemporaine
La commune est créée le , par séparation de la commune d'Évran[22],[23].
Le , durant la Seconde Guerre mondiale, un bombardier B17 américain de retour d’une mission de bombardement sur le siège de la Kriegsmarine à Rennes est abattu par la DCA aux Champs-Géraux, tuant onze jeunes soldats[24].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis sa création en 1934 dans l'arrondissement de Dinan du département des Côtes-d'Armor[I 1].
Elle faisait partie depuis cette date du canton d'Évran[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Lanvallay[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Côtes-d'Armor.
Intercommunalité
Penvénan était membre de la communauté de communes du Pays du Coquelicot, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois, dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux de Plesder dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal[30] (RPI).
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1936. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].
En 2023, la commune comptait 1 054 habitants[Note 6], en évolution de +1,74 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
- Concours d’attelages, dont la 4e édition a lieu en [34].
Sports et loisirs
- Le club de pétanque gérausienne[35].
Pyramide des âges
En 2019, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,8 %, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (30,6 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,1 %) est inférieur au taux départemental (33,1 %).
En 2019, la commune comptait 527 hommes pour 509 femmes, soit un taux de 50,87 % d'hommes, supérieur au taux départemental (48,29 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, datant de 1704 ; 1818 ; 1821, ancienne chapelle seigneuriale[37],[38].
- L'église Notre-Dame.
- Colombier au manoir de la Gravelle[39].
- Bâti ancien[39] :
- Maison de maître de Pont-Cadeuc, construite en 1806[40]
- Ferme de Launay[41].
- Minoterie Mouton, aux Rabines, construite à la limite entre les XIXe et XXe siècle[42],[43].
- Ferme de Fautrel, dont le logis date sans doute XCIIe siècle, reconstruite en 1710[44].
- Ferme, à la Ville Morin, construite avant 1845[45].
- Manoir de La Gravelle manoir seigneurial reconstruit en 1604 ; 1624 ; 1637 sur un site plus ancien et transformé en ferme au XIXe siècle[46].
- Manoir de La Mettrie, dont les parties les plus anciennes datent du XVIIe siècle[47].
- Manoir de Launay Gicquel, construit au début du XVIIe siècle, remanié[48].
- Manoir de La Rouvraie, du XVIIIe siècle[49].
- Manoir, aux Haies, construit pour Bertrand collet vers 1660 et remanié depuis[50].
- Le monument aux morts porte les noms des 73 soldats morts pour la Patrie[51] :
- 64 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 9 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
- Mémorial édifié en 2003 en mémoire du crash, le de la forteresse volante B17[52].
- Chemins de promenade, notamment le long de la vallée du Brice[39].
- L'église paroissiale Notre-Dame.
- La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- François Pinault, homme d'affaires milliardaire français, fondateur des sociétés Artémis et Kering, est né dans la commune le .
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
- Francis Hervy, Les craquelins des Champs Géraux, in Le Pays de Dinan, 1984, p. 175-182
- Jérémie Courdié, Les Champs-Géraux, d’hier à aujourd’hui, 2022.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Dossier complet : Commune Les Champs-Géraux (22035= », Recensement général de la population de 2021, INSEE, (consulté le ).
- « Les Champs-Géraux » sur Géoportail.

