Salt-en-Donzy
commune française du département de la Loire
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Salt-en-Donzy [salt ɑ̃ dɔ̃zi] est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Salt-en-Donzy | |||||
L'église. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Loire | ||||
| Arrondissement | Montbrison | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Forez-Est | ||||
| Maire Mandat |
Jean Luc Laval 2020-2026 |
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| Code postal | 42110 | ||||
| Code commune | 42296 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saltois, saltoises | ||||
| Population municipale |
535 hab. (2023 |
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| Densité | 60 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 44′ 18″ nord, 4° 17′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 346 m Max. 490 m |
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| Superficie | 8,93 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Feurs (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Feurs | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Géographie
Situation
Salt-en-Donzy est dans le Forez, en bordure Est de la plaine du Forez (bordure marquée par la route D10)[1].
Sa sous-préfecture Montbrison est à 28 km[2] au sud-ouest, sa préfecture Saint-Étienne à 52 km[3] au sud[4].
Communes limitrophes
Hydrologie
La Loise, affluent de rive droite (côté est) de la Loire, traverse la commune d'est en ouest (avec de nombreux méandres). La Loire est 5,7 km à l'ouest[1]. Ogier (1856) cite le nom de « Sarponne » pour ce cours d'eau[5].
L'eau de la source thermale dite du Gour Chaud sort à une température de 32° et s'est révélée riche en gaz rares. Son débit est de 40 m3/h. Elle n'est pas exploitée[6].
Géologie
Une longue faille orientée N-N-O / S-S-E coupe le territoire de la commune, passant exactement au bourg[7].
Côté Est se trouve le « massif granitique de Salt-en-Donzy »[8], daté de 340 ±20 Ma[9], qui présente trois faciès[8] ;
- granite porphyroïde à biotite de grain moyen (ργM)[10], un granite blanc à gris contenant des phénocristaux d'orthose maclés Carlsbad et atteignant 4 cm, et pour lequel les cristaux varient entre 2 et 4 mm ;
- granite a biotite de grain moyen à fin (γM[10], rose à pois blancs sur la carte géologique[7]), un faciès de bordure du granite précédent, où les phénocristaux d'orthose qui disparaissent progressivement et la taille du grain diminue légèrement ; le gisement type est sur Civens[10], à l'est du bourg vers Goutte Fougère (et vers Paillassieux sur Rozier-en-Donzy)[7] ;
- granite leucocrate ou alaskite de Rozier-en-Donzy (γ1-2[10], en rose sur la carte géologique[7]), un granite rose clair dont l'affleurement type est aux Saignes, à 805 km au nord de Rozier-en-Donzy[1],[10].
Le massif granitique de Salt-en-Donzy a vu la première implantation (naturelle) dans la Loire de Brassica barrelieri, d'origine ibérique et observée sur le massif en 1999[11].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[14] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[15]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 755 mm, avec 8,8 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feurs à 5 km à vol d'oiseau[18], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 650,3 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Salt-en-Donzy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Feurs, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[22]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].
Toponymie
« Salt », selon Ogier, viendrait de saltus, « saut », allusion au relief s'abaissant assez abruptement lorsqu'on vient depuis l'est dans la plaine du Forez[25].
Chambon retient l'idée de saut mais l'applique à l'eau jaullissante (focus sur la source)[26].
« Donzy » dérive de "Dominiacum" (littéralement « la terre appartenant au seigneur »), indiquant que Salt faisait partie du domaine comtal (avec Sainte-Agathe, Rozier et Essertines).[réf. nécessaire] Ogier ramène le nom « Donzy » à Dionisius, ou Denis[25].
Histoire
Antiquité
Salt-en-Donzy est l'ancienne Aquae Salientes gallo-romaine[27]. Vers la rivière Loise, il y avait une source thermale chaude[Note 3] et un puits cimenté gallo-romain dans lequel a été trouvé un entonnoir en bois (maintenant au musée de Feurs). Faure dit qu'il ne reste rien de cette source[27] mais Cagny et al. la signalent comme active (non exploitée). Des vestiges de thermes gallo-romains importants ont été retrouvés près de la source[6] — dont des piscines[28] : les fouilles de Georges Guichard[29] dans les années 1935-1940 ont révélé le captage de la source[30] —, avec un temple et une petite agglomération[31],[32],[33]. Une partie de bâtiment ou bâtiments est encore en élévation : elle a été utilisée dans le bâti du prieuré médiéval (actuelle maison privée)[31].
Une voie antique majeure passait au lieu-dit le Pavillon, sur la D10 à 500 m au sud de Salt-en-Donzy[34] ; elle reliait Lyon à l'Aquitaine, faisait partie du réseau de la via Agrippa[35] et le tronçon de Lyon à Usson-en-Forez s'est appelé la voie Bolène au Moyen-Âge[36].
Une cuve de sarcophage antique en granite trouvée à la Varenne[27] (environ 600 m nord-ouest du bourg) servait d'auge au XIXe siècle. En 1993 le maire M. Farjon l'a fait amener « en face de l'église du bourg » où elle sert maintenant de bac à fleurs[37]. Elle porte l'inscription suivante :
« C(AIVS) IVL(IVS) IVLLO
IVNVS ET MONIM
CIVIT(AS) SEGVSIAVOR(VM)
PUBL(ICVS) PRINCIPI SVO
- traduction :
La cité des Ségusiaves a fait les frais des funérailles de Caius Julius Jullus avec les deniers publics[27]. »
Moyen-Âge

Le château a probablement été construit au IXe ou Xe siècle, car vers 1018/1020 il est déjà qualifié de quod jam vetustissimum fuit[38] (« qui était le plus vieux »). L'acte qui le mentionne ainsi est celui par lequel Giraud (le comte de Forez Géraud ?) autorise Girin et Jarenton de Sal, deux frères natifs de l'endroit, à fonder un prieuré à condition qu'ils donnent le château en question[25],[39]. Cette année 1018 Girin, seigneur de Salt, donne à l'abbaye de Savigny l'église paroissiale Saint-Julien et autant de terres que les moines peuvent en cultiver[40].
Précision : Donzy, où se trouve le château en ruines (et donc la chapelle Saint-Alban), est à 1,3 km au nord de Salt[1].
La « Donciaco villa » est mentionnée dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny vers l'an 970[41] et deux fois vers l'an 1000[42],[43] ; et le château est cité vers 1090[44].
Une chapelle à l'intérieur du château[45] est dédiée à saint Alban[44] (saint Albin de Lyon ?) et dépend du prieuré Saint-Julien de Salt.
En 1167, Guy II de Forez, alors en conflit avec l'archevêque de Lyon, obtient de Louis VII les droits régaliens pour le château de Donzy et ses dépendances[46].
L'église prieurale Saint-Julien est détruite au XIIe siècle[47].
Temps modernes
Il y avait un four artisanal (tuilerie ou/et briqueterie ?) utilisant des terres argileuses résultant de l'altération pelliculaire du socle ou les colluvions des vallons. Il a disparu à la fin du XIXe siècle ou avant 1914[48]
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[51].
En 2023, la commune comptait 535 habitants[Note 4], en évolution de −1,65 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Le "Gour chaud" : source d'eau chaude (voir la section « Géologie ») qui approvisionnait les thermes de Salt-en-Donzy (voir section « Histoire »). Cet endroit a été fouillé de 1935 à 1940[32].
- À noter, la présence des ruines d'un château médiéval, légèrement ensevelies par la végétation qui ont été malheureusement oubliées de la population. Ces ruines sont aujourd'hui en cours de restauration par l'association du patrimoine. Actuellement, c'est le moulin qui bénéficie de ses soins. À terme, les habitants pourront bénéficier d'un accès direct à la rivière (La Charpassonne).
- En 1978 et 1979 des fouilles de sauvetage ont eu lieu sur l'église prieurale Saint-Julien. Plusieurs niveaux anciens ont été dégagés, dont un vide sanitaire fait de neuf vases retournés, sous le chœur. Dans les environs immédiats, un mur du prieuré a été découvert[47].
- Église de la Nativité-de-Notre-Dame de Salt-en-Donzy. Le transept, l'abside et le clocher ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1964[54].
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
- [Cagny et al. 1986] Claude Cagny, Jean-Marc Leistel, Hervé Sider, Robert Bouiller et Yves Kerrien, Notice explicative de la carte géologique au 1/50000e, Feurs (no 696), Orléans, BRGM, , 57 p. (lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr).
. - [Rémy 1973] Bernard Rémy, « Salt-en-Donzy à l'époque gallo-romaine : état de la question », journée d'études du 25 février 1973, Saint-Étienne (Centre d'Études Foréziennes) « Les Villae gallo-romaines », , p. 39-47.

