Serge Frontier
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Serge Georges Frontier |
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Serge Frontier, né le à Neuilly-sur-Seine et mort le à Saint-Boil, est un scientifique français dont l'activité s'est exercée dans les domaines de la planctologie, de la systémique et de l'écologie numérique.
Serge Frontier est né le dans la région parisienne. Il est l’aîné de trois enfants[1]. On sait peu de choses de son enfance, sinon qu’elle s’est déroulée en grande partie à Étréchy (Essonne), qu'il passa une année dans un collège allemand près de Bonn, et termina ses études secondaires au Collège[2] Geoffroy Saint-Hilaire d’Étampes. Après avoir suivi un cursus universitaire scientifique à la Sorbonne (agrégation de sciences naturelles en 1958), il effectue, dans le cadre du CNRS, un stage à la Station Biologique de Roscoff[3], puis est intégré à l’ORSTOM (« Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-mer ») en qualité de chercheur spécialiste du zooplancton.
Il y travaille de 1958 à 1980, principalement à Madagascar, où il est nommé directeur de la Station de Nosy Be en 1977. Il publie les résultats de sa recherche dans de nombreux articles[4], ainsi que dans sa thèse de doctorat, soutenue devant l’Université de Marseille en 1974[5] et intitulée Contribution à la connaissance d’un écosystème néritique tropical : étude descriptive et statistique du peuplement zooplanctonique de la région de Nosy Be (Madagascar) [6].
Si la recherche qu’il effectue est d’abord individuelle, elle ne tarde pas à éveiller des intérêts convergents, que Frontier s’attache à fédérer : « Cette synthèse », écrit-il[7], « n’a été possible que grâce aux travaux des chercheurs venus étudier, dans la même région, les divers aspects de l’océanographie locale. La plus grande partie des recherches réalisées à Nosy Bé depuis 1962 ont été conçues dans un esprit de concertation de plus en plus poussé à mesure que les années passaient et que les résultats partiels se faisaient jour. » Parmi les noms qu’il cite, figurent notamment ceux d’Ibanez, Berrit, Alain Sournia[8], etc.
Au cours de cette même période, il professe un enseignement destiné à des étudiants et chercheurs en écologie, dans le cadre de l’ORSTOM, mais aussi dans celui de la Station Marine de Villefranche-sur-Mer (Université Paris VI), du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, et de l’Université de Guayaquil (Équateur)[9]. Enfin c’est vraisemblablement à partir de 1980 qu’il noue d’étroites relations de travail avec deux océanographes de renom : le Québécois Louis Legendre et le Catalan Ramon Margalef.
Après un court passage à la Faculté de Médecine de l’Université de Rabat où il occupe une chaire de biostatistique, il rejoint en 1981 l’Université des Sciences et Technologies de Lille (Lille 1), où il crée le Laboratoire d’écologie numérique. Parallèlement à son activité de chercheur, il professe un enseignement portant sur la biostatistique, l’écologie numérique, l’écologie générale et théorique. Les témoignages concernant le rayonnement de Serge Frontier et la qualité de son enseignement ne manquent pas[10].
En 1986, cette même Université, en liaison avec le CNRS, le nomme directeur de la Station Marine de Wimereux[11], « avec mission de faire de la station un grand centre de recherche »[12]. Il met alors en place une équipe de recherche sur les Écosystèmes littoraux perturbés du Nord-Pas-de-Calais et dirige jusqu’en 1997, date de son départ à la retraite, le Laboratoire d’Écologie Numérique.
Serge Frontier est mort le à Saint-Boil, dans le département de Saône-et-Loire.