Shōjo Club

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PaysDrapeau du Japon Japon
LangueJaponais
PériodicitéMensuelle
Shōjo Club
(ja)少女倶楽部
(ja)少女クラブ
Image illustrative de l’article Shōjo Club
Couverture du numéro de .

Pays Drapeau du Japon Japon
Langue Japonais
Périodicité Mensuelle
Genre Presse féminine
Fondateur Seiji Noma
Date de fondation
Date du dernier numéro
Éditeur Kōdansha

Le Shōjo Club (少女クラブ, shōjo kurabu?) est un magazine shōjo généraliste, c'est-à-dire de la presse féminine japonaise destinée à un public d'adolescentes. Édité par Kōdansha comme revue sœur du Shōnen Club, il est publié à un rythme mensuel entre 1923 et 1962, proposant à ses lectrices des articles, nouvelles, illustrations, poèmes et mangas.

Le Shōjo Club fait partie de la première génération de magazines shōjo, où il s'impose très vite comme le titre qui possède la plus grande part de marché sur ce segment. Sa ligne éditoriale conservatrice s'illustre par l'importance donnée au contenu éducationnel, en outre il évite de s'engager socialement et politiquement et préfère s'aligner sur la position du gouvernement en place, faisant de lui tour à tour un fervent défenseur de la guerre lorsque le pays entre en état de guerre totale en 1937, puis de la démilitarisation du pays lors de l'occupation du Japon par les États-Unis.

Avec son principal concurrent, le Shōjo no tomo, il est l'un des deux magazines shōjo à survivre à la guerre du Pacifique et ses nombreuses restrictions, il finit toutefois par succomber en 1962 face à la concurrence de la télévision dans le monde du divertissement jeunesse. Kōdansha le remplace en 1963 par l'hebdomadaire Shōjo Friend.

Page d'un magazine, montrant en haut de page la photographie d'une jeune femme qui dessine, et en bas de page un texte rédigé en japonais.
Article publié dans le numéro d' pour célébrer le début de carrière de Machiko Hasegawa comme mangaka à l'âge de 15 ans.

Shōjo Club est un magazine féminin généraliste, qui cible spécifiquement un public d'adolescentes, les shōjo. Il propose à ses lectrices des articles éducationnels, de l'actualité, de la littérature (nouvelles, poésie…), des illustrations et des mangas[1]. Contrairement aux autres magazines contemporains pour shōjo, le Shōjo Club ne laisse que très peu de place aux contributions des lectrices[2].

Suivant un agenda conservateur, le magazine porte une attention particulière à son contenu éducationnel, notamment l'éducation morale[3], avec des slogans tels que « Un manuel scolaire dans la main gauche, Shōjo Club dans la main droite »[4]. L'objectif est ainsi de former des citoyennes compétentes à partir des valeurs japonaises du présent et du passé[5].

En outre, le magazine évite autant que possible les sujets sociaux ou de critiquer le gouvernement, quel qu'il soit, et au contraire s'aligne avec enthousiasme à sa ligne politique[6], ce qui résulte en trois périodes bien distinctes concernant la teneur de son contenu.

Création

En 1899 est publié l'édit impérial sur l'éducation supérieure des femmes (高等女学校令, kōtō jogakkō rei?), qui formalise l'éducation facultative des femmes au-delà de l'éducation élémentaire obligatoire. Ceci établi une nouvelle période dans la vie des femmes, la shōjo, une période située entre l'enfance et le mariage, où la fille est formée à devenir une « bonne épouse, sage mère »[7].

Dans le même temps, la popularité de la presse au Japon est en forte croissance et son marché se fragmente[3], ainsi des magazines spécifiquement destinés à un public de shōjo commencent à apparaître au début du XXe siècle comme revues sœurs des magazines shōnen (pour garçons) préexistants[7]. Si officiellement les magazines shōjo encouragent les filles à devenir des « bonnes épouses, sages mères », dans la pratique les magazines sont plus ou moins conservateurs, en mettant l'accent sur l'éducation, ou libéraux, en encourageant le développement de compétences artistiques et de la sororité, comme peut le faire le Shōjo no tomo, qui deviendra le principal concurrent du Shōjo Club[3].

Seiji Noma, le fondateur des éditions Kōdansha, lance en son propre magazine shōjo, le Shōjo Club, revue sœur du Shōnen Club. Comme pour tous ses autres magazines, le Shōjo Club est destiné à l'édification morale de son lectorat, et vise ainsi, selon les mots de Noma dans son autobiographie, à inculquer à ses lectrices « la modestie intérieure et la force d'âme que possédaient les femmes de samouraï »[5],[8].

Évolution

Fin de publication

Annexes

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