Saint Augustin (Champaigne)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Saint Augustin
Artiste
Date
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
78,7 × 62,2 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
M.88.177Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Saint Augustin est un tableau réalisé par Philippe de Champaigne vers 1645. Cette huile sur toile de 78,74 × 62,23 cm hors encadrement est conservée au musée d'Art du comté de Los Angeles (LACMA) sous le numéro d'inventaire M.88.177 (Gift of The Ahmanson Foundation).

La provenance de cette œuvre peut être retracée jusqu'à l'année 1674, lors de l'inventaire posthume des biens de Philippe de Champaigne (1602-1674), dont héritent son neveu Jean-Baptiste de Champaigne puis la veuve de celui-ci, Geneviève Jehan[1]. Le tableau devient ensuite la propriété du second mari et de la belle-famille de cette dernière[1]. Une série de ventes et d'acquisitions, à Versailles, à Paris, à Monaco et à Zurich, précède son arrivée au LACMA[1].

Description

Le tableau représente Augustin d'Hippone (354-430), figure majeure du christianisme, théologien et philosophe qui est l'un des quatre premiers Pères de l'Église latine à s'être vu conférer le titre honorifique de docteur de l'Église.

Frontispice de l'Augustinus, 1640.

Vêtu de son habit d'évêque, Augustin est assis dans son cabinet de travail, face à un livre ouvert et à une feuille de papier. Sa main droite tient une plume dont l'extrémité est noircie par de l'encre tandis que sa main gauche tient un cœur embrasé dont les flammes s'envolent vers le halo de lumière portant le mot Veritas (« Vérité ») qui s'élève au-dessus de la Bible posée sur un lutrin de bois sculpté. De ses pieds, il foule plusieurs volumes sur lesquels figurent les noms de Caelestius (Célestius), Pelagius (Pélage) et Iulianus (Julien d'Éclane), auteurs qu'il jugeait hérétiques et dont il a combattu la doctrine.

Le théologien Simon Icard relève d'importantes ressemblances entre la composition de ce tableau et celle du frontispice de l'Augustinus de Jansenius, publié quelques années plus tôt, en 1640[2]. Ces similitudes lui apparaissent comme un « manifeste théologique » qui confirme les liens de Philippe de Champaigne avec le jansénisme[2].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI