Satiâh
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| Satiâh | |||||
Thoutmôsis III et sa famille, Satiâh est au milieu, derrière Mérytrê-Hatchepsout et avant Nebtou | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
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| Transcription | Sȝt-Jˁḥ | ||||
| Période | Nouvel Empire | ||||
| Dynastie | XVIIIe dynastie | ||||
| Famille | |||||
| Père | Ahmès Pen-Nekhbet[1] ? | ||||
| Mère | Ipou | ||||
| Conjoint | Thoutmôsis III | ||||
| Enfant(s) | Amenemhat ? | ||||
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Satiâh[Note 1] est une reine d’Égypte de la XVIIIe dynastie, première grande épouse royale de Thoutmôsis III.
Ses titres sont : « Épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t) et « Grande épouse du roi » (ḥ.mt-nsw.t-wr.t)[2]. Le titre d'« Épouse de Dieu » (ḥm.t-nṯr) lui est également donné par certains chercheurs[2], mais elle n'a en réalité jamais porté ce titre ; son nom n'est associé à ce titre que sur la stèle CG 34013 sur laquelle son nom a été regravé fautivement à l'époque ramesside[3],[4].
Satiah est attestée à plusieurs endroits[5] :
- à Abydos :
- une table d'offrance dédiée par le Prêtre-lecteur Therikiti ; le texte mentionne sa mère, la « nourrice du dieu » Ipou[6],
- une tête de hache votive en bronze ou en cuivre (aujourd'hui au musée égyptien du Caire)[7],
- au temple de Montou à Tôd, une statue de la reine a été dédiée par Thoutmôsis III après sa mort ; la statue se trouve aujourd'hui au musée égyptien du Caire[8],
- un fragment de stèle en grès découvert dans le temple des millions d'années du roi à Thèbes-Ouest, sur lequel elle se dresse derrière Amon-Min « qui réside dans Heneket-ânkh » (le nom du temple),
- dans l'Akhmenou, dans le temple d'Amon-Rê à Karnak, daté de la fin de l'an 23 ; elle y est figurée trois fois :
- dans le couloir nord, derrière les chapelles de la Héryt-ib, elle est figurée sous la forme d'une statue divine debout,
- dans la salle sokarienne, elle est figurée avec le roi tout en faisant offrande de tissus,
- dans l'une des trois chapelles situées au nord de la Héryt-ib, elle est figurée en statue parmi une procession de statues royales participant à une cérémonie de « renouvellement de la vie »,
- un vase en calcite découvert à Saqqarah, sur lequel son nom est associé à celui du roi,
- un scarabée sans provenance connue,
- deux grands galets en clacire rose de forme ovale, achetés à Louxor en 1914, sur lesquels la reine est « aimée de Neith » pour l'un et « aimée de Serket » pour l'autre,
- sur un pilier de la tombe du roi (KV34), une peinture représente le roi avec derrière lui les reines Mérytrê-Hatchepsout, Satiâh et Nebtou ainsi que fille du roi Néfertari[9].
Une stèle du musée du Caire découverte dans le temple de Ptah à Karnak (CG 34013) montre le nom de la reine regravé, associé au titre d'épouse du dieu, mais il s'agit d'une regravure d'époque ramesside après les dégradations de l'époque amarnienne. Cette regravure semble cependant fautive, le nom de Satiâh n'étant pas celui inscrit à l'origine, mais plutôt celui de Mérytrê-Hatchepsout[4].