Satsuki Katayama
personnalité politique japonaise
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Satsuki Katayama (片山 さつき, Katayama Satsuki), née le à Saitama, est une femme politique japonaise, membre du Parti libéral-démocrate. Elle est élue à la Chambre des représentants de 2005 à 2009, membre de la Chambre des conseillers depuis 2010, ministre de l'Égalité Homme-Femme dans le gouvernement Abe IV de 2018 à 2019 et ministre des Finances dans le gouvernement Takaichi depuis le . C'est la première femme à ce poste au Japon.
| Satsuki Katayama 片山 さつき | |
Satsuki Katayama en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre japonaise des Finances | |
| En fonction depuis le (6 mois et 13 jours) |
|
| Premier ministre | Sanae Takaichi |
| Gouvernement | Takaichi I et II |
| Prédécesseur | Katsunobu Katō |
| Ministre d'État chargée de l'Égalité Homme-Femme, de la cohésion des territoires et des réglementations | |
| – (11 mois et 9 jours) |
|
| Premier ministre | Shinzō Abe |
| Gouvernement | Abe IV |
| Prédécesseur | Seiko Noda |
| Successeur | Seiko Hashimoto (Égalité des sexes) |
| Conseillère du Japon | |
| En fonction depuis le (15 ans, 9 mois et 23 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | 10 juillet 2016 10 juillet 2022 |
| Circonscription | Représentation proportionnelle |
| Législature | 22e, 23e, 24e, 25e, 26e et 27e |
| Représentante du Japon | |
| – (3 ans, 11 mois et 19 jours) |
|
| Élection | 11 septembre 2005 |
| Circonscription | 7e circonscription de Shizuoka |
| Législature | 44e |
| Secrétaire parlementaire chargée de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie | |
| – (10 mois et 24 jours) |
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| Premier ministre | Jun'ichirō Koizumi |
| Gouvernement | Koizumi III |
| Prédécesseur | Kōichi Hirata (ja) et Akihiko Yamamoto (ja) |
| Successeur | Michiyo Takagi et Masaji Matsuyama (ja) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saitama (Japon) |
| Nationalité | Japonaise |
| Parti politique | Parti libéral-démocrate |
| Conjoint | Yōichi Masuzoe (1986-1989) Ryūtarō Katayama (depuis 1990) |
| Diplômée de | Université de Tokyo |
| Site web | Site officiel |
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Biographie
Jeunesse et études
Satsuki Katayama est née le dans le quartier Urawa-ku de la ville de Saitama. Elle obtient ensuite un Bachelor of Laws à l'université de Tokyo, où elle est élue « Miss Université de Tokyo »[1],[2]. Elle entre alors au ministère des Finances sous Michio Watanabe[1]. En 1984, elle étudie à l'École nationale d'administration en France comme étudiante du cycle international[3].
Carrière politique

Débuts en politique
En 2005, elle est élue pour la première fois à la Chambre des représentants et obtient également le poste de secrétaire parlementaire chargée de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie[4],[5]. Elle fait ainsi partie des 83 enfants de Koizumi, de jeunes députés élus pour la première fois en 2005 sous la tutelle du Premier ministre japonais de l'époque[6], Jun'ichirō Koizumi[7]. Ce dernier la considère d'ailleurs comme « la Madonna des réformes »[7].
Elle est néanmoins battue lors des élections législatives de 2009, comme 72 autres enfants de Koizumi. Elle déclare alors à l'issue de sa défaite, que ce revers électoral représente une « lutte contre les idées véhiculées par Koizumi »[7]. Katayama effectue néanmoins un retour à la Diète du Japon en 2010, à l'issue des élections à la Chambre des conseillers de la même année[8]. Elle se décrit en 2011 comme une « orpheline réfugiée de guerre »[9].
Entrée au gouvernement
Il est envisagé qu'elle soit candidate au poste de gouverneur de Tokyo lors des élections de 2014, au même titre que Yōichi Masuzoe, son ex-mari[10]. Bien que ce dernier soit finalement choisi comme candidat par le Parti libéral-démocrate, Shinzō Abe souhaite avant tout le soutien de Katayama pour la candidature de son ex-mari, soutien qu'elle donne avec difficulté à la suite des scandales accusant Masuzoe de ne pas payer la pension de son enfant handicapé conçu hors mariage[11]. Elle joue également un rôle début 2018 dans la crise de la pénurie de crèches[12].
En , elle est nommée au gouvernement Abe IV comme ministre d'État chargée de l'Égalité Homme-Femme et de la Cohésion des territoires, ainsi que ministre chargée de la Régulation des réformes[13], la seule femme de ce gouvernement[14],[15], soit le nombre le plus bas depuis qu'Abe est redevenu Premier ministre en 2012[16],[17].
Le , elle devient la première femme de l'histoire moderne du Japon à assister à une intronisation d'empereur, celle de Naruhito[18],[19].
Ère post-Abe
Après la démission de Shinzō Abe pour des raisons de santé, son gouvernement prend fin. Katayama redevient alors parlementaire, et est nommée à la tête d'un comité visant à promouvoir l'attractivité japonaise, notamment à la suite de la fuite de nombreuses entreprises de Hong Kong[20]. Elle est réélue en 2022 à son poste de conseillère du Japon[8].
Proche de Sanae Takaichi, successeur désignée d'Abe, elle soutient cette dernière lors des élections à la présidence du PLD en 2025, à la suite de la démission de Shigeru Ishiba[21], et est particulièrement impliquée dans la campagne électorale de cette dernière[22]. Une fois élue Première ministre, Takaichi la nomme ministre des Finances dans son gouvernement le , faisant ainsi de Katayama la première femme à accéder à ce poste[23].
Prises de position
Katayama se déclare méfiante au regard de l'acceptation des personnes transgenres dans la société japonaise, et fait partie d'une ligue parlementaire visant à protéger certains espaces, comme les vestiaires ou les toilettes, et à les réserver à ce qu'elle considère être des femmes biologiques[24],[25]. Elle milite également pour un durcissement des conditions préalables pour les procédures chirurgicales de changement de sexe[26].
Comme plusieurs personnalités du PLD et du gouvernement Abe, elle est associée au lobby révisionniste Nippon Kaigi[27]. Elle est favorable à la visite par les membres du gouvernement du sanctuaire Yasukuni, sanctuaire shinto, considéré par certains comme l'un des symboles nationalistes du Japon, mais également de son passé colonialiste[28].
Vie privée
Satsuki Katayama épouse en 1986 Yōichi Masuzoe, un professeur de sciences politiques, qu'elle rencontre alors qu'elle travaille au ministère des Finances. Ils divorcent néanmoins en 1989 et se remarient chacun de leur côté[29].
Controverses
Seulement deux semaines après sa nomination[À quoi ?], elle est accusée d'avoir utilisé son influence de femme politique pour exonérer d'impôts un commerçant en 2015[30]. Elle nie fortement ces accusations, accusant un rapport présentant des faits erronés et poursuit pour diffamation le magazine l'accusant[31].