Seborga

commune italienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Seborga est une commune italienne de la province d'Imperia en Ligurie.

Maire
Mandat
Pasquale Ragni
2021-2026
Faits en bref Administration, Pays ...
Seborga
Seborga
Blason de Seborga
Armoiries
Drapeau de Seborga
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Ligurie Ligurie 
Province Imperia  
Maire
Mandat
Pasquale Ragni
2021-2026
Code postal 18012
Code ISTAT 008057
Code cadastral I556
Préfixe tél. 0184
Démographie
Population 276 hab. ([1])
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 34″ nord, 7° 41′ 39″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 500 m
Superficie 491 ha = 4,91 km2
Divers
Saint patron Saint Bernard
Fête patronale 20 août
Localisation
Localisation de Seborga
Localisation dans la province d'Imperia.
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Seborga
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Seborga
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Seborga
Liens
Site web (it) Site officiel
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    Géographie

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Seborga
    Perinaldo
    Vallebona Seborga Sanremo
    Ospedaletti

    Toponymie

    Seborga était aussi connue sous les noms de A Seborca en ligure et de Sabourg en français.

    Histoire

    Possession ecclésiastique

    En 954, le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique qui va durer pendant huit cents ans (les îles de Lérins font aujourd'hui partie de la commune de Cannes).

    Première période sarde et piémontaise

    En , Victor-Amédée II achète la principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique, l'abbé Biancheri, mais sans en acquitter le prix, ce qui explique que Seborga ne sera jamais mentionnée dans aucun traité ultérieur. Giuseppe Antonio Biancheri, dont le nom est le plus répandu dans cette région d'Italie, porte le titre de prince du jusqu'à son décès le , malgré le « protectorat » de la maison de Savoie à partir de 1729 [2] qui ne sera jamais reconnu. Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779[3].

    Période française

    Les Alpes Maritimes en 1793, avec Seborga (bleu foncé) dans le canton de Perinaldo

    Après l'annexion du comté de Nice par la France en 1793, Seborga fait partie du premier département des Alpes-Maritimes et figure sur une carte de celui-ci où elle appartient alors au district (les arrondissements n'existaient pas encore) de Menton et au canton de Perinaldo[4]. En 1800, avec le canton de Perinaldo, Seborga est rattachée à l’arrondissement de Menton.

    Les Alpes Maritimes en 1805, avec Seborga (orange) dans le canton de Bordighera

    En 1805, Seborga est détachée du canton de Perinaldo et rattachée à celui de Bordighera, dans le nouvel arrondissement de San Remo[5].

    Seconde période sarde et piémontaise

    Seborga est sans doute retranchée du comté de Nice du fait de réorganisations administratives consécutives à l'annexion de la république de Gênes par la maison de Savoie en 1815.

    Principauté de Seborga

    Depuis les années 1950, quelques habitants de la commune de Seborga revendiquent l'indépendance envers la République italienne, en vertu d'un ancien statut présumé de principauté dont la localité aurait joui autrefois, et ils considèrent comme illégale l'annexion au royaume de Sardaigne[6].

    Les citoyens de Seborga élisent donc comme « prince » aux fonctions purement symboliques, Giorgio Carbone, qui « règne » sous le nom de Giorgio Ier du jusqu'à sa mort le [7]. Le lui succède Marcello Menegatto, sous le nom de Marcello Ier[8], qui démissionne le [9] . Il est assisté d’un conseil de neuf « ministres », dépourvus de pouvoir légal.

    La « principauté » frappe une « monnaie » appelée luigino, dont le nom est inspiré de celui des pièces de monnaie frappées au XVIIe siècle, sans aucune valeur légale, mais utilisée dans la ville, ce qui a suscité un certain intérêt dans le monde des collectionneurs et des numismates[10]. La valeur attribuée à ce luigino est fixée à 6 dollars américains.

    Seborga a même ses « plaques d'immatriculation », qui ne peuvent cependant pas être utilisées sans être accompagnées des plaques italiennes. On attribue aussi des « passeports » et des « permis de conduire » à ceux qui en demandent et on imprime des timbres à l'effigie du « prince » ; tout cela ne servant qu’au folklore et à la promotion touristique.

    Cette prétendue indépendance de la « principauté » ne serait, selon beaucoup, qu’une simple invention publicitaire pour attirer touristes et investisseurs[11]. Un jugement rendu par la Cour internationale de justice est publié par l’édition en ligne du numéro 134 de Il Giornale, du [12], mais il est démenti par le porte-parole de la « principauté » lui-même. La Cour ne peut être saisie que par des États. On ne trouve sur son site aucune trace du protocole cité par le quotidien [13], ni aucune mesure prise concernant Seborga.

    La « principauté » n'est pas reconnue par l'Italie, qui détient la juridiction effective sur le territoire, ni par aucun pays.

    Administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1985 1990 Walter Ferrari DC  
    1990 1996 Bruno Semeria PSI puis Liste civique  
    1996 2001 Davide Gozzini Liste civique  
    2001 2011 Franco Fogliarini Liste civique  
    2011 2021 Enrico Ilariuzzi Liste civique  
    2021 en cours Pasquale Ragni Liste civique  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Population et société

    Démographie

    Habitants recensés

    Jumelage

    Drapeau de la France L'Escarène (France) depuis 2003

    Notes et références

    Annexes

    Related Articles

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