Seigneurie de Grâce-Berleur

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Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Détruit
Construction
XVIIe siècle
Commanditaire
Les seigneurs de Grâce
Château de Grâce
Le château de Grâce et ses jardins par Remacle Le Loup
Présentation
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Détruit
Construction
XVIIe siècle
Commanditaire
Les seigneurs de Grâce
Localisation
Pays
Belgique
Commune
Le château de Courtejoye d'après une photographie prise en 1896 par les services de Musée de la Vie Wallonne.

La seigneurie de Grâce-Berleur est une seigneurie laïque citée pour la première fois sous la tutelle de Philippe de Grâce en 1233. Grâce-Berleur est aujourd'hui une ancienne commune de l'agglomération de Liège, en Belgique.

Sous l'Ancien Régime, le territoire de l'ancienne commune de Grâce-Berleur était divisé en trois juridictions : les parties Nord et Nord-Ouest étaient sous la tutelle de la collégiale Saint-Martin ; au Sud et Sud-Ouest, une partie du hameau du Berleur, rattaché à Montegnée, dépendait de la cathédrale Saint-Lambert ; enfin, entre ces deux parties, s'étendait la seigneurie laïque de Grâce-Berleur, se prolongeant sur l'autre partie du hameau du Berleur.

Le domaine seigneurial

Le château

Antoine Boileau, dans l'énumération de ses biens en 1436, mentionne « une thoure de piers ». Mais ce n'est pas là qu'il vit car il a « une court, maison, tenure, jardin et assiese où ens il maint ».

En 1555, Jean III de Courtejoye cite sa « court, maison, jardin, tenure et assieze avec ses aisemences et appartenance qui fut partenant à feu Johan delle Courtejoie son grand sir ».

Jean IV de Courtejoye, mentionne « la maison de son inhabitation » dans son testament du .

La tour n'est plus citée dans les actes du XVIe siècle. Les premières mentions du château sont faites dans les convenances de mariage de Lamoral de Courtejoye en 1644 « un chesteau environné d'eawe avec une basse cour ». L'inscription lapidaire qui figure sur la face Sud-Est du château rappelle que Lamoral et sa femme on fait exhausser la tour en 1653. On peut y lire:

« ILLVSTR SR ET DAME MESSIRE

LAMORAL BARON DE

COVRTEIOYE SR DE GRACE

ET BERLEVR ET MADAME

ANNE MARI D'OENBRVGGHE

DE DVRAS CONIOINT ONT

FAIET REHAVSSER SET TOVR »

Inscription lapidaire de la façade Sud-est de la tour du Château de Grâce

John Churchill, premier duc de Marlborough séjourna au château le .

Maximilien-Henri de Courtejoye « fit racomoder le fossé qui étayt rempli au niveau de la terre, fit aplanir le terrain en y faisant des beaux jardins et fit construire la basse courte telle qu'elle est aujourd'hui » nous apprend Louis-François de Junccis en 1705. De plus, pour l'agrément des jardins, il fit construire trois bassins en pierre de taille.

Louis-François fit combler les deux bassins carrés et les deux étangs creusés dans une prairie en contrebas. Il fit construire un pont sur les douves Sud-Ouest il fit construire des murailles autour du jardin d'agréments.

Cette entretien de la part des seigneurs explique l'admiration de Saumery en 1743 devant l’opulence de la demeure.

Quelques années plus tard, le domaine était malheureusement déjà endommagé et au début de 1768, une des tours s’écroula. Il fallut apporter de nombreuses réparations aux ponts et au château. Sous la révolution française, il eut encore à subir des déprédations (les écus jumelés de Courtejoye et d’Oyenbrugghe de Duras qui figuraient au-dessus de l’inscription lapidaire, citée plus haut, furent martelés). Enfin, en 1815, le conseil municipal estime que le château, abandonné depuis plus de vingt ans, n’est plus habitable.

En 1986, le château de Grâce-Berleur, usé par le temps et vraisemblablement fragilisé par le tremblement de terre de 1983, s’écroulait sans faire de victime. Les différents projets de réhabilitations (musée de la houille, restaurant, centre équestre, centre culturel, etc.) imaginés à l’époque ne virent jamais le jour.

Les seigneurs de Grâce

Notes et références

Bibliographie

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