Zorobabel (gouverneur)
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| Gouverneur Yehoud Medinata |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
זְרֻבָּבֶל |
| Activités | |
| Père | |
| Fratrie |
Shimei (d) |
| Enfants |
Zorobabel est un personnage des Livres d'Esdras, d'Aggée et Zacharie, qui font partie de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il est petit-fils du roi de Juda Joachin, et devient au VIe siècle av. J.-C. le gouverneur[1] de la province perse de Judée, c'est-à-dire le chef du peuple juif.
Il joue un rôle déterminant dans la construction du Second Temple de Jérusalem, et il est cité dans le Nouveau Testament comme un ancêtre de Jésus de Nazareth.

Selon le Livre d'Esdras, lorsque Cyrus II rend la liberté aux Juifs, Zorobabel se met à la tête de ceux qui habitent la province de Babylone pour les ramener en Judée. Sept mois après avoir quitté la Chaldée, Zorobabel aide le grand-prêtre Josué à dresser un autel pour offrir des sacrifices au Seigneur. La seconde année, il assemble des matériaux pour rebâtir le Second Temple de Jérusalem. Les fondations sont posées[2], le deuxième mois de la seconde année de Cyrus II[3], par le gouverneur[4] Sheshbatsar (de)[5]. Mais les fondements sortent à peine de terre que les Samaritains, dont on a refusé les offres suspectes, provoquent l'interruption des travaux par leurs intrigues auprès des ministres de Darius Ier.
Selon le Livre d'Aggée, quelques années plus tard, le 24ème jour du 9ème mois de la seconde année de Darius Ier[6], Zorobabel, excité par les prophètes Aggée et Zacharie, encourage le peuple, qui reprend la construction du Temple avec plus d'ardeur que la première fois. Darius Ier ayant accordé sa protection aux Juifs, l'ouvrage n'est plus interrompu ; Zorobabel a la consolation de le voir achevé et d'assister à la dédicace du temple, qui est faite 4 ans après la reprise des travaux.
Dans le Livre de Zacharie, le Dieu d'Israël adresse un message à Zorobabel : il déclare que Zorobabel a déjà posé les fondements du Second Temple de Jérusalem, et qu'il l'achèvera également. De plus, il exhorte le peuple à se réjouir et à féliciter Zorobabel.
Alors que Zorobabel, issu du sang royal de Juda, aurait pu prétendre à la tête de sa nation, ce ne fut point de lui-même qu'il entreprit de la gouverner. Dieu qui l'appelle son serviteur[7] et qui avait veillé sur lui au milieu des révolutions dont la Perse fut agitée après la mort de Cambyse II, le choisit pour être l'instrument de la délivrance de son peuple et du rétablissement de l'état civil et religieux des Juifs. Dieu ne s'était pas borné à donner l'approbation la plus authentique à l'entreprise de Zorobabel, il avait encore annoncé dans une vision de Zacharie la facilité avec laquelle elle serait exécutée. Ce prophète vit en songe un chandelier d'or à sept branches, portant chacune une lampe, qui communiquait par autant de tuyaux avec un réservoir placé au-dessus d'elles, pour leur fournir continuellement de l'huile, qu'il recevait de deux oliviers plantés l'un à la droite, l'autre à la gauche du chandelier. Ces lampes, qui s'entretenaient d'elles-mêmes sans qu'on fût obligé d'en renouveler l'huile, désignaient l'état futur des Juifs, qui devait reprendre son antique splendeur sous Zorobabel, sans autre secours que celui du Seigneur.
Samarie est ici représentée sous l'image d'une montagne orgueilleuse qui s'aplanit devant le fils de Salathiel, et les anges qui le dirigeaient dans tous ses projets, sous celle des sept yeux du Seigneur, attentifs à examiner ce qui se passe dans le pays. Cette métaphore est tirée du gouvernement de Perse, où sept ministres principaux, qu'on appelait les yeux du roi, étaient chargés de veiller sur tout ce qui arrivait dans le royaume. Zorobabel paraît lui-même, le niveau à la main, traçant le plan de la maison de Dieu et relevant les espérances de ceux qui, témoins de l'éclat dont avait brillé le premier temple, s'affligeaient de la faible avancée du second.
Zorobabel eut sept enfants mâles : Mosellam, Hananias que l'on croit être le même qu'Abiud placé dans la généalogie de Jésus-Christ par saint Matthieu (Mt 1,13), ou que Resa dans celle de saint Luc (Lc 2,27), Hasaban, Ohol, Barachie, Hasadias, Josabhesed, et une fille nommée Salomith. Nous pouvons juger de la vénération qu'ont toujours eue les Juifs pour la mémoire de ce grand homme par l'éloge qu'en fait l'auteur du livre de l'Ecclésiastique. On a quelquefois confondu Zorobabel avec Sheshbatsar.