Wikiwand AI

Secret défense (film, 1998)

film de Jacques Rivette, sorti en 1998 From Wikipedia, the free encyclopedia

Secret défense est un film français réalisé par Jacques Rivette, sorti en 1998, inspiré du mythe d'Électre[1] et de Vertigo d'Alfred Hitchcock[réf. nécessaire].

Réalisation Jacques Rivette
Sociétés de production Pierre Grise Productions
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Secret défense
Réalisation Jacques Rivette
Scénario Pascal Bonitzer
Emmanuelle Cuau
Acteurs principaux Sandrine Bonnaire
Jerzy Radziwilowicz
Sociétés de production Pierre Grise Productions
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Policier
Durée 174 min
Sortie 1998

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Fermer

Synopsis

Sylvie (Sandrine Bonnaire), une laborantine menant une vie de célibataire, reçoit sur son lieu de travail la visite de son frère Paul (Grégoire Colin), plus jeune qu'elle et psychologiquement fragile. Elle constate alors qu'il est armé d'un revolver. Surprise, elle lui demande de s'expliquer. Non sans hésitation, il lui parle de la mort de leur père, survenue cinq ans plus tôt, alors qu'il dirigeait une grande entreprise.

Selon lui, il ne s'est pas jeté sous un train, comme l'a conclu une enquête, mais il a été assassiné, projeté sur la voie ferrée par son second, Walser (Jerzy Radziwilowicz), ceci parce que celui-ci briguait son poste. Pour preuve, Paul tend à sa sœur une photo, datée du jour et de l'heure de la mort du père, où l'on voit les deux hommes sur le quai, alors que Walser avait prétendu ne pas être présent sur les lieux. Paul dit à sa sœur qu'il a la ferme l'intention de tuer Walser, et celle-ci tente alors de l'en dissuader.

Peu de temps après, Sylvie reçoit chez elle la visite de Véronique, la secrétaire de Walser (Laure Marsac) qui lui rapporte que Paul est passé au bureau et qu'il s'en est pris à son patron, en le menaçant, sans toutefois le tuer. Après avoir rencontré elle-même Walser à son bureau, Sylvie est convaincue de sa culpabilité. Cependant, inquiète pour son frère en raison de sa fragilité, elle décide de l'éliminer elle-même.

Ensuite, les évènements continue de surprendre l'audience. D'autant plus que la suite du film révèle des informations sur la mère de Paul et Sylvie, ainsi que sur une sœur disparue plus jeune.

Fiche technique

Distribution

Appréciation critique

« Tout se passe comme si Rivette, sans avoir renoncé à rien de ce qui le constitue, avait emprunté une nouvelle conduite, mi-bolide mi-caravane de bohémiens, depuis laquelle il nous fait partager son plaisir. Un plaisir du glissement et de la fugue, une joie du paysage en travelling motorisé.[...] Quant à l'actrice qui joue Sylvie, c'est également son portrait que Rivette, parallèlement, entreprend, et les superlatifs manquent pour dire la beauté, l'éclat et le génie d'une Sandrine Bonnaire au sommet[3]. »

 Olivier Séguret , Libération, 18 mars 1998

« Jacques Rivette livre avec ce film le versant d'ombre d'un créateur qui envisage le monde comme une réalité chiffrée, dont l'œuvre, par la grâce particulière du cinéma, contiendrait le secret. Nonobstant son inclination notoire pour les dispositifs théâtraux et le matériau romanesque, le cinéaste démontre une fois encore son affinité avec le genre poétique. Au risque de s'y anéantir glorieusement[4]. »

 Jacques Mandelbaum, Le Monde, 19 mars 1998

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks