Salzinnes

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Le faubourg est constitué par l’ensemble de terrains situés sur la rive droite de la Sambre, partant de l’ancienne ligne des fortifications, la porte Bordiale jusqu’à la « Gueule du Loup », ou « ri de Bauce » : jusqu’en 1735, tout délinquant qui parvenait à franchir le ri de Bauce se retrouvait à Malonne, sous juridiction des princes évêques de Liège et échappait aux poursuites des magistrats namurois. Salzinnes ne comptait alors guère plus de dix à vingt foyers, principalement des bergers chargés de faire paître le bétail des bourgeois de la cité dans les prairies humides du bord de Sambre.

En 1740, une inondation remarquable met l’Abbaye sous quatre à six pieds d’eau durant trois semaines, noyant moulin, brasserie, chaudière et fours.

Au milieu du XVIIIe siècle, la ville de Namur manque de recettes et décide de lotir la plaine de Salzinnes à des fins agricoles. Le lit secondaire de la Sambre se révèle particulièrement fertile et le faubourg voit progressivement s’installer plusieurs centaines de paysans et briquetiers, malgré l’obligation de s’acquitter des taxes d’usage pour faire entrer les produits dans la ville fortifiée.

La vie de la petite commune n’a pas toujours été facile : particulièrement au milieu du XIXe siècle où Salzinnes connut des troubles sociaux (la révolution de 1848), une épidémie de choléra en 1849, une inondation en 1850. Le faubourg de Salzinnes ne s’est peuplé massivement qu’au moment où les enceintes namuroises sont démantelées (vers 1860) et où le tram vicinal relia le faubourg au centre-ville. Plusieurs briqueteries et carrières de pierres ont longtemps formé l’essentiel de l’activité économique, sur les flancs de la Citadelle. Ces deux facteurs -histoire et économie- expliquent en grande partie l’homogénéité de l’architecture de Salzinnes : les maisons bourgeoises, proches de la Sambre et de Namur, font peu à peu place à des maisons ouvrières, à mesure que l’on se rapproche des carrières de terre à brique.

Seul le quartier de la Citadelle échappe à cette règle. Partiellement démilitarisée en 1900, la Citadelle a vu fleurir un grand nombre de villas de la Belle-Époque, autant de demeures cossues restées aujourd’hui dans le même milieu social qui les a vues naître.

Depuis 1878, trois rues et une place honorent des peintres originaires de la vallée mosane : les Dinantais ou Bouvignois Joachim Patenier et Henri Blès (XVIe siècle), les Namurois Jean-Baptiste Juppin (1678-1729) et Antoine Wiertz (1806-1865), de Dinant.

Géographie

Localisation

Salzinnes se situe entre le versant nord-ouest du massif rocheux de la citadelle et la Sambre, dont elle occupe le lit secondaire, en rive droite.

Salzinnes est traversé par la N90.

Altitude

Le quartier à une altitude qui varie entre 77 m le long de la Sambre et 173 m au square Fallon, son altitude moyenne est de 125 m.

Économie

Notes et références

Liens externes

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