Saint-Santin-Cantalès
commune française du département du Cantal
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Saint-Santin-Cantalès est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-Santin-Cantalès | |||||
Mairie de Saint-Santin-Cantalès. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Aurillac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne | ||||
| Maire Mandat |
Christophe Bouygues 2026-2032 |
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| Code postal | 15150 | ||||
| Code commune | 15211 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Santinois, Saint-Santinoises | ||||
| Population municipale |
279 hab. (2023 |
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| Densité | 8,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 01′ 50″ nord, 2° 15′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 428 m Max. 707 m |
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| Superficie | 34,28 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aurillac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Paul-des-Landes | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | saint-santin-cantales.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation
La commune de Saint-Santin-Cantalès, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).
Hydrographie
L'Etze prend sa source sur la commune et draîne la majeure partie des eaux pluviales de la commune. Elle rejoint la Maronne au nord dans la retenue du barrage d'Enchanet.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 255 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Privat à 17 km à vol d'oiseau[7], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 324,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Santin-Cantalès est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,8 %), prairies (33,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), zones urbanisées (0,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 228, alors qu'il était de 216 en 2013 et de 211 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 60,9 % étaient des résidences principales, 24,4 % des résidences secondaires et 14,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,7 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Santin-Cantalès en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (24,4 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
Voies de communication et transports
Toponymie
Saint-Santin (Sanctinus ou Saintin) (270-356), tire son nom d’un disciple de saint Denis de Paris[15].
Histoire
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Santin-Cantalès, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[16]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[17].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Christophe Bouygues (66,5 %) et Gérard Gomesse (33,5 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Christophe Bouygues et deux à celle de Gérard Gomesse[18]. Christophe Bouygues est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[19],[Note 4].
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].
En 2023, la commune comptait 279 habitants[Note 5], en évolution de −9,12 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,2 %, soit un taux comparable à la moyenne départementale (27,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (39,1 %) est supérieur au taux départemental (35,5 %).
En 2018, la commune comptait 156 hommes pour 147 femmes, soit un taux de 51,49 % d'hommes, supérieur au taux départemental (48,87 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Lieux remarquables
- Tilleul géant planté à l'initiative de Sully (ministre d'Henri IV) au début du XVIIe siècle, l'arbre se situe sur la place du village.
- Mine de galène argentifère et aurifère de Cazaret, découverte en 1835, exploitée sur une longueur de 100 à 120 mètres et de faible profondeur, suspendue en 1839 à la suite d’un amincissement ou d’une interruption du gite, les recherches reprendront en 1846 mais hélas interrompues la même année sans donné de résultats. D'autres masses voisines, celles du bois de Féniès et du moulin du Cazaret, de Pruns et de Parieu, analogues à la précédente, mais d'une moindre richesse et d'une moindre puissance, ont donné lieu aussi à quelques travaux pendant la même période.
- Tombeau d’Eugène Malvezin, sépulture du cheminot devenu botaniste Eugène Malvezin décède le . On peut admirer le tombeau depuis le bois de Mansergues, mais l’accès en est difficile. De loin, mais surtout de la D43, face au bois, on pouvait encore distinguer l’endroit, il était formé d’un bouquet de hauts pins dominant tous les autres arbres. Malheureusement, depuis les grosses tempêtes de 1982 et 1989 qui ont détruit le bouquet de pins qui permettait de situer l’emplacement du tombeau, la plupart des pins ont été déracinés et la première clôture de barbelés, écrasée par ces derniers. Restent encore la clôture en fer forgé, toujours intacte, ainsi que le tombeau. Mais par manque d’entretien, la végétation a repris possession du site et il est aujourd’hui très difficile de trouver le tombeau.
Monuments

- Église de style Byzantine dédiée à Saint-Santin, elle dépendait d'un riche prieuré qui remontait au XIIe siècle. Il fut incendié, ainsi que l'ancienne église et une partie du bourg par les huguenots. Les archives mentionnent un souterrain dont l'existence a été confirmée par les fouilles faites aux environs. L’église compte deux œuvres qui sont classées comme monuments historiques[26] :
- une statue représentant la Vierge à l'Enfant en bois polychrome, datant du XVIe siècle ;
- un ensemble comprenant un autel, un retable, un tableau et trois statues de la fin du XVIIIe siècle.
- Château de Pruns, Hugues de Mazeroles, damoiseau, en fit hommage, en 1325, à Géraud de Montai, baron de Laroquebrou. Pons de St-Cristophe en était seigneur en 1510, Nicolas de Pralatétait possesseur de Pruns en 1463. Christophe d'Alhars, en 1470, en 1487, Jean de Boussac, seigneur de Pruns, épousa Raymonde de Leygonie, leur fils habitait Pruns en 1727. Ce fief passa, par donation, à la famille de Leygonie, qui fit reconstruire le château presque en entier, en 1769.
- Château de Vals (ISMH), possédé par les familles de Tournemire puis Dubois, racheté au XIXe siècle par Jean-Baptiste Rames qui restaure cet édifice abîmé par sa transformation en ferme.
- Château de La Barrière, joli château situé à l'est du bourg; il fut bâti en 1408, par un sieur Jean Barrière, notaire à Saint-Santin-Cantalès. Antoine de Gasq fut seigneur de la Barrière en 1460. Jean, son fils, n'ayant pas d'enfants, maria sa sœur Marguerite , en 1546, à noble Jean de la Salle, et lui porta la Barrière en dot Louis de la Salle, en 1694, servait à l'arrière-ban pour Jean de Sannac de Montlausy, avec chevaux et équipage. Il entra dans l'escadron des gentilshommes d'Auvergne, commandé par le comte de Chavagnac.
