Sainte-Tréphine
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Sainte-Tréphine [sɛ̃t tʁefin] (breton Sant Trifin) est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Sainte-Tréphine | |||||
La mairie | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Kreiz-Breizh | ||||
| Maire Mandat |
Georges Galardon 2026-2032 |
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| Code postal | 22480 | ||||
| Code commune | 22331 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Tréphinois, Tréphinoise | ||||
| Population municipale |
189 hab. (2023 |
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| Densité | 15 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 14″ nord, 3° 09′ 10″ ouest | ||||
| Altitude | 145 m Min. 129 m Max. 187 m |
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| Superficie | 12,52 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Rostrenen | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blavet et le Sulon[1],[Carte 1].
Le Blavet, d'une longueur de 149 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans le canal de Nantes à Brest en limite de Plélauff et de Gouarec, après avoir traversé 31 communes[2].
Le Sulon, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune du Vieux-Bourg et se jette dans le Blavet à Gouarec, après avoir traversé huit communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques du Sulon sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 1,64 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 15,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 17,4 m3/s, atteint le même jour[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 028 mm, avec 14,7 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Sainte-Tréphine est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,8 %), prairies (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), forêts (1,7 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint Terfin en 1407, treffve de Sainct Treffin en 1535 et en 1536, Saint Terfin en 1663, Sainte Treffine en 1674, Saint Treffin en 1771[20].
Dans l'hagiographie bretonne, sainte Tréphine est l'épouse de Conomor (comte de Poher) et la fille du comte de Vannes, Guérech[20].
Histoire
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms des 39 soldats morts pour la Patrie[21] :
- 35 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Activité économique
L'ardoisière de Sainte-Tréphine, ouverte en 1935, ferma en 1973[22].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Sainte-Tréphine, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[24].
Une seule liste, menée par Georges Galardon, maire sortant[25], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 73,53 %[26],[27]. Georges Galardon est réélu maire le [28],[Note 5].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 189 habitants[Note 6], en évolution de +1,61 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- La chapelle Saint-Trémeur (1577).
- Le tumulus de Kerlabour, au lieu-dit Coatraine Bras ; inscrit aux monuments historiques par arrêté du [35].
- Le château de Kérauter-Ponthou - XVIIe siècle.
- L'église Sainte-Tréphine.
- Église de Sainte-Tréphine en 2013
- Château de Kerrauter au début XXe siècle
- Place de l'église au début du XXe siècle
Personnalité liée à la commune
- Yann-Fañch Kemener, chanteur
- Arthur, Joseph, Marie Martin, gendarme et résistant
Patriote et résistant
Né le à Sainte-Tréphine, petite commune bretonne de 700 âmes, située dans les Côtes-du-Nord, le gendarme Arthur, Joseph, Marie MARTIN s’engage très tôt dans l’armée, pour rejoindre, 6 ans plus tard , les effectifs de la Gendarmerie mobile, puis ceux de la territoriale. Affecté à la Brigade de Lamure-sur-Azergues, dans le Rhône, le gendarme MARTIN participe activement, dès et en qualité de sédentaire, aux activités balbutiantes du Maquis Vendémiaire, crée le par Jean ALIGNE et Antoine FONLUPT, considéré comme le premier maquis du Rhône. Comme le souligne René CARRIER, ancien du Maquis de l’Azergues, “Si quelques erreurs de gestion ont été commises, les dirigeants du camp ont eu la sagesse de créer des liens étroits avec la population et d’établir des contacts amicaux avec les gendarmes de Lamure”. Le dossier de création du Maquis (SGA P19/69/23) stipule que, “le maquis formé à Claveisolles se fractionne dans le courant de l’été 1943 en plusieurs détachements qui se fixent à Saint-Nizier-d’Azergues, Saint-Bonnet-le-Troncy, Saint-Vincent-de-Reins”. Dans le dossier qu’il rédige après-guerre sur le gendarme Arthur MARTIN, le commandant Roger CHAVANET, alias “GUERIN” , chef des Francs-tireurs et Partisans de l’Azergues, évoque ainsi son activité résistante : “ Renseignements sur les mouvements de troupes et ennemis, en accord avec le brigadier FRUCHEY, au cours de l’été 1943”. Début , les Gendarmes de Lamure prennent connaissance d’une attaque allemande sur l’un des camps du Maquis Vendémiaire. Traversant les bois de Pramenoux, ils préviennent alors le capitaine Jean ALIGNE et ses hommes du danger imminent qui les menace. In extremis, les Maquisards parviennent à fuir, pour se replier, en bon ordre, sur les communes de Ronno et Cublize. En représailles, le , les Allemands, furieux de n’avoir pu anéantir le Maquis, se vengent sur la population locale, accusée d’être complice des “Terroristes”. Ils prennent ainsi en otage une douzaine de civils présents, dont seuls 4 reviendront vivants des camps nazis,, et incendient plusieurs fermes. A leur retour sur Lamure, la sinistre colonne s’introduit dans la brigade de Lamure, trouve le Gendarme Martin, resté de garde, l’arrête, l’interroge, puis le torture. De leurs côtés, plus chanceux, le brigadier FUCHEY et les gendarmes PERRET et GARCIN échappent à l’arrestation, pour poursuivre leur engagement dans la résistance jusqu’à la libération du pays, participant notamment à la prise d’armes clandestine du à Lamure.
La déportation et la mort
Incarcéré dans un premier temps à la prison lyonnaise de Montluc, Arthur MARTIN est ensuite déporté vers le camp de concentration de Buchenvald en , puis transféré au camp de Flossenburg le mois suivant. Devant l’avance des troupes de l’Armée Rouge soviétique, les Nazis évacuent le camp. Après deux années de souffrance et de privations, ce père de trois enfants trouve la mort dans les environs de Lubenec (République tchèque) ou de Čachtice (Slovaquie), lors de l’une de ces sinistres “marches de la mort”, abattu par un soldat SS, probablement le . Par un courrier daté du , un compagnon de déportation, nommé VALENCI, relate à sa veuve la fin tragique du courageux gendarme : “MARTIN Arthur a été assassiné au cours d’une des marches à pieds. MARTIN, compétemment épuisé, les pieds ont fléchi, il ne pouvait plus marcher et avait en outre faim. Il a été obligé de s’affaisser et un SS l’a achevé d’un coup de pistolet. Je dois vous dire que la mort a été très rapide”.
Postérité et Mémoire
Le , la brigade de Lamure-sur-Azergues est baptisée de son nom, en présence, notamment, du colonel WIOLANDE, commandant le groupement de Gendarmerie du Rhône. Pareillement, en , pour lui rendre un juste hommage, la 411ème promotion d’élèves-gendarmes de l’école de Gendarmerie de Montluçon prend le nom de « Gendarme Martin ».
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
