Saint-Pouange
commune française du département de l'Aube
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saint-Pouange est une commune française située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
| Saint-Pouange | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Troyes Champagne Métropole |
| Maire Mandat |
Olivier Duquesnoy 2020-2026 |
| Code postal | 10120 |
| Code commune | 10360 |
| Démographie | |
| Gentilé | Glayolats |
| Population municipale |
1 010 hab. (2023 |
| Densité | 101 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 13′ 32″ nord, 4° 02′ 34″ est |
| Altitude | Min. 114 m Max. 146 m |
| Superficie | 10,02 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Riceys |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.saint-pouange.fr |
| modifier |
|
Géographie
Sur le cadastre de 1839 se trouve cité : le Beau, la Bertauche, Blancs-Fossés, Bleuse, Borde, le Châteier, le Chênoy, Coloterie, les Etangs Neuf, Petit et Grand, les fermes Rouge Grosse et Neuve, le Gros-Gagnage, la Maison-Brulée, Maladière, la Motte aux Bertins, Neuville, Pagneux, Palu, Richbourg, Sommart, Souleaux et Toupon.
Toponymie
Le village perpetue le nom de Potamius, saint de l'Église champenoise mort au VIe siècle.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Hurande, le Triffoire, le Fossé 01 de la Pièce Su Saint-Esprit, le Fossé 01 du Moulin de Palud, la Fosse Centrale, le ruisseau de l'Étang Neuf, le ruisseau de Richebourg et le ruisseau de Sommard[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 723 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Barberey-Saint-Sulpice à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 644,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Pouange est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,6 %), forêts (17,6 %), zones urbanisées (7,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Histoire
Les seigneurs de Saint-Pouange furent les comtes de Champagne fondus dans les rois de France par le mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe IV le Bel en 1284, puis par achat les Menisson au XVIe siècle, les Colbert au XVIIe siècle, les Mesgrigny au XVIIIe siècle.
Souleaux
Ancien hameau connu dès 1290 et qui possédait soixante feux. En 1610, Bonnaventure Coyn avait acquis une maison, grange, jardin et verger, entourez de foussez. qui le vendit à Jean de Mesgrigny. Famille influente et Jacques-Louis, seigneur de Saint-Pouange le reçut de son oncle Jean en 1691. Un important château existait en 1771 avec jardin à la française qui passait en la famille Le Vert en 1768 puis à la famille Vernier. NIcolas-Jean-Baptiste Venrier, bourgeois de Troyes l'achetait pour 120 000 Livres le .

Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].
En 2023, la commune comptait 1 010 habitants[Note 4], en évolution de +10,5 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Personnalités liées à la commune
- Les Colbert-Chabanais.
- Édouard Herriot a vécu à St Pouange
Lieux et monuments
- Paul et Pierre[22] de l'église
- satues classées.
- Église Saint-Marc de Saint-Pouange. La paroisse du village relevait du Grand-Doyenné de Troyes, elle était, dans un premier temps à la présentation de l'abbé de Montier la Celle, puis à la collation de l'évêque. L'église était sous le vocable de Saint Pouange et de Saint Marc[23] comme secondaire ; ayant deux travées de la nef et l'abside à trois pans du XIIe siècle. Pour le reste elle est des XVe siècle et XIXe siècle. Elle a comme mobilier, les deux statues illustrées au-dessus, une statue de Pouange en abbé[24], la dalle funéraire de François de Mesgrigny[25] ayant pour inscription :" Ci git Messire François de Megrigny chevalier brigadier ingénieur des armées du roi, vicomte de Troyes et seigneur de Souleaux et de Saint Pouange et autres lieux décédé [...] 1723". Une statue de Marc[26] en calcaire et datant du XVIe siècle. Des verrières de la même époque dont une sur le thème de l'Adoration des Mages[27].

