Sato Kilman
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| Sato Kilman | |
Sato Kilman, en 2013. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Premier ministre de Vanuatu | |
| – (1 mois et 2 jours) |
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| Président | Nikenike Vurobaravu |
| Gouvernement | Kilman VI |
| Prédécesseur | Ishmael Kalsakau |
| Successeur | Charlot Salwai |
| – (8 mois) |
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| Président | Baldwin Lonsdale |
| Gouvernement | Sato Kilman V |
| Prédécesseur | Joe Natuman |
| Successeur | Charlot Salwai |
| – (1 an, 8 mois et 25 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Président | Iolu Abil |
| Gouvernement | Sato Kilman III et IV |
| Prédécesseur | Edward Natapei (intérim) Lui-même |
| Successeur | Ham Lini (intérim) Moana Carcasses Kalosil |
| – (1 mois et 3 jours) |
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| Président | Iolu Abil |
| Gouvernement | Sato Kilman II |
| Prédécesseur | Serge Vohor |
| Successeur | Edward Natapei (intérim) Lui-même |
| – (4 mois et 22 jours) |
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| Président | Iolu Abil |
| Gouvernement | Sato Kilman I |
| Prédécesseur | Edward Natapei |
| Successeur | Serge Vohor |
| Vice-Premier ministre de Vanuatu Ministre du Commerce et de l'Industrie | |
| – (11 mois et 27 jours) |
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| Premier ministre | Edward Natapei |
| Prédécesseur | Ham Lini (vice-Premier ministre) James Bule (Commerce) |
| Successeur | Ham Lini |
| Vice-Premier ministre de Vanuatu Ministre des Affaires étrangères | |
| – (2 ans, 7 mois et 18 jours) |
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| Premier ministre | Ham Lini |
| Prédécesseur | Ham Lini (vice-Premier ministre) Marcellino Pipite (Affaires étrangères) |
| Successeur | Edward Natapei (vice-Premier ministre) George Wells (Affaires étrangères) |
| Président du Parti progressiste populaire | |
| En fonction depuis (24 ans) |
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| Prédécesseur | Poste créé |
| Député représentant Malekula | |
| En fonction depuis le (29 ans, 9 mois et 21 jours) |
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| Réélection | 6 mars 1998 2 mai 2002 6 juillet 2004 2 septembre 2008 30 octobre 2012 |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Meltek Sato Kilman Livtunvanu |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Malekula, Nouvelles-Hébrides |
| Nationalité | vanuataise |
| Parti politique | Parti progressiste mélanésien (1995-2001) Parti progressiste populaire (depuis 2001) |
| Profession | Commissaire de police |
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| Premiers ministres de Vanuatu | |
| modifier |
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Meltek Sato Kilman Livtunvanu, dit Sato Kilman[1], né le à Malekula dans le Condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides[2], est un homme d'État vanuatais. Il est le président et fondateur du Parti progressiste populaire (PPP) depuis 2001 et représente l'île de Malekula au Parlement. Il est Premier ministre du Vanuatu de à (invalidé), de mai à (invalidé), de à , de à , puis à nouveau de septembre à octobre 2023.
À l'âge de 19 ans, en 1977, alors que se profile l'indépendance du pays, Sato Kilman entame une carrière dans la police coloniale britannique, avec le grade de caporal. En 1984, quatre ans après l'indépendance, il est nommé commandant de la Vanuatu Mobile Force, les forces paramilitaires au sein de la police, dans ce pays sans armée. En 1986, il devient vice-Commissaire de la Police, puis Commissaire de la Police (à la tête des forces de police) en 1992. L'année suivante, il est remercié de ses fonctions, et entame une carrière d'homme d'affaires, dans l'exploitation forestière[2].
Du PPM au PPP
Sato Kilman est élu pour la première fois au Parlement du Vanuatu pour Malekula en 1995, sous les couleurs du Parti progressiste mélanésien (PPM) de Barak Sopé (devenu Premier ministre en 1999), dont il est vice-président. Il est nommé Ministre du Programme de Réformes de fond en 1999[2]. Il rompt avec Sopé, qui touché par un scandale politico-financier, en 2001, démissionne du gouvernement, et aide à faire voter une motion de censure contre lui. Il fonde alors son propre mouvement, le Parti progressiste populaire (PPP), ou People's Progressive Party. Il critique alors la classe politique au pouvoir pour, selon lui, ses faibles prises de position par le passé, sa faible autorité et sa corruption, et cite comme principale raison l'ayant pousser à créer le PPP la « croyance en ce que le progrès politique et économique peut uniquement être obtenu à travers des réformes au sein de la structure de domination des partis et des mesures politiques ». Il met l'accent sur le renouvellement de la classe politique, en intégrant dans sa direction de nombreux jeunes et des femmes, et sur sa moralisation[3].
Un allié du VP
Il s'associe ensuite dans la nouvelle majorité dominée par le Vanua'aku Pati (VP) d'Edward Natapei, successeur de Barak Sopé au poste de Premier ministre. Il forme une plateforme commune avec le VP et le Parti fren mélanésien francophone lors des élections législatives du [4]. Il est nommé ministre de l'Agriculture[2].
Aux élections législatives suivantes, le , le PPP de Kilman remporte un certain succès et augmente considérablement sa représentation, obtenant 4 des 52 sièges du Parlement. Il soutient alors la coalition de gauche formée entre le Parti national unifié (PNU, 10 sièges) de Ham Lini et le VP d'Edward Natapei. Mais c'est pourtant Serge Vohor, chef de la conservatrice et francophone Union des partis modérés (UPM), qui est élu Premier ministre le , avec 28 voix contre 24 à Ham Lini. Ce dernier finit par s'allier avec Vohor dans un gouvernement d'unité nationale le , laissant de fait à Sato Kilman le poste de chef de l'opposition.
Un poids lourd au Parlement
Chef de l'opposition au gouvernement Vohor
Sato Kilman concentre ses attaques contre les tentatives de Serge Vohor d'établir des relations diplomatiques avec Taïwan. La République populaire de Chine offre depuis longtemps des aides économiques fructueuses au Vanuatu contre la non-reconnaissance officielle de la République de Chine, aux yeux de Pékin. Le changement décidé par Vohor seul le provoque un séisme dans la classe politique vanuataise et Kilman demande l'arrestation de représentants taïwanais qui, selon lui, menacent de dicter la politique étrangère du Vanuatu. Puis il dépose une motion de censure sur la question, que Serge Vohor tente d'invalider en estimant inconstitutionnel de tenter de renverser un gouvernement durant sa première année en exercice mais que la Cour suprême accepte dans un jugement rendu le . La censure est adoptée trois jours plus tard, et Ham Lini est élu à la tête du nouveau gouvernement.
Vice-Premier ministre de Ham Lini
Sato Kilman, fort d'avoir réussi à faire chuter l'administration précédente, devient vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du au , dans le gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre Ham Lini[5]. L'une des premières décisions de ce cabinet est d'interrompre les relations diplomatiques avec Taipei et de rétablir pleinement celles avec la République populaire de Chine, que Kilman est chargé de réchauffer.
Toutefois, en , trois des quatre députés du PPP (Noel Tamata de Pentecôte, Dunstan Hilton de Torba qui est lui aussi ministre et Malon Hopsmander de Malekula) sont accusés de fraude bancaire, Sato Kilman étant alors le seul élu du parti à échapper à tout soupçon. Les trois hommes sont suspendus du Parlement, et le mouvement est exclu du gouvernement : Kilman perd ainsi son poste et se retrouve isolé. Tamata et Hilton sont par la suite acquittés, mais Hopsmander est reconnu coupable de complicité dans un acte de contrefaçon, et condamné à quinze mois de prison - ternissant l'image du parti qui se voulait irréprochable[5].
De nouveau figure de l'opposition
Kilman fut réélu député lors des élections législatives du et son parti, avec 1 978 suffrages (4,92 % des voix), retrouve quatre sièges au Parlement (outre Kilman, Dunstan Hilton retrouve son siège à Torba et sont élus pour la première fois David Areiasuv pour Paama et James Ngwango pour Ambae). Il forme ensuite le « Bloc de l'Alliance » avec tous les petits partis de cette assemblée (dont surtout la Confédération verte mais aussi des indépendants comme Ralph Regenvanu) pour servir de troisième force entre la majorité formée en autour du VP d'Edward Natapei (redevenu Premier ministre), du PNU de Ham Lini et de l'UPM de Serge Vohor d'une part, et le Parti républicain de Vanuatu (PRV) de Maxime Carlot Korman qui prend la tête de l'opposition d'autre part.
En , il devint officiellement chef de l'Opposition parlementaire. Son « Bloc de l'Alliance » étant désormais fort de 11 députés, il peut ainsi déloger de cette position Maxime Carlot Korman, qu'il accuse de plus de traiter en coulisse pour intégrer la majorité[6] (ce qui est fait au mois de juin de la même année, Carlot Korman obtenant alors la présidence du Parlement).
Vice-Premier ministre de Natapei
En , toutefois, le Premier ministre Edward Natapei provoque un renversement d'alliance au sein de sa majorité et remanie son gouvernement le 5 décembre suivant : il en exclut le Parti national unifié (touché par plusieurs scandales) ainsi que le Parti républicain, accusant ces partis de préparer une motion de censure contre lui, et s'associe désormais avec le « Bloc de l'Alliance » dont le nombre de membres est passé à 16 parlementaires. Kilman devint ainsi vice-Premier ministre et Ministre du Commerce et de l'Industrie[7],[8],[9].