Huy

ville de Wallonie (Belgique) From Wikipedia, the free encyclopedia

Huy (prononcé [ɥi] ou [wi] Écouter ; en wallon Hu prononcé localement [hœ] Écouter ; Néerlandais Hoei) est une ville francophone de la Belgique traversée par la Meuse, chef-lieu d'arrondissement en province de Liège en Région wallonne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Huy
(nl) Hoei
Huy
La grand-place vue du fort.
Blason de Huy
Héraldique
Image illustrative de l’article Huy
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Huy
Bourgmestre Christophe Collignon (PS)
Majorité PS+ - MR
Sièges
Les Engagés
PS+
PTB
MR
HUY en COMMUN
27
3
11
1
5
7
Section Code postal
Huy
Ben-Ahin
Tihange
4500
4500
4500
Code INS 61031
Zone téléphonique 085
Démographie
Gentilé Hutois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
21 850 (2025)
48,34 %
51,66 %
458,68 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
17,88 %
60,23 %
21,89 %
Étrangers 8,55 % ()
Taux de chômage 21,43 % (2022)
Revenu annuel moyen 18 831 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 31′ nord, 5° 14′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
47,64 km2 (2023)
70,77 %
11,3 %
17,94 %
Localisation
Localisation de Huy
Situation de la ville dans l'arrondissement de Huy et la province de Liège
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Huy
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Huy
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Voir sur la carte administrative de la Région wallonne
Huy
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Huy
Liens
Site officiel huy.be
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    Située sur l'axe Liège-Namur, Huy est en 2020 la dixième commune la plus peuplée de la province de Liège et la troisième en-dehors de l'agglomération de Liège après Verviers et Oupeye.

    Géographie

    Localisation

    La ville de Huy est située en Belgique, dans la province de Liège, en Région wallonne. Elle se trouve dans la vallée de la Meuse, à mi-chemin approximatif entre Liège et Namur, à l'endroit où le Hoyoux conflue avec le fleuve. Cette position a historiquement conféré à la ville un rôle stratégique et commercial important au sein de la vallée mosane. La majorité de la commune fait partie du sillon Sambre-et-Meuse et de l'Ardenne condrusienne, sous-région boisée du Condroz[2].

    OpenStreetMap

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Huy
    Héron Wanze Amay
    Andenne Huy
    Ohey Marchin Modave

    Sections

    Davantage d’informations #, Nom ...
    #NomSuperf.
    (km2)
    Habitants
    (2025)
    Habitants
    par km2
    Code INS
    1Huy9,1015.0361.65261031A
    2Ben-Ahin24,643.68715061031B
    3Tihange13,893.12422561031C
    Fermer

    Géologie et relief

    Le territoire de la commune de Huy, qui inclut les sections de Ben-Ahin et de Tihange, se situe à un carrefour géologique entre plusieurs unités structurales majeures de la Wallonie. Cette complexité géologique est liée à l'histoire tectonique du Paléozoïque et à l'érosion différentielle qui a façonné le paysage actuel de la vallée de la Meuse et de ses versants[3],[4].

    Contexte géologique régional

    La région hutoise se trouve à la limite entre le synclinorium de Dinant et la bande Sambre-et-Meuse (aussi désignée sous les termes de bande condruzienne ou bande ordovico-silurienne du Condroz). Ces grandes entités paléozoïques résultent de la déformation des sédiments marins déposés entre l'Ordovicien moyen et le Carbonifère supérieur, il y a plusieurs centaines de millions d'années. Ces formations sédimentaires, qui incluent des calcaires, des grès, des schistes et des conglomérats, sont inclinées, plissées ou faillées en raison des mouvements tectoniques associés à l'orogenèse hercynienne[4].

    Carte géologique du massif rhénan. Huy se situe entre Namur et Liège, dans la partie grise correspondant au Carbonifère supérieur (Upper Carboniferous).

    Dans ce contexte, le sous-sol de Huy et de ses environs comprend des séries sédimentaires variées. Des formations particulières, telles que celles de Marteau et de Bois d'Ausse, ont été documentées notamment dans les coupes géologiques de Tihange et Huy. Ces unités présentent des structures synclinaux et des plis complexes faisant partie de l'architecture paléozoïque de la bande Sambre-et-Meuse[5].

    Relief et géomorphologie locale

    Le Hoyoux, en partie voûté dans le centre-ville, a apporté divers alluvions aidant à la formation de la plaine alluviale.

    Le relief de Huy est dominé par la vallée de la Meuse, qui traverse la commune d'est en ouest, créant un sillon alluvial profond. Les plaines alluviales bordent le cours du fleuve et sont associées à des dépôts récents de limons, sables et graviers charriés par la Meuse et ses affluents, dont le Hoyoux[6].

    Les versants de la vallée sont abrupts là où la Meuse et ses affluents ont entaillé les formations paléozoïques plus résistantes. Vers le sud et l'ouest, le relief s'élève progressivement vers les plateaux du Condroz, caractérisés par une topographie plus ondulée et des altitudes plus élevées. Les altitudes locales confirment cette variation : dans la zone de Ben-Ahin, les altitudes varient sensiblement, atteignant des maxima autour de 265 m sur les hauteurs environnantes, tandis que les vallées proches de la Meuse descendent vers environ 65 m[7].

    Dans la section de Tihange, les reliefs sont également contrastés : la zone proche du fleuve se situe autour de 55 m d'altitude, tandis que les points culminants atteignent environ 246 m sur les versants sud et est. Ces variations topographiques traduisent l'interaction entre les structures géologiques anciennes et l'érosion fluviale continue[8].

    Impacts des roches et topographie

    La diversité des roches sédimentaires à influencé l'histoire locale de l'extraction minérale, comme en témoignent les nombreuses carrières établies sur le territoire communal au fil des siècles, exploitant notamment des bancs de calcaire et de grès. Ces exploitations ont laissé des traces dans le paysage, créant des entailles ou des plateaux artificiels visibles autour de certains hameaux[4].

    Le relief ainsi défini (plaines alluviales, pentes abruptes et plateaux ondulés) conditionne non seulement l'occupation humaine et l'urbanisation, mais aussi les gradients d'écoulement des eaux de surface et des nappes phréatiques, qui interagissent avec les structures géologiques sous-jacentes.

    Hydrographie

    La commune de Huy est traversée et influencée par un réseau hydrographique dominé par le fleuve de la Meuse et son principal affluent local, la rivière du Hoyoux. Ce système de cours d'eau façonne la topographie, l'occupation du sol et l'environnement naturel de la ville ainsi que des sections de Ben-Ahin et de Tihange.

    La Meuse

    La Meuse, depuis la rive droite, en direction de l'amont.

    La Meuse est le principal cours d'eau traversant Huy. Il s'agit d'un fleuve majeur d'Europe occidentale qui prend sa source en France et traverse successivement la Belgique et les Pays-Bas avant de se jeter dans la mer du Nord. À Huy, la Meuse coule d'ouest en est à travers la vallée mosane, créant une large plaine alluviale qui constitue le cœur géographique et urbain de la ville. La Meuse est navigable et fait partie du bassin hydrographique de la Meuse aval, intégré à une gestion régionale de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques[9],[10].

    Dans la section de Tihange, la Meuse borde directement le territoire communal, influençant les usages industriels, notamment autour de sites énergétiques (la centrale nucléaire), et les zones d'exploitation fluviale. La présence du fleuve a historiquement permis le développement des activités portuaires, commerciales et industrielles à Huy et dans ses alentours[9].

    Le Hoyoux

    Le Hoyoux, en partie canalisé dans la ville.

    Le Hoyoux est un cours d'eau important qui se jette dans la Meuse au centre de la ville de Huy, contribuant directement à la configuration hydrographique locale. D'une longueur d'environ 28 km, le Hoyoux prend sa source dans la province de Namur, dans le massif du Condroz, à une altitude d'environ 290 m, et descend vers Huy où il conflue avec la Meuse à une altitude approximative de 70 m. Cette forte déclivité fait du Hoyoux l'une des rivières à profil le plus pentu de Wallonie[11].

    Le bassin versant du Hoyoux recouvre une superficie conséquente dans la région, drainant plusieurs affluents et petits ruisseaux avant d'atteindre la vallée de la Meuse à Huy. Sur son parcours, le Hoyoux traverse des paysages variés, du plateau condruzien aux versants et vallons boisés, créant des milieux écologiques riches et contribuant à la recharge des nappes et aux zones humides locales[12].

    Le Hoyoux a également historiquement alimenté des moulins, des forges et d'autres installations mécaniques dans les vallées qu'il traverse, en lien avec les activités artisanales et proto-industrielles du Bas-Condroz et de l'arrondissement de Huy[12].

    Autres cours d'eau et ruisseaux

    Le ruisseau de Solières.

    Outre la Meuse et le Hoyoux, le territoire de la commune est parcouru par plusieurs ruisseaux secondaires qui contribuent au réseau hydrologique global. Selon les inventaires administratifs wallons, des ruisseaux tels que Solières, Bousaille, Chessin ou encore de plus petits cours d'eau comme ceux du Fond de Ben ou de Gives traversent ou prennent naissance dans différents quartiers de Huy, notamment dans les sections de Ben-Ahin et près des hauteurs environnantes. Ces ruisseaux alimentent les sols, les zones humides et participent aux écoulements locaux vers la Meuse et le Hoyoux lors des précipitations. Il y a aussi la Mehaigne qui se jette au niveau de Statte, à Wanze[9].

    Gestion de l'eau

    La commune de Huy est incluse dans le sous-bassin hydrographique de la Meuse aval, qui comprend la Meuse et ses affluents principaux comme le Hoyoux. La gestion des eaux y est organisée en lien avec des programmes régionaux visant à préserver la qualité des cours d'eau, à protéger les zones humides et à prévenir les risques d'inondation, particulièrement dans les zones basses de la vallée de la Meuse[9],[13].

    Climat

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Climatologie de Huy (période de référence 1991-2020)
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,2 2,1 4,2 8,1 11,2 13,2 12,8 9,8 7 3,6 1,2 6,2
    Température moyenne (°C) 3 3,5 6,3 9,5 13,2 16,2 18,4 18 14,6 10,8 6,6 3,7 10,3
    Température maximale moyenne (°C) 5,7 6,7 10,5 14,7 18,3 21,2 23,5 23,2 19,4 14,7 9,5 6,2 14,5
    Nombre de jours avec gel 13,1 12,5 8,9 3,6 0,1 0 0 0 0 1,4 5,4 11,5 56,4
    Ensoleillement (h) 57 75 128 181 205 211 219 209 161 117 66 47 1 676
    Précipitations (mm) 71,1 65,1 57,5 46,2 60,4 68,7 75,8 79,5 58,3 61,7 64,5 87,3 796,1
    dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 12,7 11,5 11,5 9 9,9 10,2 10,1 10,6 9,1 10,8 12 14,4 131,8
    dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,7 1,6 1,1 1 1,7 1,9 2,2 2,4 1,6 1,5 1,7 2,3 20,9
    Fermer
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    5,7
    0,3
    71,1
     
     
     
    6,7
    0,2
    65,1
     
     
     
    10,5
    2,1
    57,5
     
     
     
    14,7
    4,2
    46,2
     
     
     
    18,3
    8,1
    60,4
     
     
     
    21,2
    11,2
    68,7
     
     
     
    23,5
    13,2
    75,8
     
     
     
    23,2
    12,8
    79,5
     
     
     
    19,4
    9,8
    58,3
     
     
     
    14,7
    7
    61,7
     
     
     
    9,5
    3,6
    64,5
     
     
     
    6,2
    1,2
    87,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Typologie climatique

    La ville de Huy est soumise à un climat tempéré océanique de type Cfb selon la classification de Köppen-Geiger. Ce type de climat, caractéristique de la Belgique, se distingue par des températures modérées, des précipitations régulières tout au long de l'année et une faible amplitude thermique annuelle[14],[15].

    Cette classification repose sur les données climatiques normalisées établies par l'Institut royal météorologique de Belgique (IRM) et sur les synthèses climatologiques européennes.

    Températures

    Sur la période de référence 1991-2020, les données climatiques pour la ville de Huy montrent une température annuelle moyenne de 10,3°C ; en janvier une température moyenne de 3°C, en juillet 18,4°C et en décembre 3,7°C ; tandis que les températures maximales moyennes journalières varient de 5,7°C en janvier à 23,5°C en juillet[16].

    Ces valeurs statistiques soulignent des hivers frais mais rarement très rigoureux et des étés agréablement tempérés, bien que des épisodes de chaleur plus marquée puissent survenir dans la région mosane.

    Précipitations et humidité

    L'ensemble de la commune de Huy reçoit des précipitations régulières et réparties sur toute l'année : la lame d'eau (précipitations totales) est d'environ 826 mm en moyenne sur 30 ans et le nombre de jours de pluie est de 215 par an[3]. Les données mensuelles indiquent que le mois de décembre est souvent le plus humide en précipitations cumulées et que le mois d'avril tend à être le plus sec en termes de quantité totale de pluie mais pas forcément en nombre de jours de précipitations[17].

    La région connait également de la neige durant les mois les plus froids (principalement entre décembre et mars), bien que l'accumulation neigeuse soit généralement modérée et de courte durée[17].

    L'humidité relative est souvent élevée en hiver (près de 88% en décembre et janvier), et un peu moins au printemps et en été, reflétant la présence fréquente de nuages et d'humidité atmosphérique[17].

    Variations saisonnières

    Peinture de Maurice Cullen, Huy sur la Meuse, 1919. La neige durant l'hiver recouvre la ville, ici sur la rive droite avant le centre-ville. Le bâtiment central correspond au fort de Huy et le bâtiment sur la gauche, sur la ligne d'horizon, correspond à la collégiale de Huy.

    Les saisons à Huy se déroulent selon les schémas suivants : au printemps, entre mars et mai, les températures sont en hausse progressive, la moyenne mensuelle est autour de 9 à 13°C et les pluies sont fréquentes mais modérées ; en été, de juin à août, les températures moyennes maximales se situent autour de 20 à 23°C avec un ensoleillement assez élevé et des précipitations régulières sous forme d'averses ou d'orages ; durant l'automne, de septembre à novembre, le refroidissement est graduel avec une augmentation progressive des précipitations et de la couverture nuageuse ; et en hiver, de décembre à février, les températures moyennes sont les plus basses avec des gelées modérées et des précipitations sous forme de pluie ou de neige[17],[16].

    Facteurs géographiques locaux

    La situation de la commune dans la vallée de la Meuse influence le climat local. La topographie en cuvette favorise des inversions thermiques nocturnes, rendant les nuits plus froides que dans les zones adjacentes plus élevées et créant des brouillards épais (de telles conditions sont la cause, dans la région, d'un smog mortel survenu au début du XXe siècle). La proximité du fleuve et des vallées secondaires contribue aussi à une plus grande humidité localisée, notamment dans les zones riveraines comme Ben-Ahin et les abords de Tihange, par rapport aux hauteurs environnantes[16],[3],[17].

    Milieux naturels et biodiversité

    La ville présente une diversité de milieux naturels remarquables issus de sa position géographique au cœur de la vallée de la Meuse et de ses affluents (tels que le Hoyoux et la Solières). Outre les zones urbanisées, l'entité communale comprend des espaces ouverts, des zones humides, des étangs, des vallons boisés et des milieux alluviaux qui contribuent à une richesse écologique significative et abritent de nombreuses espèces végétales et animales d'intérêt scientifique et patrimonial.

    Zones humides, prairies alluviales et étangs

    Libellula fulva.
    L'Île de la Sucrerie, au milieu de la Meuse. Au fond, les sucreries de Wanze de la raffinerie tirlemontoise.

    Le long de la Meuse et de ses affluents, plusieurs zones humides d'intérêt écologique jouent un rôle essentiel pour la conservation de la biodiversité locale. Les Mares de Ben-Ahin sont une zone humide située sur la rive droite de la Meuse, près du hameau de Ben-Ahin, s'étant formée par la rétention d'eau dans d'anciennes fosses d'extraction d'argile. Elle comprend des étangs, des marécages, des prairies humides et des versants boisés. Ce site accueille une flore riche, avec des espèces rares de cypéracées telles que Carex elata, Carex vesicaria ou Menyanthes trifoliata, et, sur le plan faunistique, un intérêt odonatologique exceptionnel avec la présence d'au moins 38 espèces de libellules locales, y compris des espèces patrimoniales comme Brachytron pratense et Libellula fulva[18]. Dans les zones alluviales de la Meuse, il y a des forêts alluviales, des prairies et des marécages constituant des milieux essentiels pour de nombreuses espèces. Ces zones servent d'habitats de reproduction, de corridors biologiques et de zones d'alimentation pour la faune locale[19]. Enfin, des îles fluviales (l'Île des Béguines, l'Île du Bosquet et l'Île de la Sucrerie) fournissent des habitats spécifiques pour les oiseaux d'eau, les rongeurs comme les castors et les plantes ripicoles comme les saules, les aulnes et les peupliers, apportant également une diversité floristique et faunique propre aux milieux insulaires fluviaux[20],[3].

    Forêts, vallons et milieux boisés

    L'écluse d'Ampsin-Neuville avec le bois de Tihange au fond.

    La topographie vallonnée autour de Huy et de ses sections (notamment vers Saint-Léonard, Lovegnée, Bosquet et Tihange) comporte des fragments de forêts tempérées et de vallons boisés qui abritent des espèces végétales caractéristiques des milieux forestiers du Condroz et des zones humides. Le bois de Tihange, à l'est du centre-ville, fait partie de la trame verte locale. Il est fréquenté pour des activités d'éducation à la nature et constitue un habitat pour de nombreuses espèces d'arbres (hêtres, chênes, charmes) et de champignons associés aux écosystèmes forestiers tempérés[21],[22]. Le vallon de la Solières, situé à l'ouest de la ville, traverse des prairies, des zones boisées et des habitats rocheux qui favorisent la biodiversité locale et offrent des opportunités d'inventaire botanique et zoologique[19].

    Faune, flore et espèces d'intérêt

    Lunaria rediviva.

    Les milieux naturels hutois sont le support de nombreuses espèces végétales et animales, dont certaines sont protégées ou patrimoniales. Grâce à des inventaires coordonnés dans le cadre du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) et d'associations naturalistes, on y recense des espèces botaniques patrimoniales dans les zones humides et les vallons comme Lunaria rediviva dans le vallon de la Solières[23]. Est également recensée une avifaune diversifiée, notamment sur les îles de la Meuse et dans les zones riveraines, incluant des espèces migratrices en halte lors de leurs mouvements saisonniers[24]. Il y a aussi une faune odonatologique remarquable (avec des libellules et des demoiselles) dans les mares de Ben-Ahin[18]. Enfin, des mammifères semi-aquatiques tels que des castors sont également observés périodiquement sur les îles et les berges de la Meuse[20].

    Ces milieux abritent également des habitats d'importance prioritaire selon les inventaires wallons, comprenant forêts alluviales, prairies humides et milieux aquatiques connectés au réseau hydrographique[23].

    Gestion, conservation et actions locales

    La ville de Huy, avec le soutien de la Région wallonne, de partenaires associatifs et de bénévoles, s'engage dans des actions de protection et de valorisation des milieux naturels. Le PCDN élabore des inventaires, des plans stratégiques et des actions concrètes en faveur de la biodiversité (les inventaires faunistiques et floristiques, la restauration de corridors écologiques et l'éducation à l'environnement)[25]. Des associations spécialisées telles que l'ASBL Ardenne et Gaume gèrent des réserves naturelles (comme le Prés Brion à Ben-Ahin) et collaborent à des inventaires botaniques et zoologiques[26]. Des projets citoyens, comme un verger conservateur d'anciennes variétés fruitières à Tihange, une tour à hirondelles, des sentiers éducatifs et des actions scolaires, visent à encourager la biodiversité in situ et à sensibiliser la population locale[27].

    Pressions et défis

    Comme dans de nombreuses régions fortement anthropisées, l'urbanisation, la fragmentation des habitats, l'agriculture intensive et la pollution aquatique constituent des défis pour la conservation de la biodiversité locale. Dans ce contexte, les espaces naturels hutois bénéficient d'efforts conjoints des autorités publiques, des associations et des acteurs locaux pour maintenir la fonctionnalité écologique des milieux, notamment via la création et la gestion de réserves naturelles, corridors verts et habitats protégés[3].

    Urbanisme

    Quartiers

    Ahin, l'église Saint-Julien et la maison de quartier.
    La rue de l'Entre-Deux-Portes.
    Gives et son église Saint Nom de Marie.
    Davantage d’informations Nom, Section ...
    Les dix-neuf quartiers statistiques[28]
    Nom Section Rive
    Ahin Ben-Ahin Droite
    Ben Ben-Ahin Droite
    Entre Deux Portes Huy Gauche
    Faubourg Saint-Pierre Huy Gauche
    Gives Ben-Ahin Droite
    Huy Centre Huy Droite
    La Sarte Huy / Tihange Droite
    La Sarte à Ben Ben-Ahin Droite
    Le Quadrilatère Huy Droite
    Les Bons Enfants Huy Droite
    Les Golettes Huy Droite
    Mont Falhisse Huy Gauche
    Sainte-Catherine Huy Droite
    Saint-Léonard Ben-Ahin / Huy Droite
    Solières Ben-Ahin Droite
    Statte Huy Gauche
    Sur les Trixhes Ben-Ahin Droite
    Tihange Bas Tihange Droite
    Tihange Haut Tihange Droite
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    Occupation des sols

    Le centre-ville de Huy, sur la rive droite, fortement urbanisé et dense.

    Huy présente une configuration territoriale variée, influencée par sa situation géographique, son relief ainsi que par ses composantes historiques et économiques. Elle se compose de trois sections principales : Huy (centre-ville), Ben-Ahin et Tihange, qui présentent des profils d'occupation du sol différents mais complémentaires.

    L'occupation du sol est généralement cartographiée à partir de données cadastrales (catégories de parcelles) ou de produits harmonisés à l'échelle européenne tels que les bases CORINE Land Cover et Copernicus Land Monitoring Service, comprenant des classes thématiques cohérentes et régulièrement mises à jour (dernière mise à jour disponible datant de 2018)[29],[30].

    À l'échelle communale, des fiches d'analyse territoriale élaborées par la Conférence Permanente du Développement Territorial (CPDT), l'Institut Wallon de l'Évaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS) ou la Direction du Développement Territorial de la Wallonie fournissent des données chiffrées sur l'évolution des catégories d'occupations du sol (par exemple pour les années 2001 à 2006)[31],[32].

    Répartition générale de l'occupation des sols

    La centrale nucléaire de Tihange depuis le haut du fort de Huy avec le centre-ville en contre-bas, en bas à gauche de l'image.

    L'occupation du sol de la ville de Huy est caractérisée par une forte diversité de fonctions, reflétant l'équilibre entre espace urbain, activités économiques, zones agricoles et milieux naturels. Les zones urbanisées comprennent les zones résidentielles, les zones commerciales, de services publics et d'équipements communautaires ainsi que les infrastructures de transport. À Huy et Tihange, ces zones sont principalement localisées le long de la vallée de la Meuse et autour des axes routiers structurants[32]. La centrale nucléaire de Tihange constitue un élément marquant de l'économie locale et de l'occupation du sol, avec des infrastructures de production d'énergie[3]. L'agriculture est particulièrement développée à Solières, Saint-Léonard et la Sarte-à-Ben, conservant des parcelles à usages agricole, notamment des terres arables, des prairies et des cultures permanentes en périphérie des zones urbanisées[32]. Une part notable du territoire, notamment dans les zones vallonnées et bocagères latérales à la Meuse (secteur du Condroz ou bois de Mineschamps), est occupée par des bois et des milieux semi-naturels[33]. La Meuse et ses affluents (le Hoyoux, la Solières, le Chessin) structurent des zones de plaine alluviale qui influencent l'occupation du sol et entrent dans des programmes de gestion des zones humides et de prévention des risques d'inondations.

    La rue des Brasseurs dans le centre-ville hautement densifié.

    Selon la fiche commune de l'évolution de l'occupation du sol réalisée par la CPDT sur bases cadastrales (2001-2006), environ 32,2% de la superficie de la commune étaient destinés à l'urbanisation (zones d'habitat, services publics, activités économiques, zones industrielles et d'extraction), tandis que 66,2% étaient des zones non urbanisées (agricoles, forestières ou naturelles)[32].

    Le centre-ville de Huy est un pôle urbain dense, marqué par une forte proportion de zones résidentielles, de services publics, d'activités commerciales et d'infrastructures routières. La vallée alluviale de la Meuse constitue le secteur le plus artificialisé, avec une continuité d'urbanisation le long de la vallée et des liaisons vers les sections périphériques. Les zones d'habitat se mêlent à des zones mixtes commerciales et institutionnelles, centrées autour de la Grand-Place et des axes structurants comme la route nationale 90. Les espaces publics, les écoles, les équipements sportifs et les transports en commun complètent l'occupation du sol urbanisée tout en s'articulant avec les infrastructures hydrauliques liées au fleuve. Les berges de la Meuse sont par ailleurs intégrées dans des projets de développement urbain durable et de mobilité douce, reflétant une transition vers un urbanisme plus équilibré[34].

    Les vastes espaces verts à Ahin, dans la section de Ben-Ahin, avec, au centre, le château d'Ahin.

    La section de Ben-Ahin, plus étendue en superficie (24,64 km2) et moins densément peuplé que le centre-ville, combine zones urbanisées linéaires le long de la Meuse avec vastes secteurs agricoles et boisés sur les hauteurs. Les villages d'Ahin et de Ben sont les principaux noyaux d'habitat, alors que des hameaux comme Solières, Saint-Léonard ou La Sarte-à-Ben conservent un tissu rural marqué, ponctué de terres agricoles et de forêts. Historiquement, l'activité économique de Ben-Ahin était liée à l'industrie locale et aux carrières, dont certaines traces subsistent dans l'occupation actuelle du sol sous forme de friches ou de zones d'activités secondaires. Ces vestiges contrastent avec les zones agricoles productives qui occupent une grande part du territoire rural de la section[33].

    Tihange, situé au sud-est du centre de Huy, est caractérisé par une occupation du sol qui intègre une importante zone industrielle (notamment autour de la centrale nucléaire de Tihange), des zones résidentielles de densité variable, ainsi que des espaces agricoles et boisés. La vallée de la Meuse, dans ce secteur, combine des usages urbains, industriels et portuaires (zones portuaires de Tihange), ce qui donne au territoire une mosaïque d'occupations contrastées[35].

    Morphologie urbaine

    Le développement radioconcentrique de la ville est visible en bas à droite de cette carte de la région namuroise de Nicolaes Visscher datant de 1682.

    La morphologie urbaine de Huy est la résultante d'un développement historique, géographique et économique étroitement lié à sa situation géographique à la confluence de la Meuse et du Hoyoux, dans le sillon industriel wallon. La ville présente une structure urbaine en forte interaction avec les cours d'eau, les reliefs naturels et les dynamiques économiques qui se sont succédé depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui[36]. La commune couvre environ 4 774 hectares et comptait plus de 21 700 habitants en 2024, ce qui aboutit à une densité d'environ 445 habitants/km2 répartis entre les différentes entités du territoire[37].

    La morphologie se structure selon trois grands axes : le centre historique autour de la Grand-Place, développé selon un plan radioconcentrique autour des axes de transports historiques et commerciaux ; les quartiers périurbains et les zones résidentielles, marqués par des développements industriels et post-industriels du XIXe et du XXe siècles ; les entités plus rurales et villageoises comme Ben-Ahin et Tihange, qui gardent des caractères morphologiques spécifiques tout en s'intégrant progressivement à l'espace urbain élargi.

    Centre historique

    Une ruelle du Vieux Huy, le fruit du développement de la ville durant le Moyen Âge.

    La ville s'est développée à partir d'une implantation antique autour d'un castrum romain puis médiéval, sur les terrasses alluviales et les pentes basses bordant la Meuse. Ce modèle de croissance répond à des logiques défensives et commerciales : au pied des fortifications naturelles et artificielles, les rues convergent vers la Grand-Place, cœur économique et social de la cité dès le Moyen Âge. L'urbanisation des périodes médiévales et modernes a laissé des traces visibles dans l'orthogonalité imparfaite des voies, la densité des îlots bâtis et la présence d'éléments architecturaux remarquables (comme la collégiale Notre-Dame et certaines maisons historiques)[36].

    La morphologie est également profondément marquée par le relief : construit en bordure de cours d'eau et sur des terrasses fluviales étagées, le tissu urbain s'étire le long des vallons du Hoyoux et de la Meuse, imposant une structuration linéaire plutôt que compacte vers les zones hautes environnantes[38].

    Expansion industrielle

    Une friche industrielle le long du Hoyoux, sur la rive droite, au sud-ouest du centre-ville, et des maisons ouvrières le long de la route, sur la rive gauche. D'autres friches industrielles se situent dans ce quartier.

    Au cours du XXe siècle, la croissance économique liée aux activités métallurgiques, papetières et industrielles a déterminé une extension de l'urbanisation hors du centre historique vers des zones autrefois rurales. Des lignes de chemins de fer, des usines et des quartiers ouvriers se sont insérés dans la trame urbaine, élargissent la ville vers l'ouest et le nord, le long de la Meuse. Le tracé des infrastructures (voies ferrées, routes nationales, quais le long de la Meuse) a orienté les nouvelles formes d'occupation du sol, créant des zones mixtes d'habitat, d'activités et d'industries. L'urbanisation de ces secteurs se distingue par une morphologie plus orthogonale et modulaire, en contraste avec le tissu historique irrégulier[39].

    Plus récemment, la désindustrialisation a généré des friches urbaines et des zones d'activités en redéveloppement, influençant la morphologie contemporaine, notamment dans les zones comme Sainte-Catherine au sud de l'hypercentre[39].

    Morphologie contemporaine

    Le quartier du Batta, dont les quais ont été réaménagés au début des années 2020.

    La structure urbaine de Huy reflète une morphologie fonctionnelle mixte, intégrant le centre historique densifié, encore marqué par des fonctions commerciales, administratives et culturelles ; des zones résidentielles périurbaines en expansion, notamment le long des principales voies de communication et des vallons ; des zones d'activité économique et industrielle, héritage du passé industriel ou réaffectées aujourd'hui à des usages divers (services, logements, espaces verts)[39].

    Les projets d'aménagement récents, tels que la restructuration de l'esplanade des quais de long de la Meuse, devant le Batta, traduisent une volonté de réconcilier morphologie urbaine et qualité de vie, par la création d'espaces publics ouverts, piétonniers et tournés vers les rives fluviales[40].

    De même, certaines opérations de rénovation urbaine (par exemple dans le quartier de Statte ou des zones industrielles désaffectées) cherchent à corriger les ruptures spatiales héritées des phases d'expansion antérieures[41].

    Logements

    Une maison ancienne, rue Sous-le-Château. Ce type de bâtiment nécessite souvent des travaux d'isolation.

    La ville conserve des structures urbaines et résidentielles distinctes tout en formant un ensemble cohérent en termes d'habitat et d'urbanisme[28]. Le tissus résidentiel hutois est caractérisé par une part importante de logements anciens, reflétant l'histoire et l'urbanisation progressive de la région mosane. Les données statistiques issues des évaluations wallonnes (SPW-DGARNE) indiquent que le bâti communal compte une proportion notable de logements construits avant 1946, période souvent associée à des standards de confort et d'isolation inférieurs aux normes modernes[10].

    Typologie

    La diversité du logement hutois sur une seule image : une villa sur les quais avec un vaste jardin, des immeubles à appartements, les deux tours de logements du Batta, la maison Batta, des maisons ouvrières, des maisons individuelles et des appartements.

    Selon les données disponibles sur le marché et auprès des sociétés locales de logement, le parc résidentiel de Huy est composé d'un mélange d'habitations individuelles et d'appartements, avec des typologies adaptées aussi bien aux familles qu'aux ménages d'une seule personne. L'offre de logements sociaux à Huy est assurée en partie par la Société Wallonne du Logement et des partenaires locaux tels que Meuse Condroz Logement (MCL), qui gèrent des résidences et appartements dans différents quartiers. Dans le quartier des Vieux Floricots à Tihange, par exemple, on trouve des logements collectifs et des maisons adaptées à des configurations familiales variées[42].

    Développement du logement social

    La commune a connu des extensions récentes importantes en matière de logements accessibles et sociaux. Un des projets récents consiste en la construction et l'inauguration de 56 nouveaux logements sociaux et moyens avenue de la Croix-Rouge, près de Tihange. Ce projet, réalisé en partenariat entre la Ville de Huy, la Région wallonne, Prologe, le CPAS de Huy, l'Agence immobilière sociale et Meuse Condroz Logement, comprend 47 appartements et 9 maisons, visant à répondre à la forte demande locale, avec près de 900 ménages inscrits sur liste d'attente sur l'ensemble du bassin hutois. Le loyer de ces logements est calibré selon des revenus des ménages pour garantir l'accessibilité[43].

    Dans de le cadre de la Déclaration de politique communale 2024-2030, la Ville à également planifié plusieurs opérations complémentaires de logements publics ou à loyers modérés, notamment à Tihange et dans le centre de Huy, ce qui inclut la création de logements publics complémentaires acquis ou construits par la régie communale ou des partenaires publics (par exemple, 10 logements sur le Grand'Route à Tihange, et 20 logements sociaux à la Cité Floricots)[40].

    Politique communale de logement

    La politique du logement de la Ville de Huy tend à concilier augmentation du nombre de logements publics ou sociaux, amélioration du confort des logements anciens, et lutte contre les logements vacants ou de mauvaise qualité. Le plan communal s'inscrit dans une volonté d'accroitre l'offre de logements accessibles tout en modernisant le parc existant, notamment par des actions de rénovation énergétique et de lutte contre les logements inoccupés[40].

    Des voix politiques locales, dont le Parti du Travail de Belgique (PTB), critiquent l'insuffisance relative des logements sociaux dans la commune, pointant une proportion de logements publics bien inférieure à d'autres communes de la province de Liège et appelant à des politiques plus ambitieuses pour répondre à la crise du logement[44].

    Voies de communication et transports

    Réseau routier

    La ville de Huy est structurée par un réseau de voies de communication dense qui reflète son rôle de nœud de circulation en Région wallonne, situé à mi-distance entre Liège et Namur.

    Un panneau de signalisation routière dans le centre de Huy dirigeant les automobilistes vers différentes routes nationales, l'autoroute E42 et différentes villes : Liège, Bruxelles, Hannut, Waremme, Hamoir, Marche-en-Famenne et Modave.

    L'infrastructure principale est constituée par l'autoroute E42, qui relier Liège à Namur en passant à proximité de Huy et constitue un axe majeur pour le trafic régional et international en direction de la France et de l'Allemagne. Selon les guides touristiques et les services officiels, l'accès à Huy depuis ces grandes villes s'effectue principalement via cette autoroute, qui offre une connexion directe à la ville et à ses environs[45].

    Plusieurs routes nationales complètent le maillage routier : la route nationale 64, qui relie Tirlemont à Huy, facilite les mouvements nord-sud au départ du Brabant vers le Condroz et Statte et permet de rejoindre l'autoroute E42 via la sortie 7 (Huy Braives) ; la route nationale 66 relie Huy à Trois-Ponts, offrant une liaison vers l'est du pays ; la route nationale 643 dessert Ben-Ahin, reliant cette section hutoise à Bierwart et Wanze. Cette dernière permet de rejoindre la sortie 8 (Huy) de l'autoroute E42. Les routes nationales 65, qui passe par le centre de Villers-le-Bouillet, et 684, qui contourne la centrale nucléaire de Tihange, permettent de rejoindre la sortie 6 (Villers-le-Bouillet) de l'autoroute E42. Enfin, la route nationale 90, qui traverse Huy d'ouest en est, de Gives à Tihange, est l'axe majeur de la ville, reliant Namur, en passant par Andenne, à Liège, en passant par Amay, Flémalle et Seraing.

    Ponts

    La ville est traversée par la Meuse, une voie naturelle majeure qui requiert plusieurs ponts pour assurer la continuité du réseau de transport, d'ouest en est[46] :

    • le Pont Père Pire relie Ahin et ses nombreux commerces à Wanze en longeant les sucreries de Wanze ;
    • le Pont Roi Baudouin relie le centre-ville historique à la rive gauche ;
    • le Pont de l'Europe relie le bas de Tihange avec la piscine de Huy à la rive gauche, pas loin de la gare ;
    • le Pont d'Ampsin relie Tihange et sa centrale nucléaire à Ampsin.

    D'autres ponts permettent de traverser d'autres cours d'eau, comme le Hoyoux avec ses nombreux ponts dont le Pont de Chinet.

    Réseau ferroviaire

    Huy est desservie par le réseau ferroviaire belge via la ligne 125, qui relie Liège à Namur, et qui constitue une section de la dorsale wallonne principale du pays. La gare principale, souvent appelée gare de Huy-Nord, est située sur la place Zénobe Gramme et constitue un important pôle de mobilité multimodale. Elle est exploitée par la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) et est desservie par des trains InterCity (IC) ainsi que des trains omnibus, offrant des correspondances régulières vers Liège, Namur, Bruxelles et d'autres villes belges. Outre la gare principale, la commune est également desservie par la gare de Statte, située à proximité, qui complète l'accessibilité ferroviaires des habitants, notamment pour se rendre vers les zones de Ben-Ahin[47].

    Historiquement, la ville comptait deux autres gares : la gare de Huy Saint-Hilaire et la gare de Huy-Sud. Elle fut également reliée par une ligne de tramway vicinal (lignes de la SNCV), qui reliait Burdinne à Huy, mais celle-ci est désormais désaffectée et fait partie de l'histoire des transports locaux. Directement après la gare de Huy, en direction de Namur, il y a un tunnel ferroviaire, dit de la gare de Huy. En partant de la gare de Statte, une ligne ferroviaire pour le fret longe la Meuse, avec un passage à niveau sur la rue du Roc, puis franchie le fleuve grâce au Pont de fer avant de contourner le centre-ville directement par un tunnel, dit de Huy-Sud, passant sous la colline du fort de Huy. Un autre passage à niveau se situe sur la rue Cherâve, directement en sortant du tunnel, puis la ligne longe le Hoyoux et enjambe ce dernier grâce au viaduc de Chinet. Un dernier passage à niveau se situe sur la rue Druesse avant de passer dans un tunnel, dit de Duresse. La destination finale de cette ligne est le site d'ArcelorMittal à Marchin ainsi que le site de Safran Blades.

    Transports en commun

    Un bus du TEC de la ligne 91 en direction de la gare de Huy, à l'arrêt du tramway de Liège de Sclessin Standard, le terminus occidental du tramway de Liège. Cette ligne est donc une alternative au train entre Huy et la cité ardente.

    Le réseau de transports publics de Huy est assuré principalement par le Transport en Commun (TEC) de la région Liège-Verviers, qui exploite plusieurs lignes de bus urbains et interurbains. La ville dispose de navettes urbaines et de lignes régulières comme la navette Cit'Huy 102, qui permet de relier différentes parties du centre-ville et les quartiers périphériques, et la ligne 103, qui assure la desserte entre les zones de Saint-Etienne-au-Mont, aux Vieux Floricots et à Tihange, contribuant à la mobilité interne de la commune[48]. Des lignes supplémentaires assurent la liaison de Huy vers les communes voisines et plus largement vers toute la région, y compris des services vers Liège, Namur, Waremme ou Amay[49]. La commune propose également des navettes gratuites desservant Ben-Ahin et Tihange certains jours de la semaine, renforçant l'accessibilité de ces sections[48].

    Mobilité douce

    Dans le cadre des politiques de mobilité durable, des projets de voies cyclables et itinéraires piétons sont développés, notamment le projet ViciGAL, qui vise à créer une route cyclable sécurisée reliant Huy à Yvoir et à traverser plusieurs communes, en partie sur d'anciens tracés vicinaux[50].

    Risques naturels et technologiques

    En tant que commune du plateau condruzien située le long de la Meuse, Huy est exposée à une variété d'aléas naturels et technologiques. Ces risques influencent à la fois les politiques d'aménagement du territoire, la délivrance des permis d'urbanisme et les stratégies de prévention des autorités locales et régionales.

    Inondations

    Le principal risque naturel affectant Huy découle de sa situation en bordure de la Meuse, un grand cours d'eau européen qui traverse la ville sur la rive droite. La topographie du bassin hydrographique de la Meuse confère à la zone urbaine une vulnérabilité significative aux crues et aux débordements, surtout lors d'événements pluvieux importants ou de périodes de fonte des neiges en amont. En Wallonie, les risques d'inondation sont cartographiés par le Service public de Wallonie - Territoire à travers des cartes d'aléa et de zones inondables destinées à orienter les décisions d'urbanisme et les plans de gestion territoriale. Ces documents classent les zones selon des profils d'inondation par débordement de cours d'eau ou par ruissellement et servent d'outil de référence lors de l'attribution des permis d'urbanisme (Code du Développement Territorial, CoDT) : consultation obligatoire de l'aléa d'inondation dans les projets situés en bordure de cours d'eau[51],[52].

    Repère de crue du 1er janvier 1926 situé sur l'arche de la Maison Batta.

    Le district hydrographique de la Meuse en Wallonie a été désigné comme zone d'étude dans le cadre des Plans de Gestion des Risques d'Inondation (PGRI) 2022-2027, élaborés en application de la directive européenne 2007/60/CE. Ces plans incluent des cartographies détaillées, des objectifs de prévention, des mesures d'alerte et des actions de préparation visant à réduire les impacts potentiels des crues majeures[53].

    Historiquement, des épisodes de crue ont déjà conduit à des perturbations significatives des activités urbaines dans la région hutoise, nécessitant l'intervention des services de secours et d'approvisionnement en eau potable, en particulier dans les zones basses de la ville : en 1905, 1910, 1926, 1993, 1995 et 2008. Dans le centre-ville, les crues concernent la Meuse, comme en 1926, et le Hoyoux, comme en 2008 et qui avait inondée la Grand-Place. Les dernières crues ayant frappées la ville sont celles de juillet 2021.

    Boues et séismologie

    Outre l'inondation, le territoire de Huy, comme celui de nombreuses communes wallonnes, est potentiellement exposé à des phénomènes connexes tels que le ruissellement intense, pouvant entrainer des coulées de boue dans les pentes avoisinantes du relief condruzien, et des mouvements de terrain localisés. La cartographie des risques naturels en Région wallonne recense diverses catégories d'aléas, notamment inondations, instabilités de terrain, effondrements karstiques et de potentiels mouvements gravitaires, qui doivent être pris en compte dans les décisions d'aménagement du territoire et dans l'application des règlements urbanistiques[54].

    Sur l'ensemble de la Wallonie, le risque sismique est considéré comme faible à modéré, mais intégré dans la législation technique du bâtiment via des normes de construction telles que celles de l'Eurocode 8 (concernant les charges sismiques de calcul), bien qu'il n'existe pas de données publiques spécifiques détaillant une vulnérabilité sismique directe propre à Huy[55].

    Risque nucléaire

    La centrale nucléaire de Tihange, sur la rive droite de la Meuse.
    La proximité de la centrale nucléaire et de la ville vue depuis le fort de Huy : la collégiale Notre-Dame à l'avant-plan à gauche, le centre-ville au milieu et la centrale nucléaire à l'arrière-plan à droite.

    L'un des principaux risques technologiques identifiés dans le cadre de l'urbanisme de Huy est lié à la présence de la centrale nucléaire de Tihange, située dans la section de Tihange sur les rives de la Meuse. Cette installation, exploitée par Electrabel (filiale du groupe ENGIE), a été construite entre 1969 et 1985 et comprend plusieurs réacteurs à eau pressurisée. Elle est l'un des deux grands sites nucléaires civils de Belgique avec la centrale nucléaire de Doel. La proximité d'une centrale nucléaire implique l'intégration de mesures de sécurité rigoureuses dans l'aménagement du territoire et dans les plans d'urgence locaux. Les autorités belges, en coordination avec l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN)[56], mettent en place des plans particuliers d'intervention (PPI) prévoyant des stratégies de confinement, d'alerte et de protection de la population en cas d'incident grave ou d'accident nucléaire. Ces plans peuvent inclure des consignes de confinement de la population, des évacuations ciblées ou la distribution de comprimés d'iode stable aux habitants des zones considérées à risque. Bien que ces mécanismes existent au niveau national et régional, et sont applicables aux riverains de sites nucléaires, les documents officiels de PPI doivent être consultés pour les plans spécifiques à Tihange[57],[58].

    Des incidents technologiques moins graves mais significatifs, impliquant par exemple des fuites de produits chimiques au sein de la centrale, ont requis des interventions des pompiers locaux et soulignent l'importance de la préparation opérationnelle des services d'urgence et de la coordination interservices locales[59],[60].

    En complément des dispositifs d'urgence, les autorités wallonnes ont installé un fonds nucléaire et des mécanismes budgétaires destinés à financer la transition post-nucléaire de la ville de Huy en vue de la réduction progressive des capacités nucléaires belges[40].

    Toponymie

    Il existe plusieurs explications proposées par les historiens et toponymistes quant à l'origine de ce toponyme, reflétant l'ancienneté du site et sa position géographique particulière. L'une des hypothèses les plus souvent citées repose sur la proximité d'un cours d'eau : la ville se trouve au confluent de la Meuse et du Hoyoux, un affluent important de la Meuse. Certains auteurs relient ainsi l'origine du nom à celui du Hoyoux (dont une forme ancienne pourrait être Hoyum ou Hoyolus), en suggérant que l'appellation de la ville dériverait de l'hydronyme de cette rivière. Cette forme aurait été latinisée au haut Moyen Âge et progressivement transformée phonétiquement jusqu'à devenir Huy[61],[62].

    Une autre interprétation, plus ancienne et fondée sur des sources médiévales, voit l'origine du nom dans une forme latine Hoius ou Hoium attestée dès le VIIe siècle dans des documents relatifs à un vicus (village) situé à l'embouchure du Hoyoux dans la Meuse. Cette attestation suggère que le nom de la ville est lié à celui de la rivière, dont la racine toponymique pourrait traduire une notion de localisation topographique ou d'eau courante. Par ailleurs, certaines traditions locales ou interprétations plus anciennes ont aussi proposé des liens étymologiques avec des termes anciens signifiant hauteur ou élévation (hohi en ancien français), en référence à la position de la ville dominée par son rocher et sa citadelle, même si cette interprétation reste moins appuyée par des études toponymiques spécialisées[61].

    Démographie

    Huy, vue depuis le Pont du Chemin de Fer avec le Fort de Huy, la collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien et la centrale nucléaire de Tihange

    Démographie: Avant la fusion des communes

    • Source: DGS recensements population

    Démographie : Commune fusionnée

    En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

    Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

    • Source: DGS , de 1831 à 1981 = recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[63]

    Histoire

    Royaume des Francs 636–843
    Francie médiane 843–855
    Lotharingie 855–959
    Basse-Lotharingie 959–985
    Principauté de Liège 985–1789
    République de Liège 1789–1791
    Principauté de Liège 1791–1795
    République française 1795–1804
    Empire français 1804–1815
    royaume uni des Pays-Bas 1815–1830
    Drapeau de la Belgique Belgique 1830–present

    Origines et Antiquité

    La ville est située au confluent de la Meuse, du Hoyoux et de la Mehaigne. Cette position géographique, aux marges de la Hesbaye agricole et du Condroz boisé et vallonné, en fait un lieu de passage naturel pour les eaux, les voies terrestres et les voies fluviales depuis la préhistoire[64]. Les recherches archéologiques locales, notamment celles présentées dans le Musée communal de Huy, attestent d'une présence humaine très ancienne sur le site. Elles ont permis de mettre au jour des outils en silex et d'autres vestiges néolithiques (datant d'environ 5300 à 2200 avant notre ère), témoignant d'activités de subsistance liées à l'agriculture, à la chasse et au travail de bois avant l'époque romaine[65].

    L'origine documentée de Huy remonte à l'époque romaine, où une première agglomération se forma autour d'un castrum romain placé sur la rive droite de la Meuse. Un castrum est une fortification militaire romaine qui servait à contrôler les voies navigables et terrestres et à assurer la sécurité des territoires conquis. Ce castrum, bien que modeste comparé aux grandes places militaires de l'Empire, constitue le point de départ de l'occupation urbaine du site[66]. Les vestiges de cette présence romaine restent limités faute de fouilles extensives publiées, mais on sait que Huy se situe dans un environnement densément occupé par des populations gallo-romaines intégrées au réseau de villes, de villas et d'axes de communication façonnés par Rome dans la province de Gaule belgique. La Meuse constituait une voie majeure pour le transport de marchandises et de troupes vers l'intérieur des provinces belges et vers les territoires germaniques de l'Est[64].

    La collégiale Notre-Dame.

    Au milieu du VIe siècle, Domitien, évêque de Tongres-Maastricht, accorde une importance particulière à la ville où il se serait fait inhumer [67]. L'église Notre-Dame est citée pour la première fois en 634. L’importance de la localité au VIIe siècle est attestée par la frappe de monnaies.

    À la période carolingienne, Huy est qualifié de portus et désigné comme vicus. La ville devient le cœur d’un comté entre 943 et 985 avant de passer sous le contrôle de l’évêque de Liège[68].

    En 1066, le Prince-Évêque d'alors, Théoduin de Bavière, décide de reconstruire la collégiale Notre-Dame. Pour financer son projet, il demande aux Hutois la moitié de leurs biens meubles. En échange, il leur accorde la première charte de liberté d'Europe occidentale. Huy fut une des « Bonnes Villes » de la principauté de Liège de 985 à 1789.

    La première croisade survient 30 ans plus tard (1096-1099) avec l'arrivée à Huy de Pierre l'Ermite[69], fondateur selon la légende de l'abbaye du Neufmoustier vers 1100.

    Au Moyen Âge, aidée par un climat économique favorable, dû à sa situation de ville-étape de batellerie, Huy multiplie les corps de métiers. Nombreux étaient les étainiers, tanneurs, foulons, chaudronniers, menuisiers... Le corps de métier le plus puissant fut celui des orfèvres. La métallurgie hutoise remonte dans le passé (travail de l'étain depuis le VIIe siècle) et, favorisée par le Hoyoux, affluent de la Meuse, propice à l'établissement de roues hydrauliques, les forges et fourneaux connurent à Huy, dès le Moyen Âge, un âge d'or sans précédent. La technique du battage du cuivre, industrie florissante dans la cité hutoise, se répandit dans toute l'Europe dès le XIe siècle.

    Au XIIe siècle se détache la personnalité d'Ivette de Huy (ou Juette) (1158-1228) : contrainte d'épouser à 13 ans l'homme que lui avait choisi son père alors qu'elle voulait se consacrer à Dieu, elle en eut trois enfants dont un mourut au berceau. Veuve à 18 ans, défiant l'autorité paternelle, elle préféra se retirer dans un minuscule réduit accolé à l'église de Huy et se consacrer au soin des lépreux avant de se cloîtrer dans la léproserie.

    Vers 1300, le pont de bois qui donne accès à la ville de Huy en venant du nord et donc de Statte est remplacé par un pont de pierre. Statte constitue alors une sorte de défense avancée pour Huy : une fortification entre le rocher et la Mehaigne bloque l’accès par Saint-Hilaire, et les chemins venant de Hesbaye passent par le Thier d’Erbonne (près de St-Étienne-au-Mont) pour aboutir à la porte des Aveugles. Le 27 mai 1328, une bataille se déroule dans un raidillon encaissé du Thier d’Erbonne : les milices de Liège, Saint-Trond et Tongres y affrontent Adolphe de La Marck aidé des Hutois. À la suite de sa victoire, le prince-évêque décide l’incorporation de la franchise de la ville de Statte à celle de la ville de Huy, ce qui se fait le 20 aout suivant[70]. On parlera dès lors de Statte comme d'un faubourg de Huy.

    Au XVe siècle, le château est peu à peu transformé en véritable forteresse. Bâti sur une colline surplombant la Meuse, il fera la fierté des hutois et deviendra l'emblème de la ville. Huy est alors une ville bourgeoise de plaisir où se plaît à séjourner la Cour de Bourgogne. Malheureusement, du fait de sa position stratégique, Huy voit sa destinée se ternir et subit de nombreuses attaques. La forteresse est attaquée douze fois en trente ans, dont le siège de 1595. La cité connaît massacres, pillages et incendies.

    En 1675, le régiment de Carignan-Salière se rendit à Huy et il évacua cette dernière ville en , après en avoir rasé les fortifications.

    En l'an 1717, la destruction du « Tchestia » (château en wallon) est décidée. La destinée hutoise va alors en être modifiée. Le château-citadelle sera démonté pierre par pierre, soustraites par les citadins. Huy connait alors enfin l'essor et les activités se multiplient : papeterie, orfèvrerie, métallurgie, etc.

    Au XIXe siècle, l'industrialisation permit à plusieurs familles hutoises de connaître la fortune (citons Nestor Martin, les Delloye, les Godin)[69]. La Ville de Huy fut alors surnommée « La Ville aux Millionnaires »[71].

    En 1818, la construction du nouveau fort débute. Il ne servira jamais de position d'attaque, mais nombreux sont les civils à y avoir souffert durant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

    Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée allemande prit possession du Fort et y établit un camp de discipline pour ses propres troupes, réfractaires ou déserteurs.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, dès , le fort devint un camp de détention pour civils belges et étrangers et ensuite un bagne où séjournèrent plus de 7 000 opposants au régime de l'occupant. Le , les détenus qui n'avaient pas été envoyés vers les camps de concentration en Allemagne furent libérés. La Résistance occupa le fort et, le , le Ministère de la Justice y installa un centre d'internement pour inciviques et collaborateurs.

    Le fort hollandais (1818).

    Depuis 2007, un nouvel espace détaille le parcours de vie des différentes catégories de détenus au Fort de Huy et présente des témoignages. En 2010, deux nouvelles salles seront inaugurées, l'une consacrée à Huy sous l'occupation et l'autre à la libération de la Ville dont on a fêté, en 2009, le 65e anniversaire.

    De 1983 à 2009, Anne-Marie Lizin est bourgmestre de Huy. Sa gouvernance suscite de vives oppositions au cours des années 2000. Mise en minorité au sein de son parti, soupçonnée de malversations et en proie à des problèmes de santé, elle quitte ses fonctions en [72]. Micheline Toussaint lui succède en mars de la même année. Elle choisit de laisser la place à Alexis Housiaux le . Début 2016, Christophe Collignon succède à Alexis Housiaux.

    Armoiries

    La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 16 mai 1960. Huy appartenait à la principauté de Liège et usait donc dans son ancien sceau d'une variante des armoiries de Liège. Connu depuis la fin du XIIe siècle, ce sceau montrait le perron de Liège flanqué de deux fleurs de lys. Au milieu du XIIIe siècle, les fleurs de lys furent remplacées par deux chiens. Au XVe siècle, le sceau montrait un château avec trois tours et une bannière sur chaque tour. Ce château resta sur le sceau jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Le conseil de la ville opta pour ces armoiries en 1813 mais des armoiries totalement différentes, un lion avec la lettre H, lui furent octroyées le 28 septembre 1819. La lettre V fut ajoutée en 1960.
    Blasonnement : De gueules au château-fort d'or, ouvert d'azur, formé d'un quadrilatère de murailles, vu en perspective, muni à chacun des trois angles visibles d'une tour ronde à toit conique sommé d'une girouette, celle de dextre contournée, la tour du centre à deux étages, ouverte d'azur et accostée de lettres en majuscules H et V d'or. Le château posé sur une terrasse de sinople.
    Source du blasonnement : Heraldy of the World[73].



    Politique et administration

    L'hôtel de ville (1766).

    Conseil et collège communal 2024-2030

    Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[74].

    Davantage d’informations Parti, Voix (2024) ...
    Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
    LES ENGAGÉS 1.523 - 12,09% - en stagnation 0.0 %
    3  /  27
    en augmentation 3.0 Non
    PS+ 4.829 4.482 38,32% 35,32% en augmentation 3.0 %
    11  /  27
    en diminution 1.0 Oui
    PTB 800 855 6,35% 6,74% en diminution 0.39 %
    1  /  27
    en stagnation 0.0 Non
    MR 2.474 1.581 19,63% 12,46% en augmentation 7.18 %
    5  /  27
    en augmentation 2.0 Oui
    HUY en COMMUN 2.975 - 23,61% - en stagnation 0.0 %
    7  /  27
    en augmentation 7.0 Non
    ECOLO - 2.867 - 22,59% en stagnation 0.0 %
    -  /  27
    en diminution 7.0 Non
    PP - 329 - 2,59% en stagnation 0.0 %
    -  /  27
    en stagnation 0.0 Non
    DéFIpourHUY - 1.211 - 9,54% en stagnation 0.0 %
    -  /  27
    en diminution 2.0 Non
    VLC - 320 - 2,52% en stagnation 0.0 %
    -  /  27
    en stagnation 0.0 Non
    idHuy - 1.046 - 8,24% en stagnation 0.0 %
    -  /  27
    en diminution 2.0 Non
    Total 12 601 12 691 100 % 100 % 27
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    Davantage d’informations Collège communal ...
    Collège communal[75]
    BourgmestreChristophe CollignonPS - PS+
    1er ÉchevinOlivier HumbletMR
    2e ÉchevinEtienne RobaPS - PS+
    3e ÉchevinJacques MoutonMR
    4e ÉchevinAdrien HousiauxPS - PS+
    5e ÉchevineElise DeleuzePS+
    Présidente du CPASJonida ShaljaniPS - PS+
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    Liste des Bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

    • M. Chapelle
    • 1859 - 1878 : Charles Delloye.
    • 27/12/1919 - 11/02/1927 : Adolphe Vrancken.
    • 11/02/1927 - 11/11/1936 : Paul Carré.
    • 11/11/1936 - 05/03/1937 : Pierre Jadoul, 1er échevin ff de bourgmestre.
    • 05/03/1937 - 21/01/1947 : Émile Vierset.
    • 21/01/1947 - 30/09/1963 : Jacques Grégoire.
    • 01/10 - 14/11/1963 : Fernand Gustin, 1er échevin ff de bourgmestre.
    • 15/11/1963 - 31/12/1970 : Fernand Parmentier.
    • 01/01/1971 - 03/03/1979 : Eugène Lecoq[76].
    • 03/03 - 12/04/1979 : Fernand Hubin, 1er échevin ff de bourgmestre[77].
    • 12/04/1979 - 23/02/1983 : Fernand Hubin[77].
    • 23/02/1983 - 23/03/2009 : Anne-Marie Lizin[78].
    • 23/03/2009 - 12/07/2010 : Micheline Toussaint[79].
    • 12/07/2010 - 19/01/2016 : Alexis Housiaux[79].
    • 19/01/2016 - 04/10/2020 : Christophe Collignon[80].
    • 04/10/2020 - 06/2024 : Éric Dosogne, 1er échevin ff de bourgmestre pendant l'empêchement de Christophe Collignon, Ministre wallon[81].
    • 06/2024 - présent : Christophe Collignon[82].

    Jumelages

    Jumelages et partenariats de Huy.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
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    Pactes d'amitié

    Patrimoine et culture

    Patrimoine architectural et sites

    Vue du fort de Huy depuis le quai Batta.

    Les quatre merveilles de Huy

    Des « quatre merveilles » de la ville de Huy, seules deux subsistent encore aujourd'hui :

    • Li Bassinia, fontaine dont la partie la plus ancienne remonte au XVe siècle. Elle est située au centre de la Grand-Place (on peut y voir quatre personnages en bronze et l'aigle bicéphale autrichien) ;
    • Li Rondia : la rosace, d'un diamètre de 9 mètres, de la Collégiale Notre-Dame restaurée de 1998 à 2007.

    Les deux autres merveilles étaient :

    • Li Tchestia (le château-fort des princes-évêques, détruit en 1717 à la suite du Traité de la Barrière, est remplacé de 1818 à 1823 durant la période dite Hollandaise par le fort actuel sur son emplacement initial sous la forme d'une citadelle) ;
    Le pont Li Pontia peint vers 1880 par Gustave Walckiers
    Li Pontia vers 1880, peinture de Gustave Walckiers.
    • Li Pontia : l'ancien pont, détruit par la guerre qui est remplacé aujourd'hui par le pont Baudouin.

    Autres monuments remarquables

    La Grand-Place et l'hôtel de ville

    L'élégant hôtel de ville fut réalisé en 1766 (architecte Jean-Gille Jacob) grâce à la bienveillante générosité du maître d’œuvre, le prince-évêque de Liège Charles-Nicolas d'Oultremont dont il portait les armoiries polychromes au fronton. Il est situé entre la Grand Place, centre animé et commerçant de la ville et la place Verte, plus paisible.

    L'Hospice d'Oultremont, actuel Office du tourisme

    Cette ancienne résidence privée des membres de cette famille aristocratique au service de la collégiale dont plusieurs chanoines, fut construite vers 1575 par Gérard d’Oultremont (né en 1535) à l’emplacement et en remplacement d’un édifice de même fonction. La plupart des baies vitrées de la façade avant (nord-est) ont été remaniées au cours du XVIIIe siècle.

    La Tour d'Oultremont

    Cette élégante tourelle faisait partie du palais comtal édifié en 1559 par Jean-Hustin IV d'Oultremont (1495-1581). La Maison d'Oultremont donna plusieurs maieurs, mambours, avoués, échevins et bourgmestres de la cité hutoise et puis à Liège du XIVème au XVIIIème, mais aussi des baillis de Hesbaye et les baillis héréditaires de l'ancien comté de Moha.

    Petites filles jouant près du Bassinia.
    Le musée communal

    Installé dans les bâtiments et le cloître de l'ancien couvent des Frères mineurs (XVIIe siècle), contient d'importantes collections illustrant l'histoire et le folklore local : intérieur régional orné d'une belle cheminée en grès de 1621, pièces archéologiques, estampes de la ville, céramiques fabriquées à Huy au XIXe siècle, étains, objets d'art religieux parmi lesquels on remarque le Christ du XIIIe siècle nommé « le beau Dieu de Huy ».

    La maison près-la-Tour

    Située au croisement d'étroites rues et ruelles pavées du centre historique, la maison près-la-Tour appelée aussi la maison Legrand est considérée comme la demeure non religieuse la plus ancienne de la ville de Huy. Elle a été construite au XIIIe siècle puis a subi beaucoup de transformations.

    La maison Batta

    Située sur la rive gauche en face du fort de Huy, est un exemple du style renaissance mosan. Cet édifice est un ancien refuge des moines de l'abbaye du Val-Saint-Lambert[86].

    Le bâtiment principal de l'ancienne abbaye Saint-Victor

    Abbaye fondée au XIIe siècle par des Bénédictines et vendue comme bien national en 1798. Le bâtiment date de 1724 et, parfaitement restauré, il abrite une école d'agriculture[86]. Il est précédé par un porche monumental de la même année[86]. Plus à l'ouest, à proximité de la Meuse, se trouve la maison du Ponton.

    Vestiges du Neufmoutier

    Il s'agit d'un prieuré fondé par Pierre l'Ermite, élevé au rang d'abbaye en 1208[86]. Il n'en reste presque aucune trace, si ce n'est deux ailes du cloître et la crypte.

    Maisons Art nouveau

    Cercle artistique de la rue de France avec ses sgraffites signés de Paul Cauchie; plusieurs maisons avec carrelages de la même époque se situent dans le quartier. Plusieurs demeures patriciennes présentent des architectures néo-gothiques et néo-renaissance mosane mélangés à des techniques décoratives typiques de l'art nouveau notamment près de la place Lebeau.

    Plusieurs maisons de l'avenue Albert Ier dont un ancien café.

    Ancienne grande poste, néo-gothique.

    Rue Sous le Château 11, bâtiment d'angle[87],[88].

    Cloître et chapelle du Collège Saint-Quirin

    Dès 1285, le prieuré placé sous l'invocation de saint Quirin de Neuss accueille des religieuses de l'ordre des Pénitentes de sainte Marie-Madeleine venues de la région de Namur. Celles-ci s'installent avec l'autorisation du prince-évêque de Liège Jean de Flandre, rue Entre-Deux-Portes, dans un ancien petit hôpital préexistant. Aujourd'hui affecté à l'usage du Collège Saint-Quirin fondé en 1855 par l'évêque de Liège Théodore de Montpellier, le bâtiment conserve de nombreuses traces de son histoire séculaire, notamment le cloître classique du monastère. Celui-ci a été largement remanié dans sa partie basse en 1729 sous le priorat de Lutgarde de Streel. Accolée à la galerie nord-est de celui-ci, on retrouve une chapelle gothique datant du XVe siècle. Particularité remarquable, la nef et le chœur sont légèrement désaxés. Ce dernier est éclairé par 5 grands vitraux illustrant le martyre de saint Quirin. La nef quant à elle est couverte d'une magnifique voûte de bois en berceau.

    Plusieurs repères de crues

    Ils ont été apposés dans la ville. Ils indiquent soit les crues de la Meuse de 1926 ou 1880, soit la crue du Hoyoux du (ces trois crues étant reconnues par la ville de Huy comme importantes car ayant atteint le Bassinia). Quelques emplacements de repères de crue à Huy :

    • sur la taverne le Vieux Huy ;
    • sur la maison Batta ;
    • de chaque côté d'une impasse rue l'Apleit ;
    • sur la façade de l'église rue des Foulons ;
    • au coins de la rue des Barreurs et rue des Sœurs Grises.

    Cimetières

    Culture

    Le Centre culturel de l'Arrondissement de Huy

    Le Centre culturel de l'Arrondissement de Huy est un opérateur culturel important sur le territoire communal et sur l’arrondissement de Huy/Waremme. Il n'est ni un théâtre ni un centre dramatique. L’équipe du Centre culturel travaille sur Huy et sur quatorze communes affiliées. Ce qui veut dire une équipe avec des missions inscrites dans un décret (lois régionales).

    Les Septennales

    La statue miraculeuse dans l'église de la Sarte.

    En 1656, une grave sécheresse met en péril les récoltes hutoises. Le , les habitants organisent alors une procession et descendent la Vierge de la Sarte avec une grande piété et la placent dans la Collégiale. Alors qu'on rapporte la statue dans sa chapelle sur les hauteurs de la ville, la sécheresse prend fin. Les autorités décident alors, en remerciement, de rééditer la procession l'année suivante et ensuite tous les sept ans. Les fêtes septennales sont nées. Les dernières se sont déroulées le [89].

    En 1865, le Duc de Brabant, futur Léopold II, se rend à Huy le 14 août dans le cadre des Fêtes Septennales. À cette occasion, la Société d'Amateurs chantera le Salut au Prince Royal, composé par leur directeur Godefroid Camauër.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, la fête septennale n'a pas eu lieu, mais après la libération de la ville le et la capitulation de l'Allemagne le , on a décidé de compenser cette annulation par une procession de reconnaissance à Notre-Dame de la Sarte le et une descente de la statue miraculeuse. La suivante fut organisée à sa date normale, c'est-à-dire en 1949.

    Cinéma

    Films tournés à Huy

    Enseignement

    Économie

     Affichette encadrée, texte en noir sur fond blanc.
    Affichette publicitaire encadrée pour le Clos Bois-Marie, anciennement Vignobles des Grands Malades, XXe s.

    La production viticole mosane remonte au XIe siècle ; les vins de Huy étaient appréciés[91].

    Transports en commun

    La Meuse, navigable, a longtemps servi au transport des passagers et des marchandises, de même que les routes et chemins rayonnant des deux berges.

    La Société des chemins de fer de Namur à Liège et de Mons à Manage a construit une ligne de chemin de fer de Namur à Liège, actuelle ligne 125 (Infrabel), inaugurée en 1850 (sauf les derniers kilomètres vers Liège, achevés l'année suivante). De 1855 à 1940, elle fera partie du réseau de la Compagnie du Nord - Belge, une société française qui l'utilisera pour relier Paris à Cologne et l'Europe de l'Est. Elle appartient à la SNCB depuis 1940 et la ligne, électrifiée, est parcourue par des trains vers Bruxelles, Liège, Charleroi, La Louvière, Mons et Tournai. La gare de Huy, qui occupe son emplacement actuel depuis 1886, a toujours été la gare principale et est désormais la seule avec la gare de Statte à être ouverte aux trains de voyageurs.

    La Compagnie du chemin de fer Hesbaye-Condroz a également construit une ligne, transversale, passant par Huy (actuelles lignes 126 et 127) vers Landen et Ciney. Cette ligne, directement exploitée par les Chemins de fer de l'État belge (future SNCB), avait sa propre gare : Huy-Sud, sur l'autre rive de la Meuse, franchie grâce au « pont de fer » et un tunnel sous le rocher du fort. Les trains de voyageurs n'y circulent plus depuis 1962-63.

    La centrale nucléaire

    Sports et vie associative

    Sports

    Cyclisme

    • Huy fut traversée à quatre reprises par les cyclistes du Tour de France: 1995, 2001, 2006 et 2015.
    • C'est à Huy qu'arrive la classique cycliste la Flèche wallonne. Depuis 1985, l'arrivée est jugée au sommet du Mur de Huy (chemin des Chapelles).
    • En novembre, a lieu une épreuve automobile comptant pour le championnat de Belgique de rallye : le rallye du Condroz-Huy. Cette épreuve a fêté sa 40e édition en .

    Natation

    • En février, a lieu la traversée hivernale de la Meuse à la nage. En 2013, cette traversée en est à sa 46e édition.
    • En 2020, la ville de Huy annonce le début des travaux en vue d'une refonte complète de l'infrastructure de la piscine communale en un centre aqualudique afin que celle-ci devienne plus moderne, écologique et attractive. Après plusieurs années, le projet se concrétise enfin. S'axant majoritairement sur ces quatre points : l’accessibilité pour tous, la réduction des charges énergétiques, le développement de la pratique sportive et la réduction de l’usage du chlore, ce projet d'à peu près 12 millions d'euros dont 4,6 millions d'euros de subsides devrait durer entre 2 ans et demi et 3 ans. Ces travaux permettraient de faire passer la superficie d'espaces aquatiques de 400m² à 1.000m² en rénovant le bâtiment principal, les piscines existantes (intérieur et extérieur), en ajoutant un nouveau bassin ludique intérieur et un spraypark extérieur, en ajoutant des gradins ainsi que de nouveaux systèmes comme l'installation d'une sonorisation subaquatique dans le bassin sportif pour le club de natation synchronisée, une gestion automatisée des accès ou encore un système de prévention de la noyade[92],[93].
    • Depuis 2010 il y a également un triathlon a Huy, triathlon qui fait partie du championnat de Belgique.

    Football

    • RFC Huy, fondé en 1908.
    • Solières Sport, fondé en 2002.
    • Ces 2 clubs ont fusionné en 2023 pour former la Royale Union Hutoise.

    Autres sports

    • Rugby à XV : Hesby Rugby Huy.
    • Handball : SL Huy (aujourd'hui HC Amay).
    • Hockey sur gazon : Royal Hockey Club de Huy, fondé en 1933.
    • Basketball : Union Huy Basket.

    Vie associative

    Personnages célèbres

    Par ordre chronologique :

    Notes et références

    Voir aussi

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