Sherira Gaon

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Sherira Gaon
Biographie
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Enfant

Rav Sherira bar Ḥanina Gaon (hébreu: רב שרירא בר חנינא גאון), dit le Rasha"g (רש״ג), est un rabbin babylonien du Xe siècle (circa 906 - circa 1006 EC[1]).

Directeur de l'académie talmudique de Poumbedita, il est l'un des premiers chroniqueurs de l'histoire des Juifs aux temps de la Mishna et du Talmud.

L'essentiel de sa vie n'est connu que par le récit qu'il fait dans une lettre circulaire adressée à la communauté de Kairouan: il descendrait, tant par son père que par sa mère, d'une lignée de chef d'exilarques remontant à Zorobabel ben Shaltiel, le gouverneur de Yehoud nommé puis rappelé par Cyrus et est également un descendant de la dynastie davidique. Ses ancêtres avaient renoncé à diriger la communauté juive de Babylone lorsqu'avaient commencé les luttes de pouvoir et la corruption[2].

Il fut nommé Gaon de Poumbedita en 968, succédant à Nehemia Gaon, le fils de Mar Cohen Tzedek. Il quitte son poste après 30 ans en 998. La charge de Av beit din qu'il avait exercée jusqu'alors, revint à son fils Haï, qui lui succèderait également plus tard comme Gaon.

Sa célèbre lettre est « igueret Rav Cherira Gaon ». Elle est composée dans les années 987 en réponse à la question de Rav Yaacov ben Nissim concernant la Torah orale des tanaïm, amoraïm et savoraïm. Cette lettre est une grande source d’informations. Rav Chérira essaye de répondre à chaque demande et beaucoup de lettres ont été envoyées en son nom. Il écrit également différentes explications sur la Bible et le Talmud et bien que les écrits eux-mêmes aient été perdus, il y a des citations et des références de ses explications dans d’autres écrits tels que le Radak.

Vers la fin de sa vie, Sherira Gaon et son fils furent calomniés devant le calife al-Qadir, qui les fit arrêter, confisqua leurs avoirs et les fit jeter en prison, sans les destituer toutefois de leur office ni de leur titre. Déjà vieux, il tomba malade et mourut[3]. Il quitte ce monde en 1006 à environ 100 ans.

Œuvres

Notes et références

Annexes

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