Saleh al-Jafarawi nait à Gaza le 22 novembre 1997. Il étudie à l'Université islamique de Gaza, où il obtient une licence en médias et journalisme en 2019. Il commence à produire du contenu vers 2018, couvrant les manifestations de la marche du retour en tant que journaliste indépendant pour des médias locaux[6].
Avant d'exercer son métier de journaliste, Saleh Al-Jafarawi est joueur de tennis de table et représente la Palestine dans des compétitions internationales, notamment le WTT Feeder à Doha, au Qatar, en 2023[7].
Saleh Al-Jafarawi se fait surtout connaître pendant la guerre de Gaza, durant laquelle il travaille comme photographe et journaliste indépendant sur les réseaux sociaux. Il documente notamment les souffrances des civils et les destructions subies lors des opérations militaires israéliennes à Gaza[8],[9]. Certaines de ses vidéos tournées dans les zones de conflit sont devenues virales sur des plateformes comme Instagram, YouTube et TikTok[9],[10],[11].
En mars 2025, son compte Instagram est suspendu « indéfiniment », le forçant à utiliser un compte de secours[6].
En septembre 2025, le porte-parole arabophone des Forces de défense israéliennes, Avichay Adraee, affirme qu'al-Jafarawi est affilié au Hamas. Ses followers se sont alors inquiété que, comme d'autres journalistes palestiniens à Gaza accusés de liens avec le Hamas, Al-Jafarawi ne soit pris pour cible prochainement. Ils établissent un parallèle avec le journaliste Anas al-Sharif, qui avait été ciblé et tué à Gaza par Israël sur la base d'accusations similaires[6].
Saleh Al-Jafarawi est accusé par des personnalités pro-Israël de mettre en scène ses vidéos, et notamment de mentir sur son hospitalisation. Le terme Pallywood, pour Hollywood Palestinien, est utilisé pour accuser les palestiniens d'exagérer ou inventer leurs souffrances devant les caméras, afin de susciter l'empathie. Cependant, plusieurs médias débunkent les accusations de falsifications à l'encontre de Al-Jafarawi[6],[12].
Le 12 octobre 2025, Saleh Al-Jafarawi est abattu par des membres du clan Doghmush lors d'affrontements avec le Hamas à Sabra, dans la ville de Gaza[1],[6].
Après sa mort, Instagram supprime son compte, qui comptabilisait 4,5 millions d'abonnés au moment de son décès, ainsi que ses archives numériques de la Wayback Machine[6]. Selon Meta, la suppression du compte d'Al-Jafarawi est justifiée par leur politique concernant les « organisations et individus dangereux ». Cette étiquette a été utilisée à plusieurs reprises pour exclure des journalistes et militants pro-palestiniens de ses plateformes[8],[13].