Saint-Leu-d'Esserent
commune française du département de l'Oise
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Saint-Leu-d'Esserent est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.
| Saint-Leu-d'Esserent | |||||
Vue de la mairie et de l'abbatiale. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Oise | ||||
| Arrondissement | Senlis | ||||
| Intercommunalité | CA Creil Sud Oise | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Viola 2026-2032 |
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| Code postal | 60340 | ||||
| Code commune | 60584 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lupoviciens | ||||
| Population municipale |
4 638 hab. (2023 |
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| Densité | 355 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 13′ 05″ nord, 2° 25′ 22″ est | ||||
| Altitude | Min. 25 m Max. 137 m |
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| Superficie | 13,08 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Creil (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montataire | ||||
| Législatives | 3e circonscription de l'Oise | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Oise
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.saintleudesserent.fr/ | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La ville est située sur la rive droite de l'Oise, à 6 km au sud de Creil, à 3 km de Chantilly et 12 km environ à l'ouest de Senlis.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, et dans l'unité urbaine, la zone d'emploi et dans le bassin de vie de Creil[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Blaincourt-lès-Précy, Cramoisy, Gouvieux, Maysel, Montataire, Saint-Maximin, Thiverny et Villers-sous-Saint-Leu.
Topographie et géologie
La superficie de la commune est de 13,08 km2 ; son altitude varie de 25 à 137 mètres[1].
La pierre de Saint-Leu, utilisée abondamment dans les monuments de Paris, tire son nom de cette commune où elle fut exploitée depuis le Moyen Âge.
Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par le Thérain, la Nonette, la dérivation de Creil[2] et le fossé 01 de la commune de Saint-Leu-D'Esserent[3],[4],[Carte 1].
L'Oise, qui limite à l'est le territoire communal, prend sa source en Belgique, à 309 mètres d'altitude, dans l'ancienne commune de Forges et se jette dans la Seine à 20 mètres d'altitude, au Pointil en rive droite et en aval du centre de Conflans-Sainte-Honorine dans le département des Yvelines. D'une longueur 341 kilomètres, elle est presque entièrement navigable et bordée de canaux sur 104 kilomètres[5].
Le Thérain, d'une longueur de 94 km, prend sa source dans la commune de Gaillefontaine et se jette dans l'Oise sur la commune, après avoir traversé 43 communes[6].
La Nonette, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Nanteuil-le-Haudouin et se jette dans l'Oise sur la commune, après avoir traversé 14 communes[7].
Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la Nacelle, d'une superficie totale de 8,7 ha (0,2 ha sur la commune), le plan d'eau 2 de la Nacelle (16,1 ha), le plan d'eau 3 de la Nacelle (6,1 ha) et le plan d'eau 4 de la Nacelle (1,8 ha)[Carte 1],[8].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[11] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Nord-est du bassin Parisien »[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 660 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Creil à 6 km à vol d'oiseau[15], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 662,2 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,6 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Leu-d'Esserent est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].
Elle fait partie de l'unité urbaine de Creil[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 23 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[20],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (46,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,4 %), forêts (18 %), zones urbanisées (15,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %), eaux continentales[Note 7] (3,8 %)[21].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 2 017, alors qu'il était de 1 966 en 2017 et de 1 909 en 2012[I 2].
Parmi ces logements, 94,1 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 4,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 33 % des appartements[I 3]. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Leu-d'Esserent en 2023 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) par rapport au département (2,5 %) et à la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports

La commune se trouve au croisement entre la route RD 44 (axe Beauvais-Creil) et la RD 92 (axe Noailles-Vineuil). Un pont sur l'Oise relie la ville à Chantilly par la D 44.
La gare de Saint-Leu-d'Esserent (gare avec billetterie automatique) se trouve sur la Ligne de Pierrelaye à Creil et est desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Nord (ligne H).
La commune est également desservie, en 2023, par les lignes D, E, F et S1 du réseau urbain AXO. Les services de transport à la demande AXO+3 et AXO+4 complètent la desserte[22]. Les lignes 635, 649, 6203, 6206 et 6243 du réseau interurbain de l'Oise desservent la commune[22].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes quod ecclesiam de Hescerent (1081) ; in villa de Hescerent (1081) ; villa quae dicitur Esserens (1081) ; ecclesie beati Lupi (1081) ; Sto Lupo Hesceranensi (vers 1107) ; ecclesie Sancti Lupi de Hescerento (vers 1107) ; Sti Lupi de ascerano (vers 1140) ; sancti Lupi de Escherento (vers 1145) ; beati Lupi de Hescerento (vers 1145) ; Hescerens (vers 1150) ; apud Sanctum Lupum de Serrento (vers 1157) ; ecclesia de Hescerent (vers 1160) ; Beati Lupi de Hescerenz (1173) ; ecclesia sancti Lupi descerenz (1173) ; monasterio beati Lupi de Ascerento (1176) ; Ercelens (1181) ; Sancti Lupi de Hescerent (1195) ; ecclesie beati Lupi des Cherens (1239) ; a priore et monachis de Cerenz (1249) ; S. Lupi d'Escherent (1253) ; Escerum (1256) ; leglise de monseignor seint Leu (1263) ; Escerantum (1264) ; Sti Lupi de Serento (1265) ; apud Sanctum Lupum de Cherens (1266) ; Sti Lupi de Esscerento (1269) ; conventus de Sancto Lupo in Esserento (1269) ; Saint Leu de Cerenz (1288) ; conventus Si Lupi de Serento (1310) ; de Sancto Luppo Cerenti (1312) ; Saint loup de Escerente (1323) ; Sus Lupus de Esserento (1330) ; S. Leu des Cerens (1335) ; Saint Leu de Serens (1349) ; Sancti Lupi de Serens (1359) ; Saint leu de serens (1362) ; Saint Loup de Serens (1446) ; Saint Leup de Serens (1465) ; Saint Leu sur Oise (1485) ; sainct leu desserens (1493) ; Saint Leu de Cerens (XVe) ; prior Si Lupi de Hesserento (XVe) ; prioratus Si Lupi de Asserento ad Isaram Belvacensis diocesis (XVe) ; Saint Leu de Serrans (1506) ; Sainct Leu d'Esserens (1539) ; sancti lupi de esserento (1539) ; St Leu de Serans (1667) ; Esserens sur Oyse (XVIIe) ; S. Leu d'Esserens (XVIIe) ; St Leu de Serrans (1711) ; St Leu de Serans (1724) ; Saint Leu d'Esseran (1736) ; Saint Leu de Seran (1751) ; Saint Leu Desserens sur Oise (1791) ; St Leu Desserent (1791) ; Cote de la Liberté sur Oise[1] (1794) sous la Révolution ; Saint-Leu-d'Esserent (1840) ; Saint Leu en Chaussée (vers 1850)[23].
Saint-Leu est un hagiotoponyme qui fait référence à Loup de Soissons, leu étant la forme picarde du français loup[24].
Esserent (Hescerent) est le nom d'origine de la localité, le complément Saint-Leu (beati Lupi) apparait lorsque Hugues de Dammartin, seigneur du lieu, donne à l'Abbaye de Cluny la terre qu'il possède à Hescerent. L'Ordre de Cluny envoie alors quelques moines fonder un monastère en l'honneur de Saint-Leu.
Histoire
Préhistoire
Le site a été fréquenté pendant la préhistoire comme en témoignent des silex taillés de l'époque acheuléenne. Une cité gallo-romaine y fut construite dont on a pu retrouver des vestiges puis occupée aux époques mérovingienne et carolingienne. L'église renferme un sarcophage de l'époque mérovingienne contenant les bottes franques d'un paysan, découvert à Thiverny[réf. nécessaire].
Moyen Âge
En 1081, Hugues, comte de Dammartin, et seigneur du lieu donnera l'église de Hescerent, une chapelle romane du Xe siècle, aux bénédictins de l'ordre de Cluny en remerciement de la rançon qu'ils avaient payée pour sa libération alors qu'il était prisonnier en Palestine. Les moines en firent un prieuré[réf. nécessaire].
En 1358, une révolte éclate avec le meurtre de neuf gentilshommes à Saint-Leu. Cette révolte menée par Guillaume Carle (connu aussi sous le nom de Jacques Bonhomme) s'étendra dans une grande partie de l'actuelle Île-de-France, en Champagne, dans l'Amiénois et dans une partie de la Normandie et sera connue sous le nom de « Grande Jacquerie »[25].
Pour se protéger des pillages durant la guerre de Cent Ans, les moines fortifient le monastère, une partie de ces fortifications est encore visible aujourd'hui. En 1419, 1430 et 1436, les Anglais pillèrent et incendièrent Saint-Leu et son église[réf. nécessaire].
Temps modernes
Au XIVe siècle, Saint-Leu était la plus importante bourgade de la châtellenie de Creil[réf. nécessaire].
Époque contemporaine
En 1846, la compagnie des chemins de fer du Nord met en service la gare de Saint-Leu-d'Esserent lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Paris à Lille et Valenciennes, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises.
- Saint-Leu-d'Esserent au tout début du XXe siècle
- La nef de l'abbaye.
- vestiges du cloitre.
- La gare.
- Drague de l'entreprise Thévenot...
- ...Chargement des camions des granulats de l'entreprise...
- ... ou en gare...
- ... son usine de fabrication de tuyaux en béton vibré...
- ... ainsi que son atelier de fabrication de grosses pièces en béton vibré.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes sont occupées par les Allemands pour l'assemblage et le stockage de missiles V1[26]. En conséquence, lors de l'opération Crossbow, l'aviation alliée bombarde massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %[27].
Électricité de France implante à partir de 1952 dans la ville la centrale thermique de Saint-Leu-d'Esserent, constituée de 4 tranches de 125 MW chauffées au charbon, sur un site choisi pour sa proximité avec le réseau ferroviaire et les installations électriques de raccordement. Cette centrale a fonctionné jusqu'en 1986 et son site a été transformé depuis en zone industrielle, désormais utilisée pour le stockage de pièces destinées aux centrales thermiques et nucléaires d'EDF[28],[29], symbolisant un héritage technique majeur de la région.
Politique et administration
Rattachements administratifs
LLa commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. et dans la région Hauts-de-France[I 1], le département et la région étant la fois des circonscriptions administratives de l'État et des collectivités territoriales.
Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Creil, année où elle intègre le canton de Montataire[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis la réforme de 2014 d'un nouveau canton de Montataire[I 1] porté de 10 à 15 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de l'Oise.
Intercommunalité
La commune était le siège de la petite communauté de communes Pierre - Sud - Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre crééen 2004 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[30], cette intercommunalité fusionne avec la communauté de l'agglomération creilloise (malgré les souhaits de la municipalité de Saint-Leu-d'Esserent, qui aurait souhaité rejoindre l'aire cantilienne, afin de constituer « une grande intercommunalité du sud de l'Oise en s'associant avec les territoires de Chantilly et Senlis » et en excluant le Creillois[31]).
C'est ainsi qu'est créé la communauté d'agglomération Creil Sud Oise, créée le , dont la commune est désormais membre.
Élections municipales et communautaires
Élections récentes
- Au premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Oise, la liste DIV menée par Michel Euverte obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avcvec1 241 voix (54,23 %, 21 conseillers municipaux élus dont 9 également conseillers communautaires), devançant largement la liste PCF / PS menée par l'ancien maire Alain Blanchard , qui recueille 1 047 voix (45,76 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 également conseillers communautaires).
- Lors de ce scrutin, 31,71 % des électeurs se sont abstenus[32].
- Début 2018, quatorze élus municipaux, dont cinq maires-adjoints démissionnent de leurs mandats, à la suite de dissensions avec le maire, entraînant l'organisation de nouvelles élections municipales[33]. Dès le premier tour, qui a lieu le , la liste de Frédéric Besset, maire (SE) de 2008 à 2014, remporte l'élection avec 53,71 % contre 36,61 % à celle de Gilbert Donati (SE), ancien colistier en 2008 d'Alain Blanchard, maire (PCF) de 2001 à 2008, et 9,68 % à la liste du maire sortant, Michel Euverte (SE).
- Lors de ce scrutin, 60,20 % des électeurs se sont abstenus[34].
- Au premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Oise, la liste DIV menée par le maire sortant Frédéric Besset[35] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 048 voix, 85,62 %, 25 conseillers municipaux élus dont 3 également conseillers communautaires), devançant celle, également DIV, menée par l'ancien maire Michel Euverte, qui recueille 176 voix (14,38 %, 2 conseillers municipaux élus).
- Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 62,94 % des électeurs se sont abstenus[36]..
- Au premier tour des élections municipales de 2026 dans l'Oise, la liste DVG menée par Laurent Viola[37] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 934 voix (51,60 %, 21 consiellers municipaux élus dont 2 également conseillers communautaires), devançant de 58 voix celle, également DVD, menée par le maire sortant Frédéric Besset[38], qui recueille 876 voix (48,40 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire).
- Lors de ce scrutin, 46,04 % des électeurs se sont abstenus[39].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La ville possède[Quand ?] plusieurs établissements scolaires :
- Groupe scolaire Raymonde-Carbon ;
- École maternelle Jean-Macé ;
- École maternelle Jean-Baptiste-Clément ;
- École primaire Jean-Baptiste-Clément ;
- Collège Jules-Vallès.
Équipements culturels
- École de musique - Batterie, violon, guitare, clarinette, saxophone, trompette, flûte, piano, musique assitée par ordinateur, chant ; orchestres et chorales.
- École de danse - classique et contemporaine.
- Ateliers de loisirs : encadrement, informatique, peinture, théâtre, dessin, yoga.
- Médiathèque Jean-Moulin.
Équipements sportifs
- Stade Thierry-Doret - activité : football.
- Gymnase Jean-Macé - activités : gymnastique, gym. détente, basket-ball, tennis, danse.
- Complexe Pascal-Grousset - activités : football, tennis, basket-ball, badminton, pétanque, athlétisme, tir à l'arc, futsal, judo, aïkido, tennis de table.
- Pas de tir à l'arc : compagnie d'arc avec deux pas de tir et tir en salle.
Population et société
Démographie
Ses habitants sont appelés les Lupoviciens.
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[58].
En 2023, la commune comptait 4 638 habitants[Note 9], en évolution de −1,07 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,1 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 241 hommes pour 2 451 femmes, soit un taux de 52,24 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

Saint-Leu-d'Esserent compte trois monuments historiques sur son territoire, dont l'un est un ensemble de plusieurs bâtiments (les restes de l'ancien prieuré)[62]. Il y avait en outre deux maisons inscrites au titre des monuments historiques, qui ont été en grande partie détruites pendant la Seconde Guerre mondiale, à savoir une maison du XVIe siècle en face de l'église[63] et une maison près de la rivière[64]
- L'église prieurale, construite entre 1130 et 1200 environ, a été classée monument historique par liste de 1840[65]. Les vestiges du prieuré, qualifié par erreur d'abbaye dans l'arrêté de classement, ont été classés par liste de 1862. Ils comprennent notamment le mur d'enceinte ; une porte romane au nord du parvis de l'église ; une porte fortifiée du XIVe siècle rue du Bourg ; le cloître dont subsiste moins que la partie, au nord de l'église ; les vestiges des bâtiments claustraux, dont trois travées au nord du cloître, quelques arrachements conservés sur des murs, et des parties basses des murs ; le mur médiéval d'un logis souvent considéré comme maison forte ; la cave voûtée dite le Banvin, rue de l'Église ; un cellier au sud-est du logis, en dessous de sa partie détruite ; et un réseau de souterrains issu de la transformation d'anciennes carrières. Concernant l'ancienne exploitation agricole du prieuré, le pigeonnier du XVIIe siècle a quant à lui été inscrit monument historique par arrêté du [62].
On peut également signaler :
- Le château de la Guesdière, château du XVIIe siècle où est installé l'hôtel de ville, est également l'un des monuments de la ville. Il abrite le musée municipal, ouvert les week-ends de mai à fin septembre[66]. L'une des salles de la mairie affiche une peinture murale réalisée au XVIIe siècle par Marie-Félicie des Ursins, qui habita le château après la décapitation de son mari, Henri II de Montmorency en 1632. Cette peinture est classée au titre objet depuis 1971[67] et possède des jardins à la française.
- Base nautique et de loisirs de 48 hectares et une école de voile agréée « École française de voile ».
Personnalités liées à la commune
- La maison de Dammartin-Montdidier, en particulier Hugues de Dammartin, bienfaiteur du prieuré, et la maison de Mello, héritière de la précédente comme seigneurs du lieu, en particulier Renaud de Dammartin, mort en 1227, inhumé dans la prieurale.
- Maud de Belleroche (1922-2017), actrice, femme de lettres et journaliste française, s'y est mariée.
- Jim Morrison (1943-1971, USA), chanteur et poète américain, cofondateur du groupe de rock américain The Doors, dont il fut membre de 1965 à sa mort, est photographié pour la dernière fois à la terrasse de "L'Auberge de l'Oise" aux côtés de sa compagne Pamela Courson. Il meurt quelques jours plus tard à Paris où il est enterré.
- Louise Tilleke (1980- ), artiste plasticienne peintre, vidéaste et installationniste franco-suédoise, y vécut.
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
- Chanoine Eugène Müller, « La Charité et l'hôpital de Saint-Leu-d'Esserent, de 1665 à la Révolution », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, Senlis, Imprimerie d'Eugène Dufresne, , p. 133-180 htt (lire en ligne), sur Gallica.
- Chanoine Eugène Muller, L'église de Saint-Leu-d'Esserent pendant la Révolution, Beauvais, Imprimerie départementale de l'Oise, , 44 p. (lire en ligne), sur Gallica.
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Saint-Leu-d'Esserent (60584) », Recensement de la population de 2023, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 10]
- Saint-Leu-d'Esserent sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Saint-Leu-d'Esserent » sur Géoportail.


