Seiji Noma ou Noma Seiji(野間 清治, Noma Seiji?), né en 1878 à Kiryū au Japon, mort en 1938 dans la même ville, est un éditeur et magnat de la presse japonais.
Il est le fondateur de la société Kōdansha, un groupe d'édition dont le capital est encore détenu par sa famille. Il est le fondateur et l'éditeur de nombreux journaux et magazines réputés, comme Shōjo Club, dont plusieurs dépassent le million d'exemplaires, et qui représentent au total les trois quarts de toute la presse japonaise.
Jeunesse et formation
Seiji Noma est né en 1878[1],[2]. Il est le fils d'un samouraï, issu lui-même d'une famille de samouraïs[3].
Après ses études et l'obtention de son diplôme, Seiji Noma travaille comme enseignant dans les îles Luchu, au sud-ouest du Japon[1]. Il devient ensuite directeur d'école. Puis il commence à travailler comme fonctionnaire administratif au département de droit de l'Université impériale de Tokyo[3].
Seiji Noma fonde alors en 1910 une maison d'édition, la Dainippon Yūbenkai (en japonais : la Grande Société d'art oratoire japonaise)[1]. Son entreprise est ensuite rebaptisée Dainippon Yūbenkai-Kodansha, puis plus simplement simplement Kodansha[4]. Sa première publication est Yūben, un magazine mensuel consacré à l'art oratoire, la prise de parole en public[4].
Les neuf magazines lancés par Seiji Noma connaissent un grand succès, ils exercent une influence considérable sur la culture populaire japonaise[5]. La plupart de ses neuf magazines atteignent des tirages «à six chiffres» (plus d'un million d'exemplaires)[6]. L'objectif de Seiji Noma, en créant ces publications, est de moderniser, divertir et éduquer la société japonaise. De plus, ces revues représentent 75% du tirage total de toutes les publications japonaises[7].
Parmi ces publications figurent le Kōdan Club (qui donne son nom à la société Kodansha), le Shōnen Club, l'Omoshiro Club, le Gendai (littéralement «Génération actuelle»), le Fujin Club, le Shōjo Club et le Kingu[1]. Ce dernier titre est son magazine phare, indissociable de son entreprise[8].
Il fonde en 1930 le Hochi Shimbun (littéralement «Journal de renseignements»), qui devient également une publication influente[1].
Il écrit son autobiographie, intitulée Les neuf magazines de Kodansha (The nine magazines of Kodansha: the autobiography of a Japanese publisher) dont la version anglaise est publiée à Londres en 1934[9].
Il meurt d'une crise cardiaque à Tokyo le [10]. Il fait partie des personnalités enterrées dans le temple Gokoku-ji dans le quartier Bunkyō de Tokyo[11].
12(en) Junya Morooka, «Historical Inquiry Into Debate Education In Early 20th Century Japan: The Case of Intercollegiate Debates In Yūben», Rozenberg Quarterly, (lire en ligne)
↑(en) Joy Poulson, Women In Changing Japan, New York; Abingdon, Routledge, (ISBN978-1-000-01107-4), «Women in Media», p.200.
↑(en) S. Takahashi, «The Magazines of Japan», EVols, vol.13, no1, , p.55 (lire en ligne).
↑(en) Amy Bliss Marshall, Magazines and the Making of Mass Culture in Japan, Toronto, University of Toronto Press, (ISBN978-1-4875-0286-7, lire en ligne), p.58.
↑(en) «Seiji Noma, Writer, Japanese Publisher; Owner of Newspaper Hochi Also Developed Magazines», The New York Times, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) Anne Walthall, «Hiding the shoguns: Secrecy and the nature of political authority in Tokugawa Japan», in Bernard Scheid et Mark Teeuwen (dir.), The Culture of Secrecy in Japanese Religion, Routledge, 2006, p.347-348.
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Seiji Noma» (voir la liste des auteurs).
Voir aussi
Articles connexes
Prix Noma, prix littéraire institué par Seiji Noma.