La reprise de l'entraînement a lieu le jeudi 19 juin 2025 et précède deux stages de pré-saison: un premier au Chambon-sur-Lignon du 29 juin au 5 juillet et un second à Aix-les-Bains, en Savoie, du 16 au 25 juillet[1]. Les stéphanois quittent prématurément le second stage et retournent s'entraîner à l'Étrat à cause du mauvais état des terrains d'Aix-les-Bains[2],[3].
Concernant ses ambitions, le club souhaite une remontée immédiate en Ligue 1 après la relégation récente[7],[8]. Pour ce faire, le club profite de sa situation financière saine et réalise un mercato record en dépensant d'importantes sommes, notamment pour le recrutement du portugaisChico Lamba[9]. Cest ainsi un total de 25 millions d'euros qui sont investis par le club dans le mercato estival 25/26[10],[11]. C'est le plus onéreux de l'Histoire du club, mais également de la Ligue 2 (devant l'AS Monaco)[12].
Dirigeant de l'AS Saint-Étienne, Huss Fahmy déclare en juillet 2025 que «la descente en Ligue 2 n'entame pas notre ambition» et que l'objectif est de «remonter en Ligue 1»[13]. En Avril 2025, alors que les verts se battaient contre la descente, Larry Tanenbaum avait annoncé un projet ambitieux sur le long terme, même avec une relégation en Ligue 2[14].
Les joueurs et le club lors de la saison 2025-2026
Mercato
Le mercato stéphanois débute par le recrutement de l'attaquant Irvin Cardona, qui était prêté par Augsbourg[15] lors de la seconde partie de saison. Maxime Bernauer, également prêté sur la même période, s'engage lui aussi définitivement avec les Verts[16]. Les départs des deux jeunes Antoine Gauthier et Mathys Saban sont officialisés début juin[17],[18]. Après de longues rumeurs[19], le milieu de terrain israélienMahmoud Jaber est transféré à Saint-Étienne le 17 juin[20] en provenance du Maccabi Haïfa, où il avait été formé et remporté deux championnats. Le lendemain, c'est la signature du jeune sénégalaisLassana Traoré qui est effective[21], ce dernier signant par ailleurs son premier contrat professionnel[22].
Respectivement les 6, 7 et 8 août, João Ferreira en provenance du Watford, Ebenezer Annan et Strahinja Stojković de l'Étoile rouge de Belgrade rejoignent le club. Le montant des trois transferts s'élèvent à 3 millions d'euros[36] pour le latéral droit portugais, 2,5 millions (bonus compris)[37] pour le défenseur ghanéen et 2,3 millions (pouvant atteindre 4 millions avec bonus)[38] pour le jeune latéral serbe.
En fin de contrat avec Brighton & Hove Albion, Joshua Duffus, attaquant international U19 anglais est officialisé le 13 août[39] après plusieurs semaines d'imbroglio causé par le nombre de joueurs extracommunautaires autorisés en Ligue 2. Le club compte déjà dans ses rangs 2 joueurs extracommunautaires sur 2 possibles (Ben Old et Mahmoud Jaber). En effet, à la suite du Brexit, les joueurs britanniques ont désormais le statut d’extracommunautaires[40]. Finalement, grâce à ses origines jamaïcaines par sa mère, Joshua Duffus a pu obtenir la double nationalité[41], la Jamaïque ne comptant pas dans la limite à la suite des accords entre l'UE et les pays ACP.
Le mercato d'hiver ouvre le 1er janvier 2026 et ferme le 2 février, laissant ainsi un bon mois aux clubs français pour compléter et dégraisser leur effectif[71].
Le premier mouvement est celui du latéral Yvann Maçon qui quitte la Loire pour rallier la Grèce et l'AEL Larissa en Super League[72],[73]. Le 13 janvier, c'est le jeune Maedine Makhloufi qui quitte le Forez et s'engage avec une autre équipe de Ligue 2, l'USL Dunkerque[74],[75]. Indésirable depuis le début de saison, Dylan Batubinsika suit les traces de Maçon et rejoint lui aussi Larissa en Grèce le 27 janvier[76],[77].
La dernière journée de mercato est l'occasion de l'annonce de trois nouvelles recrues. La première, Julien Le Cardinal, défenseur central qui arrive en provenance de Brest ou il a notamment joué et marqué un but en Ligue des champions mais ou il jouait peu depuis le début de saison[80]. Il signe jusqu'en 2027[81]. Aboubaka Soumahoro, lui aussi défenseur, signe en prêt avec option d'achat en provenance d'Hambourg (Bundesliga)[82],[83],[84].
Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'AS Saint-Étienne pour la saison 2025-2026. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.
L'effectif stéphanois est extrêmement cosmopolite pour la saison 2025-2026: tous les continents sont ainsi représentés et 15 nationalités sont présentes dans le vestiaire.
Effectif professionnel de l'AS Saint-Étienne pour la saison 2025-2026[94]
En grisé, les sélections de joueurs internationaux chez les jeunes mais n'ayant jamais été appelés aux échelons supérieurs une fois l'âge-limite dépassé ou les joueurs ayant pris leur retraite internationale. Note: Le numéro 24 a été retiré par le club. En effet, le 24 représente le numéro que portait Loïc Perrin, joueur et capitaine emblématique du club, apparu à 470 reprises sous le maillot vert entre 2003 et 2020.
Les Verts entament leur saison par un déplacement sur la pelouse du stade Francis-Le-Basser le 9 Août pour y affronter le Stade lavallois, septième de Ligue 2 la saison passée. Avec de nombreux absents (Joshua Duffus, Lucas Stassin, Mahmoud Jaber ou Maxime Bernauer), Eirik Horneland titularise le jeune Luan Gadegbeku ainsi que la nouvelle recrue Ebenezer Annan. Augustine Boakye, absent depuis mars, est lui aussi titulaire[97]. Les stéphanois dominent en début de match mais ne concrétisent pas et sont punis par Malik Tchokounté qui ouvre le score à la 16e minute avant que, sur une belle percée d'Aïmen Moueffek, Irvin Cardona égalise (27e minute). Moins d'une dizaine de minute plus tard, sur une nouvelle action initiée par Moueffek, Augustine Boakye permet à Saint-Étienne de mener au score, mais Tchokounté égalise sur un penalty concédé par Mickaël Nadé peu de temps avant la mi-temps, qui est sifflée sur le score de 2-2. La deuxième mi-temps débute par deux occasions chaudes pour les mayennais mais c'est l'ASSE qui trouve le chemin des filets par Ben Old à la 51e minute sur une passe en profondeur de Boakye. Alors qu'ils n'ont pas accroît leur avance, les stéphanois encaissent un troisième but d'Ethan Clavreul, son premier en professionnel[98], et concèdent ainsi le match nul, 3-3[99],[100]. Frustrant, ce match nul ne satisfait pas Eirik Horneland, déçu par la deuxième période stéphanoise: «La seconde mi-temps, je n’ai pas du tout aimé. On leur a laissé le ballon, la possibilité de créer alors que c’était à nous de le faire. On a marqué un joli but avec une belle combinaison entre Ben Old et Boakye mais je regrette qu’on ait laissé la partie créative à Laval. On aurait pu marquer le quatrième but, notamment avec les centres d’Annan. S’ils avaient été plus précis, ils nous auraient certainement amené un quatrième but pour clore l’issue de la rencontre. Cette deuxième mi-temps ne m’a pas plu, j’ai plus aimé les bonnes parties de la première période. Il faut qu’on reste comme ça, aux commandes du jeu. Il faut avoir le courage et l’intensité nécessaires pour garder le contrôle du jeu»[101],[102].
Pour son deuxième match, le premier à domicile au stade Geoffroy-Guichard et devant plus de 33 000 personnes[103], Saint-Étienne accueille Rodez, dont l'équipe à énormément changée au cours de l'intersaison[104] (13 recrues). Alignant cette fois une équipe "type" avec le retour dans le groupe de Lucas Stassin et les titularisations de Mahmoud Jaber, Joshua Duffus et João Ferreira, les Verts débutent bien la rencontre avec une première occasion pour Joshua Duffus à la 9e minute[105]. C'est ce même Duffus qui ouvre le score sur une belle ouverture de Ferreira à la 26e minute de jeu. De retour de la mi-temps, les stéphanois font le break grâce à un but de la recrue Mahmoud Jaber avant qu'Irvin Cardona n'alourdisse la marque un peu moins de 10 minutes plus tard (56e minute). Zuriko Davitashvili acte la victoire stéphanoise sur une superbe combinaison collective à la 78e minute. Les Verts s'imposent 4-0[106],[107] et portent leur total de but à 7 en deux matchs[108]. À l'issue du succès de son équipe, Horneland déclare: «Le résultat est positif mais sur le contenu il y a encore des manques. On a eu des moments très bons mais on a parfois manqué d'un peu de rythme pour faire évoluer notre jeu».
Lors du troisième match, les Verts se déplacent à Boulogne-sur-Mer pour affronter l'US Boulogne CO qui retrouve la Ligue 2 après 13 ans d’absence grâce à leur repêchage à la suite de l'exclusion de l'AC Ajaccio[109],[110]. Pour cette rencontre, Eirik Horneland effectue un seul changement par rapport au onze qui avait débuté face à Rodez en titularisant Lucas Stassin pour la première fois de la saison en lieu et place de Joshua Duffus. Les Stéphanois démarrent fort et confisquent le ballon (71% de possession). Boakye manque d’exploiter une hésitation du gardien dès la 5e minute, puis les Verts multiplient les renversements de jeu pour contourner le bloc bas. Davitashvili tente sa chance (19e minute) avant qu’Annan ne sauve son équipe d’une intervention décisive dans sa surface (22e). La fin de période est à l’avantage de Saint-Étienne: Boakye frappe deux fois sans réussite (35e), puis manque de peu l’ouverture du score juste avant la pause sur une volée surpuissante qui frôle le poteau (43e). En seconde période, l’ASSE hausse encore le rythme. Stassin sert Davitashvili dont la frappe est contrée (53e minute), avant que Cardona, tout juste entré en jeu, ne touche le poteau de la tête sur un coup franc de Davitashvili (64e minute). Tardieu se procure ensuite une énorme occasion mais bute sur Koné (74e minute). Quelques instants plus tard, c’est enfin la délivrance: Davitashvili slalome dans la surface et déclenche une frappe sèche petit filet (0-1, 75e). Boulogne tente de réagir, mais sans jamais cadrer une frappe. Larsonneur doit sortir loin de son but pour préserver l’avantage (77e), et la défense stéphanoise résiste aux derniers ballons chauds, Ferreira se sacrifiant même en recevant un pied haut en plein visage (90e+5). L’ASSE repart finalement de Boulogne avec une victoire précieuse (0-1) au terme d’un match longtemps verrouillé[111],[112].
La quatrième rencontre de championnat est l'occasion d'un "derby" face à Grenoble au Stade Geoffroy-Guichard. Si Mickaël Nadé ouvre le score à la 36e minute, les Verts ne parviennent pas à creuser l'écart et sont punis par Yadaly Diaby à la 77e minute de jeu[113]. Le score n'évoluera pas[114] et Saint-Etienne reste malgré tout leader de Ligue 2 malgré les deux points perdus. Après la trêve internationale, les stéphanois retrouvent les terrains face au Clermont Foot 63 le 13 septembre au stade Gabriel Montpied. Horneland décide pour la rencontre d'aligner une équipe sans buteur de "métier" en mettant Augustine Boakye en pointe[115]. Le début de match des ligériens n'est pas bon et ces derniers sont punis par Axel Camblan à la 44e minute. Lucas Stassin et Igor Miladinović rentrent à la mi-temps et Boakye égalise à la 52e minute avant que Stassin n'offre le but victorieux à Saint-Etienne dix minutes plus tard. Les Verts s'imposent 1-2[116]. Horneland s'estime heureux de la victoire à l'issue d'une performance qu'il juge "difficile"[117].
La sixième journée est l'occasion d'une rencontre face à un concurrent direct à la montée, le stade de Reims. Les Verts frappent les premiers en ouvrant le score à la 27e minute grâce à Lucas Stassin avant que celui-ci ne trouve le poteau d'Ewen Jaouen deux minute plus tard. En fin de première mi-temps, à la 43e minute, Thomas Léonard, arbitre du match, siffle un penalty pour une main imaginaire de Chico Lamba[118]. Teddy Teuma se charge d'égaliser. Mais dès la 45e minute, les stéphanois reprennent l'avantage sur une superbe frappe de Stassin qui inscrit ainsi son premier doublé de la saison. Le début de deuxième période est agité pour Saint-Etienne qui est sauvé par Gautier Larsonneur sur une double occasion rémoise avant que Miladinović, sur un une-deux avec Augustine Boakye, ne décoche une frappe magnifique en diagonale qui finit en pleine lucarne. Malgré la réduction de l'écart de Teuma (de nouveau sur une frappe magnifique), les ligériens résistent et obtiennent leur quatrième succès de la saison[119],[120]. Trois jours plus tard seulement, c'est un déplacement en Picardie qui attend l'ASSE pour affronter Amiens. Dans un match longtemps verrouillé, les verts s'en remettent à Zuriko Davitashvili qui trouve un poteau avant que Lucas Stassin ne suive bien pour inscrire son 4e but de la saison[121],[122].
La réception de Guingamp le samedi suivant sonne le glas de l'invincibilité stéphanoise en championnat. Dans un match ou les verts sont globalement décevants, l'ASSE s'incline 3-2[123],[124] et laisse par ailleurs son fauteuil de leader à Troyes, qui réalise en parallèle un excellent début de saison[125]. Contre Montpellier à la Mosson, Zuriko Davitashvili ouvre le score dès la deuxième minute et fais le break à la 22e minute, permettant à Saint-Etienne de prendre les trois points contre un MHSC[126],[127] prétendant aux places de tête[128]. Seulement, contre le promu manceau à Geoffroy-Guichard, les ligériens retombent dans leurs travers et perdent de nouveau, sur le même score que contre l'EAG[129],[130]. La seule éclaircie du match est venu de Florian Tardieu, auteur d'une excellente performance ponctué d'un doublé, dont un sublime coup franc[131].
Une semaine après sa déconvenue à domicile, l'ASSE se rend au parc des sports d'Annecy pour y affronter le club local, confortablement installé dans le ventre mou du championnat. Rapidement, les visiteurs sont dépassés et encaissent un but d'Antoine Larose (6e) avant que le serbeIgor Miladinović n'écope d'un carton rouge pour une faute grossière sur Clément Billemaz. S'ils ne sont menés que d'un but à la mi-temps, les stéphanois s'effondrent en seconde période en encaissant trois buts pour une défaite finale 4-0[132],[133],[134]. Plus inquiétant encore: Saint-Étienne est la deuxième pire défense de Ligue 2. Dans l'obligation d'un résultat contre Pau, les verts montrent un tout autre visage et se déchainent contre des béarnais impuissants. Grâce notamment à un grand Joshua Duffus auteur d'un doublé, les ligériens s'imposent 6-0[135],[136].
Après une défaite à Saint-Ouen contre le Red Star[137], Saint-Étienne se déplace chez le très solide leader troyen pour un match qui s'annonce d'une importance capital. Mais, une nouvelle fois, les stéphanois surprennent et déroulent en inscrivant trois buts en une mi-temps. Si l'ESTAC revient à 3-2, les trois points vont aux verts qui mettent le leader sous pression[138],[139]. Une autre victoire contre Nancy confirme la relance stéphanoise.
Une semaine après avoir affronter les ligériens d'Ecotay-Moingt en coupe de France, les verts retrouvent le championnat et se déplacent à Dunkerque, formation particulièrement difficiles à jouer et qui a notamment battu le Red Star, Reims ou encore Troyes malgré un début de saison difficile[140]. Sans Lucas Stassin, Augustine Boakye[141] ou encore Chico Lamba et João Ferreira, les stéphanois dominent en ayant le ballon mais ne parviennent pas à trouver la faille, malgré de grosses occasions comme une frappe sur le poteau de Zuriko Davitashvili[142],[143]. Finalement, Enzo Bardelli marque pour l'USLD à la 74e minute, offrant la victoire à son équipe, et parachevant ainsi la cinquième défaite stéphanoises de la saison[144],[145]. Après la rencontre, Horneland déplore «un manque de continuité» dans le onze et explique que ses joueurs ont «manqués de fraîcheur, de verticalité et de vitesse d'éxécution» tout en pointant du doigts une « absence » de sa défense sur le but ciel et marine[146].
Pour son dernier match de la phase aller, les stéphanois accueillent le SC Bastia, bon dernier avec seulement 7 points et une victoire. Pourtant, ce sont les corses qui ouvrent le score par l'intermédiaire de Jérémy Sebas à la 19e minute, mais Zuriko Davitashvili égalise à la 24ème. Mais dix minutes plus tard, Félix Tomi redonne l'avantage à Bastia qui tiens bon jusqu'à une nouvelle égalisation de Davitashvili à moins de 10 minutes du terme. Florian Tardieu loupe ensuite un penalty en faveur de l'ASSE[147]. Solidaires et bien aidé par une grande performance de leur portier Johny Placide, les insulaires repartent de la Loire avec un point[148],[149],[150].
Les stéphanois entament leur phase retour par un déplacement sur la pelouse du Mans, équipe promue et très en forme, à la lutte pour le top 5. Dans un match fermé, les verts repartent avec le point du nul[151] avant de s'imposer de justesse contre Clermont (but d'Augustine Boakye sur une talonnade de Lucas Stassin) sans toutefois convaincre dans le jeu[152],[153]. Le match suivant face à Reims revêt une importance capitale: les hommes de Karel Geraerts bataillent eux-aussi pour la montée et avaient donné du fil à retordre aux verts lors du match aller (victoire 3-2 des ligériens à Geoffroy-Guichard). Dominateur en première période, Saint-Étienne a l'occasion de profiter du carton rouge dont écope Ange Martial Tia pour une grosse faute sur Nadir El Jamali mais ne le fait pas et concède même un but d'Hafiz Umar Ibrahim à la 70e minute, à 10 contre 11[154],[155]. Cette défaite sonne le glas du mandat d'Eirik Horneland, dont le départ est rapidement connu sans cependant être annoncé officiellement par le club et KSV[156],[157],[158].
Pour la dernière de l'entraîneur norvégien, les verts réalisent un match catastrophique contre l'US Boulogne et s'incline sous les sifflets du public (0-1)[159],[160],[161]. Le départ d'Horneland est officialisé après le match[162],[163], quelques jours avant que l'arrivée de Philippe Montanier ne soit annoncée.
Pour son premier match face à Montpellier, rélégué de Ligue 1, Montanier peut compter sur deux recrues hivernal dans son groupe (Julien Le Cardinal, titulaire, et Abdoulaye Kanté) et titularise le jeune Luan Gadegbeku au milieu de terrain[164]. Après une minute d'applaudissement pour Jean-Louis Gasset (ancien entraîneur et joueur de Montpellier et entraîneur de Saint-Étienne entre 2017 et 2019 mort le 26 décembre 2025), le match débute. La première période est serrée et aucune des deux équipes n'obtiens d'occasions très franche, malgré deux belles situations consécutivement pour Igor Miladinović et Kevin Pedro en fin de mi-temps. La seconde période repart sur les mêmes bases mais les verts obtiennent de meilleures occasions après l'heure de jeu, dont une énorme d'Augustine Boakye qui rate le cadre et tir au dessus. Finalement, c'est la recrue Julien Le Cardinal qui, pour son premier match, libère son équipe en marquant d'une belle reprise de volée à la suite d'un corner à la 77e minute de jeu. Les stéphanois gèrent ensuite parfaitement la fin de match et s'impose 1- 0 à domicile et remontent à la quatrième place[165],[166],[167].
Au stade de Roudourou face à l'EA Guingamp, les stéphanois réalisent une bonne première mi-temps, emmenés par un excellent Zuriko Davitashvili, auteur d'un doublé express (10e et 14e minute de jeu). En seconde période, Guingamp revient fort et met les verts sous pression, d'autant plus après le but de Donatien Gomis à l'heure de jeu. Mais solidaire et aidé par la maladresse des bretons et les sauvetages de Larsonneur, Saint-Étienne s'impose et monte sur le podium[168],[169],[170]. Face au relégable lavallois la semaine suivante, l'ASSE gagne de nouveau (2-1, buts de Davitashvili et de Boakye) et prend la deuxième place du championnat pour la première fois depuis décembre[171],[172].
Les rencontres suivantes confirment la bonne forme stéphanoise avec trois nouvelles victoires et un match nul sans encaisser le moindre but[173]. En outre, certains joueurs retrouvent une excellente forme, dont notamment l'attaquant belge Lucas Stassin, auteur d'un doublé contre Pau et d'un joli but contre Annecy, mais également d'Irvin Cardona[174],[175]. Face à Nancy début avril, les verts mettent fin à cette série de clean sheet en encaissant un but rapidement (6e minute) sur une jolie frappe de Zakaria Fdaouch. Après avoir raté un penalty (Zuriko Davitashvili bute sur Enzo Basilio peu avant la mi-temps) et plusieurs occasions, les stéphanois égalisent à la 90+7e minute de jeu, au bout du temps additionnel, sur une tête à bout portant de Lucas Stassin après un centre à l'arraché d'Irvin Cardona[176][177].
Mis à jour après les matchs joués, au . Source: Ligue 2 Critères de départage: 1. Différence de buts générale; 2. Plus grand nombre de points sur confrontations directes; 3. Différence de buts particulière; 4. Plus grand nombre de buts dans les confrontations directes 5. Plus grand nombre de buts à l’extérieur dans les confrontations directes; 6. Meilleure attaque générale; 7. Meilleure attaque à l’extérieur (général); 8. Club ayant marqué le plus grand nombre de buts sur une rencontre de championnat; 9. Départage disciplinaire.
Pour son entrée en coupe de France, les stéphanois sont opposés à l'AS Quetigny, formation de Régional 2 en Bourgogne-Franche-Comté, l'équivalent de la 7e division française. Dans des conditions dantesques et avec une équipe largement remaniée, l'ASSE s'impose 3-1 contre une valeureuse équipe bourguignonne[178].
Le tour suivant s'avère être une véritable "Fête du football ligérien"[179], puisque les verts affrontent l'US Écotay-Moingt, équipe jouant en Régional 3 et dont les joueurs sont entièrement amateur[180] et supportent majoritairement l'ASSE[181],[182],[183]. Dans un stade Geoffroy-Guichard garni et acquis à la cause des deux équipes, Saint-Étienne fait respecter la hiérarchie et écrase complètement l'USEM sur le score de 11-1[184]. L'unique but du "petit poucet" est inscrit sur coup franc par Jules Vial[185] et donne lieu à une scène de liesse dans le stade.
Pour les 32èmes de finale, les stéphanois sont tirés au sort contre l'OGC Nice, formation évoluant en Ligue 1 mais dont la forme récente est très difficile, notamment à cause d'un contexte extra-sportif compliqué[186],[187]. C'est avec une série en cours de neuf défaites consécutives que les aiglons accueillent les verts. Après 11 minutes de jeu, Jonathan Clauss offre le ballon au jeune Zoumana Diallo qui ouvre le score. Peu avant la mi-temps, Zuriko Davitashvili transforme un penalty obtenu pour une faute sur Lucas Stassin à la suite d'une mauvaise passe de Tanguy Ndombele et égalise pour les visiteurs. Si les ligériens dominent, ce sont les azuréens qui marquent par l'intermédiaire de Morgan Sanson. Pas assez réaliste malgré sa domination, Saint-Etienne s'incline contre Nice et est éliminé de la coupe de France[188],[189],[190].
Extrêmement présents dans la vie du club et considérés comme étant parmi les meilleurs de France, les supporters stéphanois remplissent largement le chaudron dès le premier match à domicile contre Rodez, avec plus de 33 000 spectateurs, un chiffre record en Ligue 2[191],[192]. Malgré la descente, ce sont 20 113 personnes qui s'abonnent au stade Geoffroy-Guichard pour la saison, un record absolu en deuxième division[193]. Le précédent record d'abonnement était détenu par le RC Lens avec 16 608 personnes.
Contre Grenoble lors de la quatrième journée, ce sont plus de 35 000 personnes qui se massent dans les travée d'un chaudron en ébullition[194],[195]. La barre des 30 000 spectateurs est de nouveau atteinte à chaque rencontre à domicile du club. La tribune Jean Snella (communément appelé Kop Sud) est suspendu jusqu'en janvier 2026 le 6 novembre après que les supporters est fait usage d'engins pyrotechniques (ici des fumigènes)[196]. Malgré leur soutien depuis le début de saison, les supporters ligériens font savoir leur mécontentement à la suite de la défaite sans âme face à l'US Boulogne en entonnant de nombreux chants et en réclamant une réaction immédiate des joueurs, du staff mais aussi des dirigeants stéphanois[197],[198].
Après avoir été visé début 2025 par des menaces de dissolution par le ministère de l'intérieur[199], les groupes de supporters stéphanois, Magic Fans et Green angels en tête, sont de nouveaux visés par ces menaces à partir d'avril 2026[200][201]. En parallèle, la tribune Jean Snella, siège d'un groupe ultra stéphanois, est fermé pour deux matchs par la LFP[202].
↑Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
↑Seule la sélection la plus importante est indiquée.