Sarcophages de Deir al-Balah
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Les sarcophages de Deir al-Balah sont des cercueils de céramique créés à l'Âge du bronze et découverts dans les années 1960 et 1970. Environ quinze sarcophages anthropoïdes ont été mis au jour à Deir el-Balah, dans la bande de Gaza, dans un cimetière qui était en service principalement au XIIIe siècle, et peut-être aux siècles précédent et suivant. Ces sarcophages sont de fabrication locale et de style égyptien. Moshe Dayan s'est emparé de la plupart d'entre eux avant que le cimetière ne fasse l'objet de fouilles par Trude Dothan et Itzhaq Beit-Arieh[1]. Certains sont conservés au Musée d'Israël, au Musée Hecht et au Musée des pays de la Bible.
À la suite de la guerre des Six Jours, en 1967, l'armée israélienne prend le contrôle de la bande de Gaza. Au lendemain de la guerre, le général Moshe Dayan pille divers sites archéologiques, y compris un cimetière de l'Âge de bronze à Deir al-Balah[2]. Le cimetière est découvert par un fermier local qui déblaie des dunes de sable. L'agriculteur contacte Dayan, connu pour être à la recherche d'antiquités[3].
Dayan a mené des fouilles illégales dans au moins 35 sites, surtout dans les années 1960 et 1970[4],[5]. Environ quarante sarcophages anthropoïdes de terre cuite ont été retirés illégalement du cimetière de Deir al-Balah avant que les premières fouilles scientifiques ne soient conduites par des archéologues en 1972. Nombre d'entre eux ont intégré la collection privée de Dayan[6]. L'archéologue Raz Kletter décrit Dayan comme « un voleur d'antiquités, qui n'a jamais acquis ni manifesté le moindre intérêt pour le savoir scientifique, comme les méthodes de fouille, la datation, la stratigraphie, etc. »[7].
La Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé interdit les fouilles dans des territoires occupés, sauf aux fins d'archéologie préventive[8]. Une fouille préventive menée conjointement par Trude Dothan et Itzhaq Beit-Arieh commence au cimetière en 1972[9].
Après la mort de Dayan, sa veuve vend sa collection au Musée d'Israël pour un million de dollars. Lawrence Tisch avance la majeure partie de la somme par le biais d'une donation au musée. Ce fait suscite un débat sur la moralité de l'acquisition d'antiquités volées. La collection comprend vingt-trois des sarcophages de Deir al-Balah[3]. D'autres sarcophages font partie des collections du Musée Hecht à Haïfa, du musée des pays de la Bible à Jérusalem, et du Musée archéologique de Jordanie (en) à Amman[10],[11].
