Saint-Michel (Aisne)

commune française du département de l'Aisne From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Michel est une commune française située dans la région naturelle de la Thiérache, au nord-est du département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Michel
Saint-Michel (Aisne)
L'abbaye de Saint-Michel.
Blason de Saint-Michel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité CC des Trois Rivières
Maire
Mandat
Thierry Crohin
2020-2026
Code postal 02830
Code commune 02684
Démographie
Gentilé Saint-Michelois(es)
Population
municipale
3 199 hab. (2023 en évolution de −6,38 % par rapport à 2017)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 07″ nord, 4° 08′ 01″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 278 m
Superficie 42,2 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Saint-Michel
(ville isolée)
Aire d'attraction Hirson
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hirson
Législatives 3e circonscription de l'Aisne
Localisation
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Saint-Michel
Géolocalisation sur la carte : France
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Saint-Michel
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Saint-Michel
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Saint-Michel
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Ses habitants sont appelés les Saint-Michelois(es).

La commune est également appelée, sans que ce nom soit officiel, Saint-Michel-en-Thiérache.

Géographie

Description

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
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  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophes

Saint-Michel est limitrophe de cinq communes : Martigny, Bucilly, Hirson, Momignies (Belgique) et Watigny[1].

Rose des vents Hirson Momignies  Drapeau de la Belgique Belgique Rose des vents
Hirson N Watigny
O    Saint-Michel    E
S
Bucilly Martigny Watigny

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Gland, le Petit Gland, l'Artoise, le Grand Riaux[2], le ruisseau de Brugnon[3], le fossé 02 de la commune de Saint-Michel[4], le fossé 04 de la commune de Hirson[5], le fossé 05 de la commune de Hirson[6], le fossé 14 de la commune de Saint-Michel[7], le fossé 16 de la commune de Saint-Michel[8], le fossé 17 de la commune de Saint-Michel[9], le fossé 18 de la commune de Saint-Michel[10], le fossé des Rochettes[11], le fossé du Vieux Fourneau[12], le Gland[13], le Petit Gland[14], le ruisseau de Fourchamp[15], le ruisseau du Charme Baudet[16], le ruisseau du Marais du Diable[17], le ruisseau Weignette[18] et un autre petit cours d'eau[19],[Carte 1].

Le Gland, d'une longueur de 37 km, prend sa source dans la commune de Regniowez et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Hirson, après avoir traversé huit communes[20].

Le Petit Gland, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune d'Auvillers-les-Forges et se jette dans le Gland sur la commune, après avoir traversé neuf communes[21].

L'Artoise, d'une longueur de 19 km en France, prend sa source dans l'étang de Cendron, commune de Forge-Philippe, entité de Momignies, dans le Sud de la province de Hainaut (Belgique), délimite sur quelques kilomètres la frontière entre la Belgique et la France, passe en France où elle conflue en rive droite dans le Gland, à 193 m d'altitude, à Saint-Michel-en-Thiérache[22].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Michel[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang d'Engille (0,3 ha)[Carte 1],[23].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[24]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[25]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[26] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[27]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[28],[29].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 910 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 10,1 jours en juillet[24]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Vervins à 18 km à vol d'oiseau[30], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 826,3 mm[31],[32]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[33], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Michel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[34]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Michel, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[35],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Hirson, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[36],[37].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,3 %), prairies (21 %), terres arables (13,3 %), zones urbanisées (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[38].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 1 643, alors qu'il était de 1 616 en 2014 et de 1 601 en 2009[I 2].

Parmi ces logements, 87,4 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 10,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,2 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Michel en 2019 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) inférieure à celle du département (3,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 63,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (63,7 % en 2014), contre 61,6 % pour l'Aisne et 57,5 pour la France entière[I 4].

Davantage d’informations Typologie, Aisne ...
Le logement à Saint-Michel en 2019.
Typologie Saint-Michel[I 2] Aisne[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 87,4 86,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,9 3,5 9,7
Logements vacants (en %) 10,7 9,9 8,2
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Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Beati-Michaelis-Archangeli (978) ; Beatus-Michael-Terraciensis (xiie siècle) ; Sanctus-Michael-in-Theraschie-Silva (1107) ; Sanctus-Michael-de-Terascia, Beatus-Michael-de-Terraissia (1123) ; Sanctus-Michael-de-Terrasciâ (1130) ; Sanctus-Michael-de-Terrassia (1131) ; Sanctus-Michael-in-Therasca (1144) ; Sanctus-Michael-de-Teratia (1145) ; Beatus-Michael-de-Terascia (1147) ; Beatus-Michael-de-Terasco (1157) ; Sanctus-Michael-de-Silva (1164) ; Ecclesia Sancti-Mychaelis (1163) ; Sanctus-Mychael-de-Therasca (1166) ; Sanctus-Michael-de-Therasia (1172) ; Sanctus-Michael-de-Teraschia, Sanctus-Michael-de-Terasca (1173) ; Sanctus-Michael-de-Sarto (1178) ; Beatus-Michael-in-Therasca (1183) ; Sanctus-Michael-in-Theraschia (1202) ; Sanctus-Michael-in-Theraischia (1229) ; Sanctus-Michael-in-Therasca (1248) ; Saint-Michel-en-Thieraisse (1256) ; Saint-Michiel-en-Therasse, Saint-Michiel-en-Thiérasse (1256) ; Sanctus-Michael-de-Teorasca (1257) ; Saint-Michiel-en-Therasche, Saint-Michiel-en-Thierasche (1257) ; Saint-Michiel-en-Tiéresche (1258) ; Beatus-Michael-in-Terrascha, Beatus-Michal-in-Therascha (1259) ; Saint-Michel-en-Thiérache (1295) ; Sanctus-Michael-in-Terasca (xiiie siècle) ; Sanctus-Michael-in-Terasca (xiiie siècle) ; Saint-Michiel-en-Térache (1328) ; Saint-Michel-en-Thiéresche (1340) ; Sanctus-Michael-in-Terassia (1340) ; Saint-Michel-en-Thirasche (1343) ; Saint-Michel-en-Thiéreasse (1345) ; Saint-Michel-en-Thiérasche (1346) ; Saint-Michiel-en-Therasce (1348) ; Saint-Michiel-en-Thiérase (1349) ; Sanctus-Michel-en-Thierasce (1349) ; Saint-Michel-en-Thiéraiche (1351) ; Saint-Michel-en-Teraisse (1352) ; Saint-Michiel-en-Tesraise (1359) ; Saint-Michiel-en-Terasce (1359) ; Sanctus-Michael-in-Terreschia (xive siècle) ; Saint-Michiel-en-Terraische (1364) ; Saint-Michel-en-Thieraische (1366) ; Rocheffort-Saint-Michiel (1405) ; Rochefort-Saint-Michel (1746)[39]; Michel Rocheford (1799)[40] .

Saint-Michel est un hagiotoponyme faisant référence à l'archange Saint-Michel[41]. Dès le VIIe siècle, ce territoire est un lieu de pèlerinage. Au début du Xe siècle, à l'emplacement de la ville n'existait qu'un oratoire dédié à saint Michel, l'oratoire initial de Ursmer de Lobbes est tombé en ruine depuis longtemps quand Herisinde , comtesse de Hainaut, fille du comte de Chimay, noble dame très pieuse, décide de le restaurer et de fonder l'abbaye de Saint-Michel[42].

Histoire

Antiquité

Le village se trouvait sur la voie romaine menant au camp romain de Macquenoise[réf. nécessaire].

Moyen Âge

Au début du Xe siècle, à l'emplacement de la ville n'existait qu'un oratoire dédié à saint Michel-Archange. Depuis le VIIe siècle, il donnait lieu à un pèlerinage. En 945, quelques missionnaires irlandais ou écossais viennent s'établir près de cet oracle et y fondent une abbaye dont les dispositions ont été étudiées pour répondre aux exigences de la règle de saint Benoît. Plus tard, des habitations s'installent autour, le Chamiteau d'abord puis Nantuel, l'actuelle Bovette, et ainsi naît le village de Saint-Michel-Rochefort-en-Thiérache que l'on désigne de la sorte jusqu'au début du XXe siècle[Note 4].[réf. nécessaire]

Temps modernes

Le village possède un moulin, brûlé en 1557 par un parti espagnol. Construisant un fort à Souglang tenu par Jean Pétré pour le prince de Condé, le général Roze avec les Espagnols vint le raser lors de la guerre de Trente Ans.

Forges et fonderies (Sougland bâtie en 1543 par Thomas de Canone), laminoirs. Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1689-1697, ces forges fournissent beaucoup de munitions d'artillerie.

Révolution française et Empire

Dans l'ancienne abbaye de Saint-Michel, une verrerie est installée sous la Révolution française et, sous l'Empire, une filature de coton[réf. nécessaire]

Époque contemporaine

À la fin du XIXe siècle, une fabrique de chaussures s'installe également dans l'ancienne abbaye, où travaillent des orphelines dirigées par des sœurs.

Guerre franco-prusienne de 1870

Durant le mois de , une ambulance militaire turinoise s'établit à l'orphelinat de l'abbaye[43].

Carrière de Micorda[Quand ?]

La ville est desservie de 1862 à 1952 par la gare de Saint-Michel-Sougland sur la ligne de Charleville-Mézières à Hirson (par Auvillers), facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Hirson[44]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton d'Hirson

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Aisne[45].

Intercommunalité

La commune de Saint-Michel est membre de la communauté de communes des Trois Rivières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le sous le nom de Communauté de communes du Pays des Trois Rivières dont le siège est à Buire.

Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[46].

Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Aisne, la liste DVG menée par le maire sortant Thierry Verdavaine obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 808 voix (58,08 %, 22 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires), devançant largement celle DVD menée par Gérard Bevierre, qui a recueilli 583 voix (41,91 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire)
Lors de ce scrutin, 36,69 % des électeurs se sont abstenus[47].

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Aisne, la liste DVG menée par le maire sortant Thierry Verdavaine obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 849 voix (68,08 %, 20 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant très largement celle SE menée par Anne Adam , qui a recueilli 398 voix (31,91 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ec scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 43,19 % des électeurs se sont abstenus[48].

Liste des maires

L'Hôtel-de-Ville.
Le monument aux morts.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[49]
Période Identité Étiquette Qualité
1952 mai 1953 Edmond Peltier    
mai 1953 mars 1965 Georges Legros    
mars 1965 novembre 1991
(démission)
Maurice Brugnon[54] SFIO
puis PS
Directeur d'école
Député de l'Aisne (1967 → 1991)
Conseiller général d'Hirson (1964 → 1988)
1991 mars 2001 Thierry Verdavaine PS  
mars 2001 mars 2008 Paul Cherdon DVD  
mars 2008[55] en cours
(au 13 septembre 2022)
Thierry Verdavaine DVG Cadre de la fonction publique
Vice-président de la CC des Trois Rivières (2014 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[56],[57]
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Distinctions et labels

Une fleur a été attribuée à la commune en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[58].

Population et société

Démographie

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Michel, cela correspond à 2004, 2009, etc[59]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

En 2023, la commune comptait 3 199 habitants[Note 5], en évolution de −6,38 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3152 4552 5672 7593 1623 1973 2013 2723 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2623 2773 1903 6373 9634 2514 4034 5224 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 0035 1405 1144 7275 4305 2495 1194 3344 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 5024 3424 1554 0443 7833 6563 5403 5203 522
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
3 5283 3143 199------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • Quatre foires franches annuelles à la Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Anne[Quand ?][réf. nécessaire].
  • Festival annuel de musiques baroques dans le site de l'abbaye, sons et lumières, concerts d'orgue[réf. nécessaire].

Économie

Industries : bois, produits béton, moules métalliques, produits en fonte et tôles fines, fabrication d'accessoires automobiles[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Abbaye de Saint-Michel : sur ce site, est organisé tous les ans le Festival de l'Abbaye de Saint-Michel consacré au chant et à la musique baroque.
  • Chapelle Savart : l'édicule, consacré à la Vierge, fut érigé en 1860 par l'industriel César Savart (1824-1907) en témoignage de reconnaissance pour avoir fait fortune. L'oratoire, œuvre du marbrier parisien E. Seguin, est protégé par un toit posé sur une structure ajourée en fonte, contemporaine de l'épanouissement de l'architecture métallique en France[63].
  • Château de Saint-Michel (privé).
  • Forêt domaniale.
  • Forges de Sougland. Ces forges dateraient de 1540 environ. D'après Alfred Desmasures, auteur de l'histoire de Saint-Michel-en-Thiérache, « la forge de Sougland a pour possesseur M. de Tonnay, qui, dans un bail de 1591, est indemnisé par l'abbaye de Saint-Michel pour les désastres que lui ont causés les guerres civiles et pour la sous-location qu'il fait à Jean Petré »[64]. Les forges de Sougland auraient fabriqué des armes commandées par Louis XIII et Henri IV.
  • Mausolée Savart.
  • Mémorial des « MORTS POUR LA FRANCE » en Mai 1940 sur le territoire de Saint-Michel
    Situé sur la route reliant Hirson à la Belgique (RD 1050 ou route Charlemagne), au carrefour de l'Étoile, se trouve un monument en pierre bleue de Thiérache en forme de « livre ouvert », sur une « France basculée », à laquelle s'accroche désespérément un soldat français, en uniforme de 1940. Les noms de 24 militaires « Morts pour la France » au cours des combats, les 16, 17 et , sur la commune de Saint–Michel en Thiérache (Aisne) sont inscrits[65].
  • Musée de la vie rurale et forestière dans les dépendances de l'abbaye[66].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Saint-Michel Blason
De sable au vol d'argent, au chef du même chargé d'une aigle issante du champ[68].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • Histoire de Saint-Michel en Thiérache par Alfred Desmasures - rééditions-1984 éditions du Chertemps-Marcel Carnoy -Hirson de l'œuvre originale datée de 1883

Liens externes

Notes et références

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