Shark helmets
entreprise française spécialisée dans la fabrication de casques pour motocyclistes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Shark est une entreprise française spécialisée dans la fabrication de casque de moto[3].
| Shark | |
| Création | 1986[1] |
|---|---|
| Fondateurs | André et Robert Teston |
| Forme juridique | société par actions simplifiée |
| Siège social | Marseille |
| Direction | Christophe Merkel |
| Actionnaires | Naxicap Partners |
| Produits | Casques pour cycles |
| Société mère | 2 Ride Holding |
| Sociétés sœurs | Trophy Cairn Sport Nolan CASCO International GmbH |
| Filiales | SFPC, ACS, Shark UK |
| Effectif | 68 dont 42 cadres (2025) |
| SIREN | 312 311 228 |
| Site web | shark-helmets.com/fr_FR/ |
| Chiffre d'affaires | 51,5 millions € (2025) au 30/09[2] 44 millions € (2024) au 30/09 |
| Résultat net | 4,4 millions € (2025) 6,97 millions € (2024) perte |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Historique
En 1929, la famille Teston crée un magasin de cycles à Marseille.
À partir de 1966, les parents des créateurs de Shark, André et Robert Teston, deviennent importateurs de la marque Moto Guzzi pour la France. En 1975, l’importation est totalement reprise par Motobécane, et André et Robert, après leurs études, deviennent importateurs de la marque de casque italienne Nava.
En 1986, les deux frères, André et Robert, décident de créer leur marque de casque sous le nom « Shark », car Nava commençait à avoir des difficultés. L’entreprise va ensuite prendre le nom de la marque.
En 1989, la première unité de production intramuros est créée, réservée au casque très haut de gamme en carbone et Dyneema qui fera la réputation de la qualité des produits et permettra le début d’un réseau de distributeurs dans de nombreux pays.
Au début, la production des autres modèles est sous-traitée en Italie.
En 1994, la marque crée une usine en Thaïlande, opérationnelle en 1995 puis en ouvre une seconde au Portugal en 2002.
En 2005, la première filiale de vente en Grande-Bretagne est créée. Les frères Teston passent la main comme actionnaire majoritaire.
En 2011, la marque rachète l’ensemble du groupe Holding Trophy pour devenir l’un des deux seuls groupes européens offrant une gamme complète d’équipement pour la moto.
Intégration au groupe 2Ride Holding (depuis 2019)
En 2019, le groupe — désormais réuni sous l'entité 2Ride Holding, accompagné par le fonds Eurazeo — rachète le fabricant italien de casques Nolan (marques Nolan, Grex, X-Lite et le département N-Com)[4]. Cette acquisition fait du groupe le numéro deux mondial du casque de moto derrière le coréen HJC, selon la presse spécialisée[5].
En 2022, le groupe poursuit sa croissance externe avec les rachats de l'américain Troy Lee Designs (motocross) et de l'allemand Casco (ski et équitation)[5] ; Troy Lee Designs est ensuite revendu à son fondateur[6]. À cette période, le groupe revendique environ 1 200 salariés et un chiffre d'affaires de l'ordre de 150 millions d'euros, réalisé majoritairement sur le marché de la moto[5].
Sur le plan de la marque, le groupe affirme un repositionnement de Shark sur l'univers sportif, distinct de celui de Nolan, davantage orienté vers le design[6].
Produits et technologies
Shark conçoit une gamme de casques de moto comprenant des modèles intégraux, modulables, jet et tout-terrain. Plusieurs modèles ont marqué l'histoire de la marque, parmi lesquels le XRC (premier casque carbone, 1993)[7] et l'Evoline, casque modulable convertible emblématique des années 2000-2010[8]. Dans le segment modulable, ce dernier a laissé place à des modèles plus récents, tel l'OXO[9]. La gamme Skwal, quant à elle, a été distinguée « produit de l'année » aux JPMS en 2010 pour une version dotée de décorations luminescentes[10].
En 2022, l'entreprise présente le Skwal i3, présenté comme le premier casque au monde équipé de feux stop intégrés, un dispositif doublement breveté[5]. La marque indique réinvestir chaque année de 8 à 10 % de son chiffre d'affaires en recherche et développement[5]. Ses produits récents sont homologués selon la norme UNECE 22-06[5].
La gamme commercialisée se répartit en plusieurs familles : casques intégraux, modulables, jet et racing[9]. Parmi les modèles récents figurent l'Aeron GP, casque de compétition décliné en versions homologuées circuit, les Spartan RS et Spartan GT Pro, ainsi que les Skwal i3, Ridill 2 et D-Skwal 3[9]. La marque commercialise par ailleurs une gamme d'écrans, dont des écrans photochromiques[9].
Le modèle Aeron GP FIM Racing #2 de Shark a obtenu l'homologation FIM FRHPhe-02 (dite « FIM Racing #2 » ou « FIM 2 »), la norme renforcée pour les casques de compétition, qui devient obligatoire sur circuit dans les championnats de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) à partir de 2026[11].
Sponsoring
Depuis ses débuts, en plus du développement produits, pour assoir son image, Shark s’est appuyé sur le sponsoring. De très nombreux titres dans toutes les disciplines permettront cette communication. En 1990, le Français Raymond Roche, pilote maison, remporte le titre mondial en WSBK coiffé d’un casque de la marque. Puis ce sera le tour de l’Australien Troy Corser et du Britannique Carl Fogarty à quatre reprises. La marque remporte également de nombreux titres mondiaux en endurance, en Grand Prix avec en particulier Olivier Jacque. En 2014, c'est au tour de Sylvain Guintoli lors du Championnat du monde de Superbike.
