Sept-Sorts

commune française du département de Seine-et-Marne From Wikipedia, the free encyclopedia

Sept-Sorts [sɛt sɔʁ] Écouter est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sept-Sorts
Sept-Sorts
La mairie.
Blason de Sept-Sorts
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
François Arnoult
2020-2026
Code postal 77260
Code commune 77448
Démographie
Gentilé Septsortais
Population
municipale
616 hab. (2023 en évolution de +23,2 % par rapport à 2017)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 16″ nord, 3° 06′ 11″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 150 m
Superficie 3,22 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Ferté-sous-Jouarre
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web sept-sorts.fr
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Géographie

Localisation

La commune est située sur la rive gauche de la Marne, à 2,5 km au sud-ouest de La Ferté-sous-Jouarre et 2,5 km au nord-ouest de Jouarre[Carte 1].

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Sept-Sorts
Ussy-sur-Marne La Ferté-sous-Jouarre
Sammeron Sept-Sorts
Jouarre

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1]. L'altitude varie de 50 mètres à 150 mètres pour le point le plus haut , le centre du bourg se situant à environ 91 mètres d'altitude (mairie)[2].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Sept-Sorts.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

  • la rivière la Marne, longue de 514,26 km[3], principal affluent de la Seine ;
    • le ru de la Merlette, long de 2,43 km[4], affluent de la Marne.

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Dhuis.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 6,63 km[5].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[6].

La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[7]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 726 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Changis-sur-Marne à 7 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,1 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,2 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[18],[19],[20].

Urbanisme

Typologie

Au , Sept-Sorts est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[22]. Cette aire regroupe 1 929 communes[23],[24].

Lieux-dits et écarts

La commune compte 31 lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[25] dont Fay-Le-Bac (partagé avec Sammeron), les Corbiers (partagé avec Jouarre), Venteuil (partagé avec Jouarre).

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,7% ), forêts (15,6% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,2% ), zones agricoles hétérogènes (2,3% ), zones urbanisées (0,3 %)[26].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[27],[28],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].

Planification

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration[29],[30].

Logement

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 203 dont 81,5 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 18,1 % d'appartements[Note 4].

Parmi ces logements, 91,1 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 78,5 % contre 20,5 % de locataires et 1,1 % logés gratuitement[31].

Voies de communication et transports

Voies de communication

Transports

La commune est desservie par :

  • la gare de La Ferté-sous-Jouarre à km ;
  • les lignes suivantes du réseau de bus Brie et 2 Morin :
    • No 40 (Sept-Sorts – La-Ferté-sous-Jouarre) ;
    • No 41A (Coulommiers – Coulommiers) ;
    • No 56 (La-Ferté-sous-Jouarre – Meaux) ;
    • No 56S (Meaux – La-Ferté-sous-Jouarre) ;
    • No 62 (La-Ferté-sous-Jouarre – Chessy).

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villa quae Septemsortes dicitur en 1135[32] ; Cessors pres La Ferté en 1477[33] ; Sesos en 1560[34] ; Sessort en 1578[35].

Du latin : septum , « sept », et de l'ancien français Sourt, autrement écrit sourst, sort, sors source »)[36].

Histoire

Une première mention de Sept-Sorts remonte au XIIe siècle.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 en cours François Arnoult[37]   Agriculteur
Fermer

Politique environnementale

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [38],[39].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Sept-Sorts est assurée par la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [40],[41],[42].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[43]. La communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[40],[44].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [40],[45].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2023, la commune comptait 616 habitants[Note 5], en évolution de +23,2 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
149177193201172191204200209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
186171163160132131168131117
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
118150131908112595102106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
150204169191314394447425491
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
572616-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune ne dispose pas d’école primaire publique (maternelle ou élémentaire)[50].

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 180, représentant 469 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 23 400 euros[51].

Emploi

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 422, occupant 223 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 63 % contre un taux de chômage de 11,6 %.

Les 25,4 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 12,5 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 8,3 % de retraités ou préretraités et 4,7 % pour les autres inactifs[52].

Entreprises et commerces

En 2015, le nombre d'établissements actifs était de 81 dont 1 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 13 dans l’industrie, 8 dans la construction, 56 dans le commerce-transports-services divers et 3 étaient relatifs au secteur administratif[53].

Ces établissements ont pourvu 569 postes salariés.

Agriculture

Sept-Sorts est dans la petite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de la Brie[Carte 4]. En 2010, aucune orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture ne se dégage sur la commune[54].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[55]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 2 en 1988 à 0 en 2010[54]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Sept-Sorts, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Sept-Sorts entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[54],[Note 7]
Nombre d’exploitations (u) 2 0 0
Travail (UTA) 3 0 0
Surface agricole utilisée (ha) 160 0 0
Cultures[56]
Terres labourables (ha) s 0 0
Céréales (ha) s
dont blé tendre (ha) s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) s
Tournesol (ha) s
Colza et navette (ha) s
Élevage[54]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 1 0

Culture locale et patrimoine

Le village et la vallée de la Marne vus de l'aqueduc de la Dhuis.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
« De gueules au plateau d'argent autour duquel rayonnent sept larmes d'or. »

Voir aussi

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Bibliographie

  • Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Sept-Sorts », p. 556–557

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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