Sobeknakht II

From Wikipedia, the free encyclopedia

TranscriptionSbk-nḫt
Décèsvers 1570 avant J.-C.
DynastieXVIe ou XVIIe dynastie
Sobeknakht II
Image illustrative de l’article Sobeknakht II
Sobeknakht II et son épouse, sur une peinture dans sa tombe. Dessin de J.J. Taylor.
Nom en hiéroglyphe
S29D58V31A24
Transcription Sbk-nḫt
Décès vers 1570 avant J.-C.
Période Deuxième période intermédiaire
Dynastie XVIe ou XVIIe dynastie
Fonction principale nomarque
Prédécesseur Sobeknakht Ier
Successeur Sobeknakht III
Famille
Grand-père paternel Aÿmérou
Père Sobeknakht Ier
Mère Néférou
Conjoint Reditènes
Enfant(s) Sobeknakht III
Deuxième conjoint Ta-Inty
Enfants avec le 2e conjoint ♀ Ta-Hénout
♀ Sobeknakht
Sépulture
Nom T10 = Tombe 66
Type Tombe
Emplacement El Kab

Sobeknakht II, mort vers le début du XVIe siècle av. J.-C., est un nomarque, gouverneur régional de l'Égypte antique. Il est le gouverneur d'El Kab, et un défenseur de la dynastie thébaine, la XVIe ou la XVIIe dynastie, contre les envahisseurs koushites, au cours de la Deuxième Période intermédiaire.

Sa tombe présente d'importants textes documentaires sur cette période, et une riche décoration.

Sobeknakht II fait illustrer sa tombe par l'artiste Sedjemnetjerou, qui se représente ici. Dessin de J.J. Taylor.

On ne sait pas grand-chose de la vie de Sobeknakht II. Il était le fils de Sobeknakht Ier et de la dame Néférou et son successeur au poste de gouverneur, ou « nomarque », d'El Kab. Son père Sobeknakht a acheté cette charge auprès d'un parent (son demi-frère ?[1]) appelé Kebsi, qui la possédait depuis plusieurs générations, et qui l'a revendue afin de régler ses dettes personnelles. Cette transaction est documentée par la Stèle juridique du Caire, qui a été façonnée et érigée pour commémorer cette transaction, au cours de l'année 1 du pharaon thébain Souadjenrê Nebiryraou de la XVIIe dynastie[2].

Une importante inscription historique est figurée sur les parois de la tombe[note 1] : elle relate une invasion massive des Koushites de Nubie sur la petite et faible cité de Thèbes de la XVIe ou XVIIe dynastie. D'après le texte, cette invasion koushite a été repoussée de manière décisive par une contre-attaque menée par ce gouverneur Sobeknakht II alors âgé. L'inscription souligne également le rôle important de Sobeknakht II dans la protection de la dynastie thébaine contre sa destruction au cours de cette période tumultueuse[3],[4].

Les éléments de sa tombe indique que son successeur en tant que gouverneur d'El Kab est son propre fils Sobeknakht III, fils de son épouse la dame Reditènes. D'une autre épouse, l'« ornement du roi » Ta-Inty, il a eu deux filles, les « ornements du roi » Ta-Hénout et Sobeknakht[1].

Sobeknakht II meurt vers le début du XVIe siècle av. J.-C.. Il est enterré dans la tombe T10[note 2] à El Kab, qui est l'une des tombes les plus richement décorées de la Deuxième Période intermédiaire égyptienne[5].

Rôle dans les datations

Les inscriptions de cette tombe, conjuguées avec l'inscription de la Stèle juridique du Caire concernant la même famille, permettent de préciser les datations d'une période peu documentée.

Cette stèle, en effet, ne se contente pas de refléter les modalités de la transaction financière de l'achat de la charge de gouverneur d'El Kab par le père de Sobeknakht II en l'an 1 du roi thébain Souadjenrê Nebiryraou, elle contient aussi la lignée généalogique des titulaires antérieurs de cette charge, en accompagnant parfois la mention d'un événement avec l'indication du règne, et de l'année de règne au cours duquel l'événement s'est produit. Elle stipule en particulier que Kebsi a hérité du titre de gouverneur de son père Aÿmérou lorsque celui-ci a hérité du vizirat de son père Aÿ. Or, comme Aÿmérou devient gouverneur d'El Kab en l'an 1 du roi Merhoteprê de la XIIIe dynastie[2],[6],[1]. Cela signifie qu'une période de seulement deux générations familiales, soit environ quarante à soixante ans au plus, sépare l'an 1 du roi Merhoteprê pendant la XIIIe dynastie, de l'an 1 du roi thébain Souadjenrê Nebiryraou, qui se voit attribuer un règne de vingt-six ans selon le Canon royal de Turin[2].

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI