Satellite ballon
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Un satellite ballon (appelé occasionnellement « satelloon », nom de marque appartenant à la société G.T. Schjeldahl Company de Gilmore Schjeldahl) est un satellite gonflé au gaz après sa mise en orbite.
| Satellite | Date de lancement (UTC) | Date de rentrée | Masse (kg) | Diamètre (m) | NSSDC ID | Nation | Usage |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Beacon 1 | à 03:21 | (échec au lancement) | 4.2 | 3.66 | 1958-F18 | États-Unis | ado |
| Beacon 2 | à 00:31:00 | (échec au lancement) | 4.2 | 3.66 | 1959-F07 | États-Unis | ado |
| Echo 1 | à 09:36:00 | 180 | 30.48 | 1960-009A | États-Unis | pcr, ado, spc, tri | |
| Explorer 9 | à 13:12:00 | 36 | 3.66 | 1961-004A | États-Unis | ado | |
| Explorer 19 (AD-A) | à 18:43:00 | 7.7 | 3.66 | 1963-053A | États-Unis | ado | |
| Echo 2 | à 13:55:00 | 256 | 41 | 1964-004A | États-Unis | pcr, tri | |
| Explorer 24 (AD-B) | à 17:17:00 | 8.6 | 3.6 | 1964-076A | États-Unis | ado | |
| PAGEOS | à 00:14:00 | 56.7 | 30.48 | 1966-056A | États-Unis | tri | |
| PasComSat (OV1-8) | à 02:10:02 | 3.2 | 9.1 | 1966-063A | États-Unis | pcr | |
| Explorer 39 (AD-C) | à 20:12:00 | 9.4 | 3.6 | 1968-066A | États-Unis | ado | |
| Mylar Balloon | à 00:11:00 | 1er septembre à 1981 | 0.8 | 2.13 | 1971-067F | États-Unis | ado |
| Qi Qiu Weixing 1 | à 00:53:00 | 4 | 3 | 1990-081B | Chine | ado | |
| Qi Qiu Weixing 2 | à 00:53:00 | 4 | 2.5 | 1990-081C | Chine | ado | |
| Naduvaniy gazovoy balloon | (?), depuis la station Mir[1] | 1986-017FJ | Russie | ||||
| Orbital Reflector (en) | États-Unis | Œuvre d'art | |||||
Abréviations :
- pcr = réflecteur de communication passif, le satellite réfléchit les signaux micro-ondes.
- ado = observations de la densité atmosphérique
- spc = calculs de la pression solaire, estimation de l'impact du vent solaire sur l'orbite.
- tri = triangulation par satellite, mesurant la surface de la Terre.
Satellites ballon Echo 1 et 2
Le premier corps volant de ce type a été Echo 1, lancé le sur une orbite haute de 1 600 km par les États-Unis. Il avait à l'origine une forme sphérique de 30 mètres de diamètre, avec une coque en plastique mince (en Mylar) recouverte de métal. Il a servi de test pour un satellite de communication et géodésique « passif ».
L'un des premiers contacts radio utilisant le satellite a réussi à relier la côte est des États-Unis et la Californie sur une distance de près de 80 000 km. En 1968, au moment où Echo 1 a brûlé dans l'atmosphère, les mesures de son orbite effectuées par plusieurs dizaines de stations terriennes avaient permis d'augmenter d'un facteur dix notre connaissance de la forme précise de la planète.
Son successeur fut Echo 2, sphère de 41 m de diamètre construit de la même manière et en orbite de 1964 à 1969 environ. Ce satellite a fait le tour de la Terre sur une orbite 400 kilomètres plus basse, non pas à un angle de 47° semblable à celui de Echo 1, mais sur une orbite polaire avec un angle moyen de 81°. Cela a permis d'établir des contacts radio et des mesures à des latitudes plus élevées. Trente à cinquante stations terriennes professionnelles, ainsi que près de deux cents astronomes amateurs de la planète dans des stations « Moonwatch » ont participé aux vérifications de l'orbite d'Echo 2 pour déterminer les perturbations de son orbite et du champ gravitationnel de la Terre. Ces astronomes ont contribué à environ la moitié de toutes les observations.
Gamme d'ondes radio, visibilité
Le théorème de Pythagore nous permet de calculer facilement à quelle distance un satellite est visible s'il se trouve à une certaine hauteur du sol. On peut déterminer qu'un satellite placé sur une orbite de 1500 kilomètres se lève et se couche lorsque la distance horizontale est de 4600 kilomètres, l'atmosphère pouvant faire légèrement varier ce chiffre. Ainsi, si deux stations de radio sont distantes de 9000 kilomètres (5 600 mi) et que le satellite se trouve entre elles, des échanges de signaux radios sont possibles si ceux-ci sont suffisamment puissants.
La visibilité optique est toutefois inférieure à celle des ondes radio, car :
- le satellite doit être éclairé par le Soleil
- l'observateur a besoin d'un ciel sombre (c'est-à-dire qu'il doit être dans l'ombre de la Terre au crépuscule ou la nuit)
- la luminosité d'une sphère dépend de l'angle entre la lumière incidente et l'observateur (voir les phases de la Lune)
- la luminosité d'une sphère est très réduite à l'approche de l'horizon, l'extinction atmosphérique engloutissant jusqu'à 90% de la lumière
Malgré cela, il n'y a aucun problème à observer un corps volant tel que Echo 1 à des fins précises de géodésie par satellite, jusqu'à une élévation de 20°, ce qui correspond à une distance de 2 900 km. En théorie, cela signifie que des distances allant jusqu'à 5 000 kilomètres entre les points de mesure peuvent être « reliées ». En pratique des distances jusqu'à 3000/4000 km ont été utilisées.
