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Sebastian Dieguez

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Sebastian Dieguez
Naissance (50 ans)
Lausanne, Suisse
Nationalité Suisse
Domaines Neuropsychologie, Neurosciences cognitives
Institutions

Université de Fribourg

Centre hospitalier universitaire vaudois (anciennement)
Diplôme Doctorat en neurosciences (EPFL)
Renommé pour

Recherches sur le complotisme, le bullshit et la « croivance »

Chroniqueur à Vigousse

Sebastian Dieguez, né le à Lausanne, est un neuropsychologue, chercheur en neurosciences cognitives et auteur suisse. Il est maître-assistant à l'Université de Fribourg.

Spécialiste des mécanismes cognitifs liés aux croyances, au complotisme et à la désinformation, il est connu du grand public[1] pour essais, ses ouvrages de vulgarisation critique et ses chroniques satiriques dans l'hebdomadaire Vigousse.

Enfance et formation

Sebastian Dieguez naît le à Lausanne. Fils unique, il grandit dans le quartier populaire de la Borde. Son père, originaire de Galice (Espagne), est peintre en bâtiment, tandis que sa mère, originaire d'Andalousie, est femme de ménage[1].

Durant son enfance, il pratique le judo et s'intéresse à la musique, mais se distingue particulièrement au basketball. Mesurant 1,86 m, il joue en Ligue nationale B et nourrit brièvement des ambitions sportives professionnelles. Il obtient sa maturité (section latine) au Gymnase de la Cité en 1994[1].

Carrière académique

Après des études de psychologie entre Genève et Lausanne, il est engagé en 2000 au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) en tant que neuropsychologue. Il y travaille dans le domaine des neurosciences cliniques sous la direction du professeur Julien Bogousslavsky, se familiarisant avec les troubles neurologiques rares tels que les paranoïas ou l'asomatognosie[1].

Ne souhaitant pas poursuivre une carrière purement clinique, il rejoint l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en 2006. Il y effectue une thèse au sein du Laboratoire de neurosciences cognitives, dirigé par le professeur Olaf Blanke, spécialiste des expériences de sortie de corps (Out-of-body experience).

Depuis 2011, il est chercheur au Laboratoire des sciences cognitives et neurologiques de l'Université de Fribourg, rattaché au département de médecine[2].

Travaux de recherche

Ses premiers travaux portent sur la représentation du corps et ses troubles. Il a notamment étudié le schéma corporel, les membres fantômes et la négligence spatiale unilatérale. Il s'intéresse aux manières dont le cerveau construit la réalité perçue et comment des lésions peuvent altérer cette perception, menant à des expériences délirantes.

Ces dernières années, Sebastian Dieguez a orienté ses recherches vers la psychologie cognitive appliquée aux phénomènes sociaux.

Il analyse les biais cognitifs qui favorisent l'adhésion aux théories du complot. Il rejette l'idée que ces croyances soient nécessairement pathologiques, les considérant plutôt comme le résultat de mécanismes cognitifs ordinaires exacerbés par certains contextes sociaux.

Dans son ouvrage Croiver (2022), il propose ce néologisme pour distinguer deux types d'adhésion mentale. Il différencie la croyance épistémique (pragmatique, vérifiable, ex: « je crois qu'il reste une bière au frigo ») de la « croivance » (idéologique, identitaire, imperméable à la contradiction). Selon lui, la croivance relève d'une posture sociale où l'on « croit sans y croire » vraiment, un état proche de ce que le philosophe Tamar Gendler appelle l'alief[3].

S'appuyant sur les travaux du philosophe Harry Frankfurt, il étudie la réceptivité au « bullshit pseudo-profond » et la post-vérité. Il définit le "bullshitteur" comme quelqu'un d'indifférent à la vérité, contrairement au menteur qui la connaît mais choisit de la cacher[4].

Vulgarisation

Publications

Notes et références

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