Silvia Rivera Cusicanqui
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Université pontificale catholique du Pérou (master en sciences humaines et sociales (d)) (jusqu'en )
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Université de San Andrés (jusqu'en ) Université pontificale catholique du Pérou (master en sciences humaines et sociales (d)) (jusqu'en ) |
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Silvia Rivera Cusicanqui, née à La Paz le , est une féministe, sociologue, militante et historienne bolivienne[1], professeur émérite à l'Universidad Mayor de San Andrés à La Paz, en Bolivie où elle a enseigné la sociologie pendant plus de trente ans. Elle s'appuie sur la théorie anarchiste ainsi que sur les cosmologies quechua et aymara. Elle a été fondatrice et membre de longue date du Taller de Historia Oral Andina (THOA, Atelier d'histoire orale andine). Le THOA a mené une critique permanente des épistémologies occidentales à travers ses écrits et son activisme pendant près de deux décennies[2]. Elle est également une activiste qui a travaillé directement avec les mouvements indigènes de Bolivie comme les tupacataristas ou les cocaleros[3].
Rivera nait à La Paz en 1949[4]. Elle est la fille de Carlos À. Rivera Et Gaby Cusicanqui. La famille Cusicanqui descend de l'Inca Túpac Yupanqui. Durant l'époque colonial sa famille fournit les caciques de Calacoto, ce jusqu'aux environs de 1730, moment où sa famille perd le cacicazgo (en)[5].
Silvia Rivera Cusicanqui sort licenciée en sociologie de l'Universidad Mayor de San Andrés en 1976 et elle obtient un master en sciences sociales de l'Université pontificale catholique du Pérou en 1979.
Elle crée le El Taller de Historia Oral Andina (THOA, L'Atelier d'Histoire Orale Andine), une communauté intellectuelle et politique. La communauté était composé à ses débuts d'un groupe d'étudiants, la plupart aymaras, du cours de sociologie de l'Universidad Mayor de San Andrés. Le THOA a pour objectif d'étudier la participation indigène au levantamientos durant l'époque coloniale. Dans sa tentative d'utiliser des méthodes non issues de la colonisation, le THOA a privilégié la tradition orale et les entretiens comme sources d'information[6].
Collectif Ch'ixi
Le concept du ch'ixi[7] apparaît en réponse aux limitations et aux contradictions de définitions de mots comme métissage ou multiculturalité.
En aymara, le terme désigne la couleur grise : les tisserands superposent des brins de fil noir et blanc pour créer l'illusion d'une troisième couleur, le gris. Silvia Rivera Cusicanqui encourage les gens à recadrer les identités culturelles mixtes en adoptant le ch'ixi. Le ch'ixi Combine le monde indien et son opposé sans les mêler jamais.
La notion de ch'ixi équivaut au concept de sociedad abigarrada de René Zavaleta et exprime la coexistence parallèle de multiples différences culturelles qui ne s'annulent pas, mais s'opposent et se complètent.
Distinctions
- 1990 : Bourse Guggenheim[8]
- 2018 : doctoresse honoris causa de l'Universidad Mayor de San Andrés[9]
- l'Universidad Mayor de San Andrés
- l'université andine Simón-Bolívar.