Sergueï Chamba
homme politique abkhaze
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Sergueï Chamba (en géorgien : სერგეი შამბა, en abkhaze : Сергеи Шамба), né le à Goudaouta (RSS de Géorgie), est un homme politique abkhaze. Diplomate de formation, il est d'abord ministre des Affaires étrangères abkhazes avant d'être nommé Premier ministre d'Abkhazie entre janvier 2010. Candidat à plusieurs reprises à des élections présidentielles, il président du parti Abkhazie unie depuis 2016.
| Membre de l'Assemblée populaire d'Abkhazie | |
|---|---|
| depuis le | |
| Premier ministre de l'Abkhazie | |
| - | |
| Ministre des Affaires étrangères d'Abkhazie | |
| - | |
| Ministre des Affaires étrangères d'Abkhazie | |
| - |
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Сергеи Мирон-иҧа Шамба |
| Nationalité | |
| Activités |
| Partis politiques |
Parti social-démocrate d'Abkhazie (en) (- Abkhazie unie (depuis ) |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Distinctions | Liste détaillée Ordre de l'Amitié (d) Ordre de l'Honneur et de la Gloire (d) Ordre du Mérite (Transnistrie) Insigne de la contribution à la coopération internationale Ordre de l'honneur (d) |
Biographie
Jeunesse et formation
Sergueï Chamba naît le à Goudaouta en RSS de Géorgie, en Union soviétique. En 1998, Chamba obtient son doctorat à l'Institut d'archéologie d'Erevan en Arménie, et le , il devient d'ambassadeur.
En février 1990, il devient vice-président d'Aidgylara (en), un mouvement socio-politique indépendantiste abkhaze. À ce poste, il joue un rôle important dans la quête d'émancipation de l'Abkhazie vis-à-vis de la Géorgie. Avec le début de la guerre d'Abkhazie, il occupe le poste de sous-ministre de la Défense.
Ministre des Affaires étrangères (1997-2010)
Le , Sergueï Chamba devient ministre des Affaires étrangères d'Abkhazie, succédant à Konstantin Ozgan (en). Durant tout son mandat, Chamba est régulièrement amené à défendre la séparation de l'Abkhazie avec la Géorgie sur la scène internationale et dans les médias étrangers. Il se montre un ardent partisan de l'indépendance abkhaze, s'opposant fermement à toute tentative de réunification avec la Géorgie. En tant que chef de plusieurs délégations abkhazes, il mène différentes négociations organisées par les Nations unies avec la Géorgie[1], il n'obtient toutefois aucune reconnaissance internationale de son pays. À ce poste, il entretient également des relations avec diverses ONG et parvient à obtenir une aide de l'agence des États-Unis pour le développement international pour plusieurs projets de reconstruction à Soukhoumi, la capitale nationale.
Il démissionne le de son poste de ministre des Affaires étrangères, invoquant plusieurs raisons, notamment l'assassinat, cinq jours auparavant, du leader de l'opposition Garri Aïba (en), ainsi que l'approche de la prochaine élection présidentielle. À la suite de sa démission, Chamba appelle publiquement à la démission de l'ensemble du gouvernement, rentrant dans l'opposition au gouvernement. Au début du mois d'août, il annonce sa candidature pour l'élection présidentielle[2]. Il obtient finalement un peu plus de 7% des voix, terminant en troisième position[3]. Durant cette élection troublée puis annulée, Chamba fonde son parti politique, le Parti social-démocrate d'Abkhazie (en) et appelle à boycotter l'élection suivante. Néanmoins, après que le conflit entre les candidats à l'élection se soit conclue, il accepte de réintégrer le gouvernement à son ancien poste[4]. Il quitte par la même occasion son parti rejoint naguère.
En 2008, peu avant que la guerre russo-géorgienne éclate, il menace la Géorgie de ne « pas rester les bras croisés » et de soutenir militairement l'Ossétie du Sud-Alanie. Finalement, lorsque le conflit s'engage, il déclare également la guerre à la Géorgie[5]. C'est ensuite lui qui mène la délégation de son pays lors des négociations conjointes avec la Russie, l'Ossétie du Sud et la Géorgie[6],[7]. Il parvient à l'issue de ces pourparlers de recevoir la reconnaissance de la Russie[8], puis celle du Nicaragua dans les mois suivants. Durant l'ensemble de sa fonction, il parvient à faire reconnaitre aussi l'Abkhazie par le Venezuela et Nauru. Dans le même temps, il arrive, avec le soutien de la Russie, à écourter la mission de l'ONU en Abkhazie, pourtant en place depuis 1993[8]. Chamba voyait dans cette dernière un moyen d'espionnage et de propagande étrangère[9].
Premier ministre (2010-2011)
En janvier 2010, il est nommé Premier ministre, ayant fait ses preuves aux Affaires étrangères durant près de treize ans[10]. En tant que Premier ministre, il parvient à la suite de négociations à recevoir la promesse d'une aide « de plus de 10 milliards de roubles » de la part de la Russie[11].
En 2011, il se présente une nouvelle fois à l'élection présidentielle abkhaze[12] et récolte plus de 20% des suffrages. Il se classe ainsi deuxième de l'élection et reconnaît la victoire de son adversaire[13].
Membre de l'Assemblée populaire (2014-)
En 2014, il se présente à la 24e conscription électorale de son pays face à deux autres candidats[14]. Il n'obtient pas la majorité absolue dès le premier tour mais remporte néanmoins l'élection lors du scrutin suivant[15]. L'année suivante, il forme un groupe parlementaire regroupant sept députés de l'Assemblée populaire abkhaze[16]. En 2016, il est élu président du parti Abkhazie unie[17].
Distinctions
ordre de l'Amitié (ru),
Ossétie du Sud-Alanie
Ordre de l'Honneur (ru),
Ossétie du Sud-Alanie
Insigne de la contribution à la coopération internationale (ru),
Russie
ordre du Mérite (ru),
Transnistrie
Ordre de l'Honneur et de la Gloire (it),
Abkhazie