Salavas

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Salavas [salavas] est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Salavas
Salavas
Mairie et salle des fêtes.
Blason de Salavas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes des Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Luc Pichon
2020-2026
Code postal 07150
Code commune 07304
Démographie
Population
municipale
740 hab. (2023 en évolution de +8,5 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 42″ nord, 4° 22′ 48″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 522 m
Superficie 17,11 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Vallon-Pont-d'Arc
(banlieue)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vallon-Pont-d'Arc
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Salavas
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Salavas
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Salavas
Liens
Site web www.salavas.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Situation et description

Petite commune à l'aspect essentiellement rural, le village de Salavas est rattaché à la communauté de communes des Gorges de l'Ardèche, laquelle est située dans le sud du département de l'Ardèche. Le territoire communal est positionné en rive droite de l'Ardèche, face à Vallon-Pont-d'Arc.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Grospierres, Labastide-de-Virac, Sampzon, Vagnas et Vallon-Pont-d'Arc.

Hydrographie

La partie septentrionale du territoire communal est longée par l'Ardèche, affluent droit du Rhône de 125,1 km de longueur[2], qui a donné son nom au département où est implantée la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[6]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 048 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 3,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc à km à vol d'oiseau[9], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 004,7 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Salavas est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].

Elle appartient à l'unité urbaine de Vallon-Pont-d'Arc, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. La commune est en outre hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), zones urbanisées (4,4 %), cultures permanentes (2,6 %), eaux continentales[Note 2] (1,2 %)[18].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

À l'origine, Salavas était située le long de la voie d'Antonin, voie romaine reliant Nîmes à Alba et à la vallée du Rhône[19]. Cette voie traversait l'Ardèche au Gué de Chauvieux, un kilomètre environ en amont du pont actuel de la D 579 entre Salavas et Vallon-Pont-d'Arc[20].

Mathieu de Merle, capitaine huguenot, prend la ville catholique de Mende, on lui propose en échange de cette ville la seigneurie de Salavas, mais il refuse cet échange et demande une rançon pour rendre la ville de Mende et acheter la seigneurie de Salavas devant notaire.

Les guerres de Religion entre catholiques et protestants ont marqué l'histoire de Salavas. La liberté religieuse évoquée dans l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 a rendu la liberté de culte à toutes les communautés. Les constructions d'un temple (achevé en 1838)[21] et d'une église se sont réalisées dans la même rue.

La révolution de 1848 est bien accueillie à Salavas, les habitants en profitent pour contester leur maire et demander sa révocation en mai 1848. Ils arguent que les habitants sont majoritairement opposés au maire en place, et que celui-ci utilise sa fonction pour favoriser sa famille[22].

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
août 1944 octobre 1947 Paul Payan    
octobre 1947 mars 1965 Marius Tillie PCF Retraité
mars 1965 mars 1968
(décès)
Fernand Michel PCF Exploitant Agricole
30 mars 1968 mars 2008 Yves Serre
(1932-2024)
PS Viticulteur
Conseiller général du canton de Vallon-Pont-d'Arc
Député suppléant de Jean-Marie Alaize de 1981 à 1986
mars 2008 en cours
(au 24 avril 2014)
Luc Pichon[23] Divers Gauche Professeur
Président de la communauté de communes
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2023, la commune comptait 740 habitants[Note 3], en évolution de +8,5 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457405492476571667718800900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
984884886798739684673618618
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
553548514380381371346313290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
288240299355402504531534604
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
682731740------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

Cultes

L'église de Salavas (propriété de la commune) et la communauté catholique sont rattachées à la paroisse Saint Martin du Sampzon, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[28].

Économie

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Le site médiéval, avec les églises Saint-Julien et Saint-Jean de la Gleizasse disparues (la vieille église en occitan)[29], inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du [30] : Les vestiges sont ceux de l'église de Saint-Julien et Saint-Jean et de la chapelle Sainte-Anne[31]. Le site a servi de cimetière jusqu'au XIXe siècle. Mathieu de Merle s'est servi des pierres pour renforcer les défenses de son château. 250 sépultures ont été mises au jour sur le site de la Gleizasse qui a servi de cimetière jusqu'au XIXe siècle.

Après la destruction des églises par les protestants en 1568 et à la suite de la loi sur la liberté des cultes après la Révolution, une nouvelle église Saint-Julien (qui a la particularité d'être dépourvue de clocher, ce qui explique que la cloche de 1848 se trouve sur le parvis[32]) et un temple ont été construits dans la même rue[33].

Le château dont la salle basse abrite une salle d'exposition présentant les pratiques funéraires et les collections archéologiques découvertes sur le site de la Gleizasse.

Les deux bornes milliaires qui témoignent du passage de la voie romaine « Antonin le Pieux ».

Monument aux morts : hommage de reconnaissance aux morts de la grande guerre.

Sentiers de découverte : circuit de la Roche[34] et circuit de la Matourne : ruines de la Martourne et son four à pain restauré par l'APPSA (Association pour la protection du patrimoine de Salavas)[35] ; Le belvédère avec ses tables d'orientation ; la tour du Moulin, forteresse qui abrita successivement une garnison de soldats, un moulin à farine et une centrale électrique ; la fontaine d'Augier de 1857 qui a desservi le village jusqu’en 1950 ; le puits de Font Salade (terme qui rappelle le commerce du sel) et ses légendes ; le pont de Salavas et la rivière Ardèche. Le passage s'effectuait initialement par l'arche naturelle : le « Pont d'Arc ».

Personnalités liées à la commune

  • Les seigneurs de La Gorge de Salavas[36].
  • Mathieu de Merle, le nouveau baron protestant de Lagorce, seigneur de Salavas[37].
  • Baron Hérail de Merle, héritier de Mathieu de Merle, qui fut tué par ses propres sujets protestants et inhumé en avril 1622 entre les deux églises, du fait qu’il s'était converti au catholicisme[38].

Héraldique

Blason de Salavas

Les armes de Salavas se blasonnent ainsi :
Coupé : au 1er de gueules à l’épée haute d’argent, au 2e échiqueté d’argent et de sable.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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