Sak-Bahlán

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Protectioninscrit au registre national des monuments archéologiques et historiques
CultureCivilisation maya
Sak-Bahlán
Localisation
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Protection inscrit au registre national des monuments archéologiques et historiques
Histoire
Culture Civilisation maya

Sak-Bahlán (signifiant « Terre du jaguar blanc » en langue ch’olti’, un temps rebaptisée Nuestra Señora de los Dolores) est une ancienne cité maya située dans la forêt tropicale du Chiapas, dans le sud du Mexique, dans la réserve de biosphère de Montes Azules, près de la frontière avec le Guatemala.

Après la chute de leur capitale Lakam-Tún en 1586, le peuple maya des Lacandon-Ch’olti’es se retranchent dans la jungle pour créer Sak-Bahlán, qui devient leur ultime refuge face à la colonisation espagnole[1],[2],[3],[4]. La cité semble résister pendant environ 110 ans à la conquête espagnole. En 1695, elle fut découverte par le missionnaire Pedro de la Concepción. C'est peu après ce moment que les forces espagnoles prennent la ville fortifiée, qui est alors rebaptisée Nuestra Señora de los Dolores (« Notre-Dame des Douleurs »)[5].

Pour des raisons encore inconnue, la cité est définitivement abandonnée vers 1721 et rendue à la végétation[2],[5]. Son emplacement est oublié durant plus de trois siècles[6].

Localisation et redécouverte

Plusieurs tentatives ont lieu pour tenter de localiser l'emplacement de Sak-Bahlàn, sans succès. L'historien et anthropologue belge Jan de Vos fut l'un des nombreux chercheurs impliqués dans des expéditions dans ce but[5],[7].

La cité est finalement localisée en 2025, grâce à une approche combinant des documents coloniaux du XVIIᵉ siècle — notamment une lettre du missionnaire Diego de Rivas détaillant un périple de quatre jours à pied suivi de deux jours en canoë vers la confluence des rivières Lacantún et Pasión — et des technologies modernes de systèmes d’information géographique (SIG)[2],[7]. Le chercheur Josuhé Lozada Toledo, de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH), a mené ce travail de modélisation prédictive, qui s’est révélé décisif pour cibler la zone de fouilles[2],[7],[8].

Une équipe multinationale codirigée par Brent Woodfill (Winthrop University, États-Unis), Yuko Shiratori (Université de Rissho, Japon) et Lozada Toledo a ensuite confirmé la découverte. Deux campagnes de fouilles ont été menées, notamment près des rivières Jataté et Ixcán, révélant des vestiges conformes aux récits historiques[2],[3],[4],[8]. Le site a été enregistré officiellement sous le nom provisoire « Sol y Paraíso. Probablemente Sak-Bahlán » dans le registre national des monuments archéologiques et historiques mexicain[8]. Des vestiges architecturaux, des fragments de céramique préhispanique, des figurines, des outils en obsidienne, ainsi que possiblement une structure coloniale (comme un mur ou un bâtiment religieux) ont été mis au jour. Ces indices témoignent de la vie quotidienne, de la résistance des Lakandon-Ch’olti’es et de leur adaptation dans un environnement hostile, tout en conservant leur identité culturelle[2],[6],[8]. Des fouilles futures devraient utiliser technologies comme le LiDAR pour cartographier le site sous la canopée et chercher des artefacts métalliques datés de l’époque coloniale[3].

Les résultats détaillés seront publiés dans la revue scientifique Chicomoztoc[8].

Signification culturelle et archéologique

Références

Articles connexes

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