Seigneurie du Bic
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| Région administrative | |
| Municipalité régionale | |
| Ville | |
| Coordonnées |
| Fondation | |
|---|---|
| Fondateur | |
| Dissolution |
La seigneurie du Bic était une seigneurie lors de la colonisation française de la Nouvelle-France. Elle était située dans l'actuelle municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette au Bas-Saint-Laurent.

Le site maritime du Bic devient un secteur de mouillage des navires dès l'arrivée des explorateurs français en Amérique du Nord[1]. Le Mont-Comi et le pic Champlain sont des points de repères facile à identifier et la baie permet aux navires de s'abriter lorsque les conditions climatiques sont défavorables. Mais aucun effort n'est alors fait pour coloniser la région[1].
La seigneurie est concédée le à Charles Denys de Vitré qui appartient à une famille influente de la Nouvelle-France et est lui-même membre du Conseil souverain de la Nouvelle-France depuis 1673[2],[3]. De Vitré s'implique fortement pour le développement de l'industrie des pêches sur le fleuve Saint-Laurent et lorsqu'il acquiert la seigneurie en 1675, il envisage surtout d'y développer l'industrie de la pêche compte tenu de son éloignement du cœur de la colonie[3].
Selon l'historien J. D. Michaud, un dénommé Jean Gaignon est le premier résident d'origine européenne à s'y établir vers 1680. Ce dernier conclut une entente avec le seigneur de Vitré le pour l'exploitation des pêches[1]. L'entente stipule que Gaignon s'engage à s'installer au Bic pour une durée de vingt ans et de partager à part égal avec de Vitré les profits de ses pêcheries, de la traite des fourrures et des autres commerces qu'ils pourraient y pratiquer[4]. Un recensement effectué en 1688 mentionne la présence au Bic d'une famille et de douze enfants.
Toujours en 1688, Charles Denys de Vitré vend la seigneurie du Bic à Charles Aubert de la Chesnaye afin de lui rembourser une dette de 2 050 livres[5]. Le contrat de vente mentionne que le nouveau propriétaire de la seigneurie entend respecter l'entente existant entre Gaignon et de Vitré[4]. Cependant Gaignon décède en 1699 et sa famille quitte la seigneurie qui n'abrite plus aucun colon jusqu'en 1750[4].