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Saleh Kebzabo

homme politique tchadien From Wikipedia, the free encyclopedia

Saleh Kebzabo (en arabe : صالح كبزابو) né à Léré dans le sud ouest du Tchad[1] le est un journaliste et homme d'État tchadien. Saleh Kebzabo est médiateur de la République depuis . Il est président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), ancien député à l'Assemblée nationale et opposant au régime d'Idriss Déby[2]. Kebzabo est Premier ministre de Mahamat Idriss Déby, fils de ce dernier, du au .

GouvernementKebzabo
PrédécesseurAlbert Pahimi Padacké
SuccesseurSuccès Masra (transition)
Faits en bref Fonctions, Médiateur de la République ...
Saleh Kebzabo
Illustration.
Saleh Kebzabo en 2016 à N'Djaména
Fonctions
Médiateur de la République
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 19 jours)
Premier ministre du Tchad
(transition)
–
(1 an, 2 mois et 19 jours)
Président Mahamat Idriss Déby
Gouvernement Kebzabo
Prédécesseur Albert Pahimi Padacké
Successeur Succès Masra (transition)
Ministre tchadien des Affaires étrangères
–
(9 mois)
Président Idriss Déby
Prédécesseur Ahmat Abderahmane Haggar
Successeur Mahamat Saleh Annadif
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Léré (Tchad, Afrique-Équatoriale française)
Nationalité Tchadienne
Parti politique Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR)
Profession Journaliste

Image illustrative de l’article Saleh Kebzabo
Premiers ministres du Tchad
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Biographie

Études et profession

Il poursuit ses études primaires et secondaires au Cameroun et en 1966 intègre le centre de formation des journalistes à Paris. Il étudie ensuite de 1972 à 1974 à l'Institut français de presse à l'université Paris 2[1].

Kebzabo est journaliste, rédacteur en chef et directeur à l'Agence tchadienne de presse de 1968 à 1972. Entre 1972 et 1976, il est pigiste puis rédacteur à Jeune Afrique. De 1975 à 1976, il est correspondant régional de Jeune Afrique[3] à Dakar et est ensuite membre fondateur de Demain l’Afrique à Paris en 1977. En 1980, il en devient le directeur de publication[4]. En 1989, il crée son propre journal : N'Djaména Hebdo[1],[5].

Saleh Kebzabo crée en 1986 l'agence de publicité et de communication Média pub de la Société tchadienne d’informatique et de la Grande librairie du Tchad. Il participe également à la réhabilitation du Centre national du patronat tchadien (CNPT) par le Rotary Club de N’Djaména. De 1986 à 1992, il est membre de la Fédération tchadienne de basket-ball, vice-président puis président. Il est membre actif du Rotary Club International depuis 1988 et est 2 fois président de ce groupe : en 2002 et en 2018[6].

En 1991, Saleh Kebzabo participe à la réunion de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (ONU) sur la presse à Windhoek (Namibie). En 1997, il est chef de la délégation tchadienne à l’Assemblée générale de l'ONU à New York et en 2000 il participe à la conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture à Rome (Italie).

Carrière politique

Saleh Kebzabo et son épouse sortant du bureau de vote en 2016.

Il est membre fondateur du parti Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et est élu président de l’UNDR en 1992 à la suite de la démission du premier président. Il participe ensuite à la Conférence nationale souveraine en 1993 et participe au gouvernement issu de la CNS comme ministre du Commerce et de la Promotion industrielle ; puis ministre des Travaux publics et des Transports.

Entre 1997 et 1998, il est ministre des Affaires étrangères, ministre des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat, ministre des Mines, de l’Énergie et du Pétrole.

En 1999, il est ministre d’État, ministre de l’Agriculture.

De 2007 à 2016, Kebzabo est député au Parlement panafricain (PAP, Johannesbourg, Afrique du Sud) et a ainsi été Président de la Commission de Coopération, des Relations internationales et du Règlement des conflits au PAP.

Il participe ensuite en 2014 et 2015 au conseil international de l’Internationale socialiste à Genève (Suisse) et Luanda (Angola).

En 1996, il devient candidat à l'élection présidentielle et obtient 8,6 % des suffrages. Il est aussi candidat en 2001 (où il obtient 7 %) et en 2006 (Kebzabo participe au boycott de l'élection avec la plupart des candidats de l'opposition)[7]. Depuis 2011 jusqu'au début des années 2020, il est considéré comme le chef de file de l'opposition au président Idriss Déby[8].

Il arrive second à l'élection présidentielle de 2016, avec 12,80 % des voix, Idriss Déby ayant, quant à lui, obtenu 61,56 % des suffrages exprimés[9]. Très influent, en 2018, il surprend le reste de l'opposition en acceptant de rencontrer le président Déby[10]. Il est a préciser que le chef de file de l'opposition à l'obligation de rencontrer le chef de l'État pour consultation et divers problèmes[11].

Pour l'élection présidentielle d'avril 2021, 15 partis de l'opposition se regroupent au sein de l'Alliance Victoire. En , l'Alliance organise une primaire pour désigner son candidat : Kebzabo affronte Théophile Bongoro Bebzouné qui l'emporte. Le , Saleh Kebzabo annonce que son parti, l'UNDR, se retire de l'Alliance Victoire et qu'il est désigné candidat de l'UNDR à l'élection présidentielle du 11 avril 2021[7]. En , Saleh Kebzabo retire sa candidature et dénonce une « militarisation évidente du climat politique », après l'intrusion des forces de sécurité dans la résidence du candidat Yaya Dillo[12].

Après la mort d'Idriss Déby en , son fils Mahamat Idriss Déby prend le pouvoir lors d'un coup d'État. Kebzabo reconnait la légitimité de l'autorité du Conseil militaire de transition formé par les militaires. La junte met en place un comité d'organisation du Dialogue national inclusif chargé d'impliquer la société civile dans la mise en place d'un retour à la démocratie. En , Kebzabo est nommé vice-président du Comité d'organisation[13]. En , Saleh Kebzabo est nommé Premier ministre du Tchad par Mahamat Idriss Déby[14].

Une nouvelle constitution est approuvée par les Tchadiens lors d'un référendum en . La nouvelle constitution entre en vigueur le . Le Premier ministre Saleh Kebzabo, « conformément à la pratique républicaine et aux usages », présente sa démission le même jour[15]. Il n'est pas reconduit dans ses fonctions et Succès Masra est nommé Premier ministre.

Le , par un décret du chef de l'État, il est nommé médiateur de la République⁣[16]. Le , il est nommé ambassadeur du Tchad[17].

En , Kebzabo quitte la présidence de l'UNDR et en devient le président d'honneur, un nouveau poste. Le dirigeant du parti est désormais le secrétaire-général du parti (ou secrétaire exécutif national), et Célestin Topona Mocnga, bras droit de Kebzabo, en est le premier titulaire[18],[19].

Vie privée

Il est marié à Jeanne Kebzabo, femme d'affaires et cheffe d'entreprises, avec qui il a eu trois garçons et une fille.[réf. nécessaire]

Notes et références

Liens externes

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