Vedrin

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Le nom de Vedrin semble venir de l'anthroponyme germanique Winthari ou gallo-romain Veterinus (dérivé du latin vetus, vieux) avec donc le sens premier de "propriété de Winthari/Veterinus". Vedrin est mentionné sous la forme de Vindrinio en 839, Vendraco en 1134 et Venderen en 1198[1].

Géographie

Démographie

  • Sources:INS, Rem:1831 jusqu'en 1970=recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre

Histoire

Ancien régime

Sous l'ancien régime, le territoire actuel de Vedrin a accueilli trois seigneuries foncières qui étaient : Celles (Vedrin centre), Berlacomine (l'actuelle ferme est une subsistance du château) et Frizet en plus d'autres fiefs de moindres importances. A la fin de l'ancien régime, on vit apparaître à Vedrin des seigneuries hautaines ou banales, c'est-à-dire que les seigneurs pouvaient rendre la haute justice. à l'époque de la révolution française, les seigneuries foncière et hautaine de Berlacomine étaient réunies dans la maison de Ponty, la seigneurie hautaine de Vedrin appartenait à la veuve du seigneur de Romrée de Vichenet et la seigneurie foncière de Celles appartenait à la famille de Montpellier.

Celles

Celles, dont l'étymologie évoque la présence d'un ermitage à une époque reculée[1], fut la première seigneurie à voir le jour sur le sol de Vedrin. le premier seigneur fut Jean de Libines, dit de Celles, qui en fit relief auprès du comte de Namur en 1357[2]. Il semblerait qu'il ne faille pas confondre ce Jean de Libines avec son homonyme et contemporain, Jean de Libines, seigneur de Libenne (à Profondeville) et Bailly de Bouvignes puis du comté de Namur[3]. Après la famille de Libines, diverses familles nobles ou bourgeoises se succédèrent à la tête de cette seigneurie[2]. Gilles Bouhon l'acquiert en 1691. En 1771, elle passe par héritage à Lambertine-Thérèse de Vivier, épouse de Charles-Alexis de Montpellier, dernier seigneur de Celles sous l'ancien régime. La famille de Montpellier posséda le château jusqu'en 1962, année où il fut vendu puis détruit pour laisser la place à un lotissement[2]. Le porche d'entrée du domaine, surmonté des armoiries Montpellier-Mengin Fondragon en est un vestige.

Héraldique

La commune de Vedrin n'eut jamais de blason, un projet d'armoiries avait néanmoins été proposé peu avant la fusion des communes en 1977. Ces armoiries étaient un assemblages des écus des deux derniers seigneurs hautains de Vedrin : Marie-Constance-Augustine de Ponty (sœur du dernier seigneur François-Marie-Philippe qui était mort sans héritiers), dame de Berlacomine, et Louise-Thérèse-Joseph d'Auxy (veuve du dernier seigneur Jacques-Antoine-Emmanuel-Albert de Romrée de Vichenet), dame de Vedrin. ces armes se blasonnent comme suit : "Deux écus ovales géminés. Celui de dextre (celui de Louise-Thérèse-Joseph d'Auxy) : parti : au 1 d'azur à un chameau d'or, bouclé d'un anneau du même auquel est attachée une bride de gueules, couronné du même et accompagné de trois étriers à l'antique d'argent, liés d'or, qui est de Romrée ; au 2 échiqueté d'or et de gueules de cinq tires, chacune de cinq points, qui est d'Auxy. Celui de senestre (celui de Marie-Constance-Augustine de Ponty) : parti : au 1 d'azur fretté d'argent, qui est de La Motte de Broöns de Vauvert, au 2 d'azur à trois étoiles à six rais d'or, une en chef à sénestre et deux en pointe, au franc-quartier d'or, chargée d'un lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules, qui est de Ponty".

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

Patrimoine et culture

  • L'église Notre-Dame du Mont-Carmel est la paroissiale de Vedrin Centre, construite en 1844 dans un style néo-gothique[4].
  • L'église Sacré-Cœur et Saint-Charles est l'église paroissiale des Comognes.
  • Monastère Orthodoxe de la Protection de la Mère de Dieu (ancien monastère de la Résurrection, des sœurs bénédictines de rite byzantin).
  • L'ancienne église paroissiale Saint-Martin. De style gothique, le chœur et les quatre dernières travées de la grande nef datent de la seconde moitié du XVIe siècle. L’avant-porche remonte quant à lui aux origines de la Belgique : 1831. L'édifice est à l'abandon depuis 1892 et sa toiture s'est effondrée après la première guerre mondiale[5]. Le site est classé depuis 1958.
  • Le calvaire de Frizet. Datant de 1905, le calvaire abritait un Christ en bois peint datant de la première moitié du XVIe siècle[6]. Dans les années 1990, le calvaire a été détruit par une tempête, tandis que le Christ fut restauré par la Fondation Roi Baudouin et déposé dans l'église Notre Dame du Mont-Carmel depuis 1993. En 1998, une statue en plâtre fut placé dans le calvaire mais celle-ci a vite été détruite par les intempéries et le vandalisme. Un nouveau Christ en croix, conçu par l'artiste local Guy Leclercq, sera placé dans le calvaire le . Le calvaire de Frizet est un site classé.
  • Le bâtiment de l'ancienne mine de pyrite, dans laquelle la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux (CIBE), devenu en 2006 VIVAQUA, gère un important captage d'eau potable depuis 1946.
  • La tour Belgacom de Vedrin[7]. D'une hauteur de 171 mètres, elle était surmontée d'une flèche parafoudre de 8 mètres. Elle constituait un important relais hertzien pour la zone de Namur-nord. Cette tour a été volontairement détruite le par dynamitage.
  • La ferme du Château, voisine du château de Celle, était le siège d'une seigneurie datant du XIVe siècle, aujourd'hui disparue. Cette ferme, entourée de murs, fut construite au XVIIIe siècle et largement reconstruite au XIXe siècle[4].
  • La ferme de Berlacomine, ancienne seigneurie mentionnée au XVe siècle, fut acquise en 1620 par les Gozée, seigneurs de Balâtre, puis transmise par testament en 1751 à la famille Ponty. Elle date principalement du dernier tiers du XVIIe siècle[8].
  • La ferme du Frizet était autrefois le siège d’une seigneurie foncière relevant de la cour féodale de Marbais, avant de devenir la propriété de la famille Dave[9].
  • Tumuli de Frizet.
  • Le château du Rond-Chêne, mentionné à la fin du XVIe siècle comme propriété d’Hercule de Jamblinne, seigneur de Doyon et chanoine de Saint-Aubain à Namur, passa au début du XIXe siècle aux familles Becquet de Severin, puis de Montpellier, Latour et Capelle. Les bâtiments actuels datent de la première moitié du XVIIIe et du XIXe siècle[10].

Culture

Folklore et traditions

  • Les Volontaires de 1830 : Les volontaires de 1830 sont vêtus de sarraus bleus et sont armés. Ce groupe commémore la bataille héroïque de quelques Vedrinois lors de la bataille pour l'indépendance de la Belgique en 1830 (voir révolution belge de 1830). Le , menés par Constant Henri de Montpellier de Vedrin, les habitants de Vedrin marchent sur Namur et plus particulièrement la Porte Saint-Nicolas. Aidés par les volontaires de Sclayn, d'Andenne et de Namur, ils arrivent à déloger les Hollandais de leur position. À la suite de cet exploit, la ville de Namur remit un drapeau d'honneur à la commune de Vedrin. Les volontaires de 1830 escortent ce drapeau lors des fêtes de Wallonie
  • Les Marcheurs de Saint-Éloi : c'est en 1970 que des habitants de Vedrin se réunissent pour fonder la compagnie de la « Marche Saint-Eloi ». Cette troupe est composée de « Grenadiers » vedrinois en commémoration de la dernière bataille de Napoléon, celle de Waterloo en 1815, et de la retraite des troupes françaises vers Namur. Chaque année, au 1er mai[11], les "Grenadiers" marcheurs déambulent dans les rues de Vedrin.

Les volontaires de 1830 et la marche Saint-Eloi font partie de Folknam.

Enseignement

Économie

Agriculture

Ferme de Frizet.

Vedrin possède trois fermes principales. Il y a les fermes de Berlacomine et de Frizet ainsi que la ferme du Parc du Château, dans Vedrin Centre.

Les fermiers de Berlacomine et Frizet ont choisi la vache de race Limousine qui offre un élevage naturel. Cette race réunit des qualités d’élevage exceptionnelles et des aptitudes bouchères remarquables. Cette race équilibrée permet donc aux éleveurs naisseurs et/ou engraisseurs de mieux vivre de la production de viande bovine.

Jumelage

Vedrin est jumelé avec la commune française de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais (France).

Sports et loisirs

Notes et références

Voir aussi

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