Schlémil
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Schlémil est un terme yiddish signifiant un bon à rien, un idiot ou un incompétent profond[1]. Dans l’humour juif c’est un archétype bien connu et ce qu’on appelle les blagues de schlémil nous le montrent en train de tomber dans les situations les plus invraisemblables[2]. Le schlemazel est un autre mot proche de la culture yiddish qui désigne une personne victime de malchance incessante[3],[4].

Dans leur Petite histoire des Juifs les frères Tharaud ont donné cette définition : « Le schlémil, c’est, dans le ghetto, le maladroit, le malchanceux qui laisse toujours tomber sa tartine sur le côté beurré, celui dont on dit que, s’il faisait des cercueils, les hommes s’arrêteraient de mourir, ou que, s’il vendait de la chandelle, la nuit n’arriverait jamais. » Cependant ils ajoutent : « Mais attention! Ce Schlémil est un Juif tout de même, et maintes fois sa maladresse, sa maladresse juive finit par vaincre les obstacles devant lesquels auraient échoué tous les efforts d’un autre homme... »[5].
Schlémil est également l’un des personnages dans les contes d’Hoffmann, de Jacques Offenbach. Dans l’acte III, il est le courtisan éconduit à Venise par Giuletta. Jalousement amoureux d’elle, il en est aussi une victime puisqu’il y a perdu son ombre. Ainsi, il cherche à repousser Hoffmann, qui ne veut rien entendre, de sa folle passion pour Giulietta. Il est provoqué finalement en duel puisqu’il dispose des clefs qui ouvre l’appartement de Giuletta mais est finalement tué par Hoffmann.