Scolacium
établissement humain, Borgia, Catanzaro, Calabre, Italie
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Scolacium ou Skylletion, ville de Cassiodore, dit aussi Scylletium, Scylacium, Scolatium, Scyllaceum, Scalacium, ou Scylaeium en latin (grec ancien : Σκυλλήτιον pour Étienne de Byzance et Strabon ou Σκυλάκιον pour Claude Ptolémée) puis successivement Minervium et Colonia Minervia fut une ancienne cité côtière de la Grande-Grèce. Son histoire est millénaire et traverse les époques et les peuples sous la domination des Bruttiens, des Grecs, des Romains, des Byzantins, des Sarrasins et des Normands. Les vestiges de cette cité sont localisées sur la côte ionienne, dans le Golfe de Squillace, sur le territoire de la Roccelletta di Borgia (frazione de la commune de Borgia). Ces vestiges sont devenues un parc archéologique en 1982. Des traces de la cité de Scolacium furent retrouvées à Caminia, frazione de la commune de Stalettì, à Catanzaro Lido et à Germaneto (quartier de la ville de Catanzaro). L'actuelle ville et commune de Squillace doit son nom à cette cité.
| Parc archéologique de Scolacium Skylletion, Colonia Minervia | |
Étendue supposée de la cité de Scolacium. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | Catanzaro |
| Commune | Borgia |
| Cité antique | |
| Coordonnées | 38° 48′ 33″ nord, 16° 35′ 44″ est |
| Superficie | 35 ha |
| modifier |
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Histoire
Origines grecques
La fondation de Skylletion s'inscrit dans le processus de colonisation grecque en Grande-Grèce (Magna Graecia), probablement au milieu du VIe siècle av. J.-C., bien que des traditions mythologiques rapportées par des auteurs anciens comme Strabon l'attribuent à des colons athéniens menés par Ménesthée au retour de la guerre de Troie, ou directement à Ulysse.
Le site, implanté sur le golfe de Squillace (anciennement Sinus Scylleticus), bénéficiait d'une position stratégique au point le plus étroit de la péninsule calabraise, favorisant les échanges maritimes avec les cités voisines comme Kroton ou Lokroi. Les vestiges grecs sont relativement discrets en raison des superpositions romaines ultérieures, mais comprennent des éléments du théâtre adossé à une colline naturelle, des traces d'urbanisme hellénistique et des monnaies archaïques, indiquant une économie basée sur l'agriculture et le commerce côtier sans rôle hégémonique marqué dans la région[1],[2].
Période romaine républicaine
En 123-122 av. J.-C., les Romains établissent la colonie de Minervia Scolacium sur le site grec, dans le cadre des réformes agraires des Gracques, qui visaient à répartir les terres conquises et à installer des vétérans pour consolider le contrôle territorial en Bruttium.
Cette déduction coloniale, l'une des rares documentées pour l'époque (avec Taranto et Capua), impliquait une organisation systématique du paysage via la centuriation, un réseau de divisions agraires orthogonales encore visibles dans le cadastre moderne. Le forum, pavé de briques en opus spicatum unique dans le monde romain, servait de centre administratif, tandis que des infrastructures portuaires soutenaient le commerce méditerranéen. Des inscriptions et monnaies attestent d'une intégration progressive des éléments locaux dans la structure romaine, marquant une phase de romanisation intensive[3],[4].
Apogée impérial
Sous l'Empire romain, la colonie est refondée par Nerva (96-98 apr. J.-C.) sous le nom de Colonia Minervia Nervia Augusta Scolacium, initiant une période de prospérité accrue avec la construction d'un amphithéâtre elliptique (unique attesté en Calabre, capacité estimée à 3 000 ou 4 000 spectateurs), de thermes publics alimentés par des aqueducs souterrains, et de nécropoles étendues le long des voies d'accès.
Reliée à la Via Popilia, la ville fonctionnait comme un hub commercial pour l'export de céréales, vin et huile d'olive vers Rome. Cassiodore, érudit romain né à Scolacium vers 485, y fonde le monastère de Vivarium au VIe siècle, un centre intellectuel dédié à la copie de manuscrits classiques et chrétiens, contribuant à la transmission du savoir antique au Moyen Âge. Des mosaïques géométriques et des statues en marbre local illustrent l'opulence de cette phase, jusqu'au IIIe siècle[5],[6].
Antiquité tardive
À partir du IVe siècle, Scolacium entre en déclin progressif, influencé par des phénomènes de paludisme côtier dus à des changements tectoniques et sédimentaires, ainsi que par les migrations germaniques et les crises économiques impériales. La population migre partiellement vers les hauteurs voisines, comme Squillace.
La nécropole sud, datée des Ve – VIIe siècle et excavée entre 2014 et 2016, révèle 44 tombes sur 200 m2, avec une distinction entre inhumations individuelles et collectives . La sectorisation dédiée aux défunts immatures (enfants et adolescents) suggère des pratiques funéraires reflétant des hiérarchies sociales et des croyances sur l'au-delà dans la Calabre tardo-antique. Des artefacts comme des céramiques importées d'Afrique indiquent des échanges persistants malgré le déclin[7],[8].
Période byzantine
Sous la domination de l'Empire byzantin (VIe – VIIIe siècle), le site conserve une occupation sporadique, transformée en zone rurale avec des fortifications mineures pour se défendre contre les incursions lombardes. L'économie repose sur l'agriculture intensive, notamment la production de vin et de céréales, soutenue par des échanges avec Constantinople. Des productions céramiques locales, comme des amphores et des poteries communes, témoignent d'une continuité artisanale dans le moyen Ionio calabrais, tandis que le monastère de Vivarium perdure comme foyer culturel jusqu'au VIIe siècle. Des traces de métallurgie et de constructions en bois indiquent une adaptation à un contexte post-urbain, marqué par des réformes fiscales impériales et des conflits avec la Papauté sur le contrôle des ressources[9],[10].
Période normande et abandon
Au XIe siècle, avec la conquête normande de la Calabre, le territoire est intégré dans un réseau défensif chrétien, culminant avec la construction de la Basilique Santa Maria della Roccella (milieu du XIIe siècle) sur des vestiges romains et byzantins. Cet édifice de style roman normand servait de lieu de culte et de repère territorial. Cette phase marque la fin d'une occupation significative, le site tombant progressivement dans l'oubli en raison de changements climatiques, de la sismicité et du dépeuplement rural. Au Moyen Âge tardif, le territoire appartient à l'évêché de Squillace, puis passe à des propriétaires privés[11],[12].
Redécouverte et fouilles modernes
Le site reste méconnu jusqu'au XIXe siècle, lorsque des découvertes fortuites émergent lors de travaux agricoles sur les terres de l'évêché de Squillace, rachetées par la famille Massara de Borgia. En 1891, Vincenzo Massara vend les terres aux enchères à son cousin Emanuele Mazza en raison de difficultés économiques.
Gregorio Mazza autorise les premières inspections archéologiques par Ermanno Arslan dans les années 1960, révélant des artefacts préhistoriques, grecs et romains. L'État italien acquiert une partie du terrain en 1982 pour créer le Museo e Parco archeologico nazionale di Scolacium, laissant aux Mazza une oliveraie et la Casa Massara (XVIIIe siècle). Les fouilles systématiques, menées par des institutions comme l'École française de Rome et des universités italiennes, ont mis au jour des mosaïques, des inscriptions et des structures hydrauliques. Des projets récents intègrent des méthodes géophysiques et numériques pour cartographier le site, soulignant son rôle dans l'étude des colonies gracquiennes et des dynamiques post-antiques[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19].
Urbanisme et topographie
L'urbanisme de Scolacium reflète une évolution d'un modèle grec initial vers un plan romain structuré, adapté à la topographie littorale du golfe de Squillace[2]. Située sur une plaine alluviale présentant une inclinaison vers la mer Ionienne, la cité antique s'est développée en intégrant des contraintes naturelles telles que les risques d'impaludement et les variations tectoniques propres à l'arc calabrais[20]. Cette organisation spatiale illustre les principes de la colonisation romaine en Italie méridionale, caractérisés par une rationalisation du territoire et une intégration d'infrastructures techniques[4].
Tracé urbain et centuriation
Le tracé urbain témoigne de la transition d'un plan hippodamien grec — hérité de l'époque de Skylletion (VIe – IVe siècle av. J.-C.) — à un schéma romain rigoureux lors de la fondation de la colonie Minervia Scolacium en 123-122 av. J.-C., dans le cadre des réformes des Gracques[21]. Ce plan orthogonal est centré sur le decumanus maximus, une voie principale d'une largeur d'environ 7 mètres, pavée de basoli (blocs de granit compact). Ce dernier coïncide avec un tronçon de la Via Popilia, axe majeur reliant Reggio à Capoue[22]. Les rues secondaires, cardines, croisent ce decumanus à angle droit per former des îlots rectangulaires (insulae), caractéristiques des colonies provinciales[23].
L'emprise urbaine s'étend sur une superficie estimée à 30 hectares, intégrant des canaux de drainage pour limiter les risques d'inondation[9]. Au-delà de l'enceinte, la centuriation organise le territoire rural en parcelles de 200 iugera (environ 50 hectares), destinées à l'attribution de lots aux colons vétérans[24]. Des traces de ce système cadastral subsistent dans le paysage moderne, confirmant une planification globale visant à stabiliser l'économie agraire du Bruttium[5]. L'élévation progressive du bâti vers l'intérieur des terres souligne une adaptation aux contraintes environnementales, notamment pour contrer l'impaludement progressif durant l'Antiquité tardive[25].
Infrastructures hydrauliques
Les infrastructures hydrauliques de Scolacium démontrent une ingénierie avancée, indispensable à l'approvisionnement d'une colonie prospère[26]. Deux aqueducs principaux, l'un souterrain en maçonnerie et l'autre aérien sur arches, acheminaient l'eau depuis des sources collinaires situées à 5 kilomètres du site[2]. La distribution interne reposait sur des fistulae aquariae (tuyaux en plomb estampillés), dont la gestion administrative était conforme aux réglementations romaines, telles que la lex Quinctia[27].
Le réseau d'assainissement se composait de égouts (cloacae) en opus caementicium, évacuant les eaux usées vers la mer Ionienne[28]. Des bassins de décantation et des nymphées ornementaux complétaient ce système, alliant utilité publique et esthétique urbaine[22]. Cette expertise hydraulique, bien qu'influencée par les modèles hellénistiques, a été optimisée pour répondre aux besoins spécifiques d'une colonie agricole et commerciale[12].
Matériaux et techniques de construction
Les techniques de construction à Scolacium reflètent un usage pragmatique des ressources locales[29]. La brique cuite (laterizio) prédomine pour les murs et les pavements, tandis que le calcaire extrait des carrières environnantes est utilisé pour les fondations. Le forum, d'une surface de 38 mètres sur 81 mètres, présente un pavage en opus spicatum (disposition en arêtes de poisson). Cette technique, employant des briques sesquipédales posées sur un lit de sable, constitue une particularité architecturale destinée à assurer la durabilité du sol face à la sismicité de la région[30].
Les édifices publics, tels que le Capitolium o la Curia, employaient l' opus caementicium revêtu de brique ou di pierre[31]. Les habitations privées utilisaient des techniques mixtes, agrémentées d'enduits peints et de mosaïques en opus tessellatum. Face à l'impaludement tardo-antique, des surélévations de sols et des drains en terre cuite ont été mis en œuvre, témoignant d'une résilience technique des habitants[28]. La production locale de briques ha favorisé l'autonomie économique de la colonie[32].
Parc archéologique de Scolacium
Le parc archéologique de Scolacium, créé en 1982, s'étend sur 35 hectares dans une oliveraie séculaire surplombant le golfe de Squillace, dans la frazione de Roccelletta di Borgia. Géré par la Direzione regionale Musei Calabria, il intègre un musée et des sentiers de visite qui mettent en valeur les vestiges d'une occupation millénaire, depuis le Paléolithique jusqu'au Moyen Âge, avec une emphase sur les structures romaines et médiévales.
Les fouilles systématiques, initiées dans les années 1960, ont révélé un urbanisme complexe, des infrastructures hydrauliques et des espaces funéraires, offrant un témoignage unique sur les transitions culturelles en Calabre méridionale. Le parc combine valorisation archéologique et paysagère, avec des oliveraies préservées et un moulin à huile (frantoio) historique, favorisant une approche interdisciplinaire entre archéologie, histoire et environnement[33],[34].
Basilique Santa Maria della Roccella
La Basilique Santa Maria della Roccella, monument emblématique du parc, représente un témoignage majeur de l'architecture normande en Calabre. Édifiée au milieu du XIIe siècle sur des fondations romaines et byzantines, elle mesure environ 30 mètres de longueur et 20 mètres de largeur, avec une structure à trois nefs séparées par des colonnes et terminée par une abside semi-circulaire.
Les murs périmétriques, en pierre locale et mortier, atteignent jusqu'à 10 mètres de hauteur par endroits, tandis que l'intérieur conserve des traces de voûtes et d'arcs brisés typiques du style roman normand. Les fouilles ont révélé des adaptations successives, y compris des éléments défensifs intégrés au réseau normand pour contrôler le littoral ionien. Endommagée par des séismes, notamment en 1783, la basilique a fait l'objet de consolidations modernes pour préserver sa silhouette imposante au milieu des oliveraies[35],[9].
- Vue de la façade de la basilique.
- La basilique avec Catanzaro en arrière-plan.
- Vue du chevet de la basilique.
- L'intérieur de la basilique.
- Détail de la nef.
Habitations et forum romain
Le forum, cœur administratif et commercial de la colonie, occupe une surface rectangulaire de 38 m sur 81 m, pavée d'un opus spicatum en briques unique au monde, traversé par un decumanus principal en basoli gris.
Les fouilles ont mis au jour les fondations de bâtiments publics comme la curie, le Cesareum (temple dédié au culte impérial) et le Capitolium (temple triadique dédié à Jupiter, Junon et Minerve), ornés de colonnes et de portiques. Autour du forum, des habitations romaines, datées du Ier au IIIe siècle, présentent des plans rectangulaires avec atriums, péristyles et mosaïques géométriques, témoignant d'une urbanisation dense. Des systèmes de drainage et de canalisations souterraines indiquent un aménagement hydraulique avancé[36],[37].
- Vestiges d'habitations romaines.
- Le forum romain.
- Pavage en opus spicatum.
- Vue d'ensemble du forum.
Théâtre romain
Le théâtre romain, construit au Ier – IIe siècle, s'appuie sur une colline naturelle selon la tradition grecque, avec une cavea semi-circulaire d'un diamètre de 80 m et une capacité estimée à 3 500 spectateurs. Les gradins, en partie taillés dans la roche, étaient divisés en secteurs par des escaliers radiaux, tandis que la scène (pulpitum) mesurait 40 m de largeur. Des fouilles ont révélé des adaptations postérieures, comme des renforcements en brique pour des spectacles aquatiques (naumachies). Ce théâtre, unique en Calabre par son état de conservation, illustre l'intégration culturelle gréco-romaine[38].
- Vue générale du théâtre romain.
- Détail de la cavea.
Amphithéâtre romain
L'amphithéâtre romain, édifié au IIe siècle, forme une ellipse de 80 m sur 60 m, avec une arène centrale de 40 m de diamètre pouvant accueillir entre 9 500 et 12 000 spectateurs. Seul exemplaire attesté en Calabre, il était destiné aux combats de gladiateurs, aux venationes et aux exécutions publiques.
Les fouilles ont révélé des murs périmétriques conservés sur 3 m de hauteur et des vomitoria (entrées voûtées), indiquant une construction en opus reticulatum avec des renforts en brique. Le monument possède également des canaux hydrauliques suggérant la tenue d'événements nautiques[36],[37].
- Vue extérieure de l'amphithéâtre.
- Vestiges des gradins.
Nécropole byzantine
La nécropole byzantine, datée des Ve – VIIe siècle, occupe le secteur sud du site. Quarante-quatre tombes ont été excavées entre 2014 et 2016 sur une surface de 200 m2. Elle comprend 17 inhumations individuelles et 26 collectives, avec une sectorisation dédiée aux défunts immatures (enfants et adolescents), suggérant des critères d'âge dans l'organisation funéraire.
Les tombes, en fosses simples ou en amphores recyclées (enchytrismos), contiennent des dépôts modestes comme des céramiques et des bijoux. Les analyses anthropologiques indiquent des pratiques de dépôts séquentiels dans les tombes collectives. Cette nécropole illustre les changements démographiques post-romains et la ruralisation progressive de la région[39],[40].
- Vue de la zone de la nécropole.
- Détail des sépultures.
- Vestiges funéraires.
Musées
Le Musée archéologique national de Scolacium, installé dans l'ancienne Villa Mazza (XXe siècle), a été fondé comme antiquarium entre 1987 et 1988. Il expose une collection de plus de 1 000 artefacts, incluant des céramiques grecques et romaines, des mosaïques, des monnaies impériales et un cycle important de statues romaines datées du Ier siècle au IIIe siècle.
Parmi les pièces maîtresses figurent un avant-bras colossal en bronze et des portraits en marbre. Adjacent au musée, un moulin à huile (frantoio) datant de 1934 témoigne de l'archéologie industrielle, reliant l'histoire antique à l'époque moderne par la culture de l'olivier[38].
- Les bâtiments du musée.
- Entrée du musée archéologique national.
Aménagements récents
Le parc bénéficie d'aménagements modernes comprenant un parking de 200 places, des sentiers balisés et des plateformes d'observation panoramiques. Des interventions de consolidation, comme des soutènements en gabions pour lutter contre l'érosion, préservent le paysage.
Un centre d'accueil avec boutique et cafétéria a ouvert en 2015. Des projets numériques, incluant des applications de réalité augmentée (AR) pour la reconstitution des structures antiques, complètent l'offre culturelle. Ces développements sont soutenus par des fonds européens pour intégrer Scolacium dans des circuits de tourisme durable[41].
- Entrée principale et services du parc.
Événements culturels
Le parc archéologique national de Scolacium accueille diverses manifestations culturelles visant à valoriser ses vestiges et son environnement. Ces activités, organisées par la Direzione regionale Musei Calabria ou des partenaires privés, comprennent des festivals d'arts vivants, des programmes éducatifs et des expositions thématiques.
Festival Armonie d'Arte
Depuis 2001, le site est le siège du festival Armonie d'Arte, dirigé par Chiara Giordano. Cet événement annuel, consacré à la musique, à la danse et au théâtre, utilise les structures antiques (théâtre, amphithéâtre) et la basilique normande comme lieux de représentation.
En 2025, le festival célèbre sa 25e édition. La programmation inclut des productions originales, telles que L'Ultima Notte di Scolacium de Nicola Piovani, ainsi que des concerts d'artistes internationaux comme Aida Garifullina ou Raphael Gualazzi. Le festival vise à établir un lien entre la création contemporaine et l'histoire du site archéologique[42],[43].
Activités saisonnières et pédagogiques
La programmation annuelle comprend des cycles de visites thématiques et des ateliers didactiques destinés aux milieux scolaires et aux familles :
- Meraviglie dai depositi : des visites guidées présentent des artefacts issus des réserves du musée, illustrant la vie quotidienne entre Skylletion et Scolacium.
- Ateliers Scriptorium : des laboratoires pédagogiques (comme « Nello Scriptorium di Scolacium : scrivere al tempo degli antichi Romani ») permettent l'apprentissage des techniques d'écriture antiques.
- Journées européennes du patrimoine : chaque année en septembre, le parc propose des ouvertures nocturnes et des parcours spécifiques centrés sur les techniques de construction historiques[44],[45].
Manifestations thématiques
Plusieurs événements réguliers ponctuent le calendrier du parc :
- Brumalia - Festival of Light and Wine : organisé en novembre, ce festival s'inspire des traditions romaines liées aux Brumalia pour proposer des dégustations œnologiques locales et des illuminations du site archéologique[46].
- Giornata Nazionale delle Famiglie al Museo : une journée d'activités immersives et de reconstitutions historiques.
- Expositions temporaires : le musée accueille des expositions dédiées aux découvertes récentes, notamment des fragments de l'amphithéâtre, et organise des cycles de conférences scientifiques.
Publications
La littérature scientifique consacrée à Scolacium se concentre sur les recherches archéologiques, l'urbanisme antique et les transitions culturelles du site. Si la production est majoritairement italienne, des institutions internationales, notamment l'École française de Rome, ont contribué à la documentation des phases médiévales et tardo-antiques.
Monographies et catalogues principaux
- (it) Roberto Spadea, Da Skylletion a Scolacium : il parco archeologico della Roccelletta, Rome, Gangemi, , 241 p. (ISBN 88-7448-244-2, lire en ligne).
- (it) Roberto Spadea, Scolacium : una città romana in Calabria : il museo e il parco archeologico, Milan, ET, , 211 p. (ISBN 88-86767-19-4[à vérifier : ISBN invalide], lire en ligne) (Note : ISBN complété d'après les registres catalogues).
- (en) Jeremia Pelgrom et Paolo Sangriso, The Historical Landscape of Ancient Kalabría : A Combined Records and Survey Strategy, Leyde, Brill, , 328 p. (ISBN 978-90-04-71182-2, lire en ligne).
Catalogues et publications thématiques
- (it) Mariasilvia Principato, Scolacium Park : Guida didattica per bambini del Museo e Parco archeologico nazionale di Scolacium, Mantoue, Il Rio, (ISBN 978-88-5537-024-0, lire en ligne).
- (it) Alberto Fiz, Intersezioni 6. Mauro Staccioli : Cerchio imperfetto al Parco archeologico di Scolacium e Al Marca, Milan, Electa, (ISBN 978-88-370-8769-2, lire en ligne).
Contributions et actes de colloques
Plusieurs études fondamentales ont été publiées sous forme d'articles dans des revues académiques internationales :
- (it) Roberto Spadea, « Le strutture tardoantiche di Scolacium », Mélanges de l'École française de Rome (Antiquité), vol. 103, no 2, , p. 511-541 (lire en ligne).
- (en) Nicholas K. Rutter, « The coinage of Skylletion : an archaeological note », Schweizer Münzblätter (Gazette numismatique suisse), vol. 38, , p. 82-84 (lire en ligne).