Sima Chengzhen

taoïste de la dynastie Tang From Wikipedia, the free encyclopedia

À noter : les mots « Dao » et « Tao » sont utilisés indifféremment. Ils ont le même sens : la Voie.

Décès
(à 88 ans)
Mont Wangwu
Nom dans la langue maternelle
司马承禎 (司馬承禎) (Sima Chengzhen)
Autres noms
nom de courtoisie : Ziwei (子微) (noble subtilité)
nom religieux Daoyin (道隱) (reclus du Dao)
pseudonyme : Baiyunzi (白雲子) (maître du nuage blanc)
Faits en bref Naissance, Décès ...
Sima Chengchen
Sima Chengzhen, 6e patriarche de l’école Shangqing du taoïsme
Figure centrale de l’École des Immortels
* * *
Naissance
Décès
(à 88 ans)
Mont Wangwu
Nom dans la langue maternelle
司马承禎 (司馬承禎) (Sima Chengzhen)
Autres noms
nom de courtoisie : Ziwei (子微) (noble subtilité)
nom religieux Daoyin (道隱) (reclus du Dao)
pseudonyme : Baiyunzi (白雲子) (maître du nuage blanc)
Nationalité
Activité
fonctionnaire, patriarche taoïste, poète chinois
Mouvement
Influencé par
taoïsme
Famille
Che-nej s'-ma š' (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
司马仁最 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
titre posthume « Grand Conseiller des insignes Argent et Bleu » sous le nom de Maître Zhenyi (ou Zhenyi)
Œuvres principales
Sur la pratique de l’oubli en s’asseyant (Zuowang lun) (坐忘論)
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Sima Chengzhen (chinois : 司马承禎 ; chinois traditionnel : 司馬承禎 ; pinyin : Sīmǎ Chéngzhēn ; Wade : Ssu-ma Ch'êng-chen) (647 — 735), prénom de courtoisie : Ziwei (子微) (noble subtilité), est un célèbre maître taoïste de la dynastie Tang, sixième patriarche de l’école Shangqing du taoïsme[1] sous la dynastie Tang, descendant de Sima Kui (179-251) qui était grand ministre du royaume Cao Wei[2]. Originaire du comté de Wen, dans le district de Henei (actuellement comté de Wen, Henan), il passe plus de la moitié de sa vie en ermite. Il excelle dans la calligraphie et il est la figure centrale du groupe des « Dix amis de l'École des Immortels[a 1] »,[3]. Il meurt en 735 à l’âge de 88 ans. Il est décrit comme « … peut-être le taoïste le plus important de l’époque Tang »[4].

Biographie

Sima Chengzhen est un descendant de la famille impériale régnante des Sima de la Dynastie Jin (265-420) et des hauts fonctionnaires régionaux sous les Sui (581–618) et du début des Tang[5]. Il naît en 647 dans une famille de fonctionnaires[a 2]. Dans sa jeunesse, Sima Chengzhen est passionné par les études et maîtrise la poésie et les classiques, mais il se désintéresse de la fonction publique[2] et, bien que Sima ait reçu une éducation traditionnelle sur les classiques confucéens, il se convertit au taoïsme à l'âge de 21 ans. Il devient l’élève de Pan Shizheng (587–684), un ermite du Mont Song et il apprend les talismans, la pratique de l’abstinence alimentaire et de la méditation, les techniques de guidage et la consommation d’élixirs ainsi que celles d’exorcisme et de purification de l’esprit[6],[2]. Il est ordonné par l’école Shangqing (la « plus haute clarté ») en 669.

Après avoir maîtrisé le taoïsme, Sima Chengzhen prend congé de son maître et parcourt diverses montagnes célèbres avant de s’établir en 711, pour pratiquer la voie taoïste, au monastère Tongbo[a 3],[5] sur le Mont Tiantai (Zhejiang). Il y vit pendant quarante ans, où il prend le surnom de Baiyunzi (白雲子) (maître Nuage Blanc), et il fonde l’école taoïste « Shangqing Tiantai » ou « Tiantai du mont Nanyue ». La majeure partie de ses écrits est achevée sur le mont Tiantai[7]. Sima est promu Grand Maître de Shangqing en 684 et devint un favori de la cour impériale et de l’aristocratie[4]. Il est successivement convoqué par trois empereurs à la capitale pour y prêcher et pour enseigner le Dao : par l'impératrice Wu Zetian (r. 690-705) qui lui remet personnellement un décret et loue sa grande vertu et ses accomplissements dans la voie du taoïsme 1[8], par l’empereur Tang Ruizong (r.710-712) qui lui offre un précieux instrument de musique (qin) ainsi qu’un manteau brodé de motifs nuageux et par l'empereur Xuanzong (r. 712–756), en 721 qui reçoit une ordination taoïste de Sima Chengzhen.

En 724, Xuanzong fait de nouveau venir Chengzhen à Luoyang et lui ordonne de choisir lui-même un site favorable de résidence sur le mont Wangwu au Henan pour y fonder un monastère taoïste[9],[2]. Sima y fonde le monastère Yangtai, s'y installe et se surnomme « Daoïste du Zhongyan » (中岩道士). Il meurt le 18 juin 735 sur cette montagne à l’âge de 88 ans (certaines sources comme Britannica disent 89 ans). L’Empereur Xuanzong écrit lui-même l’épitaphe et lui confère honorifiquement le titre de « Grand conseiller des insignes argent et bleu [a 4] » sous le nom de Maître Zhenyi (ou Zhenyi) (真一先生).

* * *

Sima Chengzhen entretient des relations étroites avec des poètes taoïstes renommés tels que Li Bai, Meng Haoran, Wang Wei et les autres membres des Dix amis de l'École des Immortels, ainsi qu’avec de nombreux autres poètes de la dynastie Tang. C’est un homme aux multiples talents, maîtrisant la calligraphie, la peinture, et étant également habile dans la fabrication de miroirs en bronze, d’épées précieuses et de luths[2].

Calligraphie

Sima Chengzhen est un maître dans l’art de la calligraphie des sceaux (篆書, huànshū)[a 5], du style clérical (隸書, lìshū) et des caractères cursifs, développant son propre style unique qu’il appelle « calligraphie aux ciseaux d’or ». L’empereur Xuanzong lui ordonne d’établir un texte standard du classique de Laozi, le Dao de jing (道德经) en trois styles différents de calligraphie, et de faire graver ce texte sur des tablettes de pierre pour en publier l’édition officielle[5].

Taoïsme

Le VIIIe siècle a vu le taoïsme Shangqing atteindre des sommets sans précédent en matière d’autorité rituelle sanctionnée impérialement dans la Chine des Tang. D’après tous les témoignages publics, Sima Chengzhen est le plus grand taoïste des Tang[10] et il est particulièrement célèbre « pour avoir su mêler les méthodes taoïstes, confucéennes et bouddhistes de cultivation mentale »[1]. Il crée une théorie taoïste de la pratique de l’immortalité, ainsi qu’une série de principes de cultivation, tels que les « Cinq étapes progressives » (五渐门) (wǔ jiàn mén) et les « Sept degrés » (七阶次) (qī jiē cì).

Œuvres

Ses principales œuvres comprennent :

  • Sur la pratique de l’oubli en s’asseyant (Zuowang lun) (坐忘論) : en 1 rouleau. Son œuvre la plus célèbre, manuel de méditation en sept étapes (foi, détachement, concentration, endurance, discernement, oubli, union au Dao), qui systématise la pratique de « s’asseoir et oublier » comme voie d’accès au Dao[5].
  • Panégyrique du Sutra du Suprême Ascendant pour Dissiper les Calamités et Protéger la Vie (Tàishàng shēngxuán xiāozāi hùmìng miào jīng sòng) (太上升玄消灾护命妙经颂) en (un rouleau), écrit pendant sa retraite sur le mont Tiantai. Dans ce texte, il organise onze événements marquants relatifs à Wang Qiao, accompagnés de onze illustrations, alliant texte et image, et créant un lien visuel et spirituel entre Wang Zizhin et le mont Tiantai de Tongbai[2].
  • Le Maître caché dans le Ciel (Tianyinzi) (天隱子) : traité qui expose un itinéraire en cinq étapes (purification, retraite, contemplation, assise dans l’oubli, libération) et intègre la notion de zuowang dans un programme plus large de cultivation
  • Éloge du vrai portrait du Zhenren de Tongbai, serviteur de l’Empereur du matin du Shangqing (上 清侍帝晨桐柏真人真圖讚) : hagiographie richement illustrée de Wangzi Jin, qui raconte la vie de ce prince lettré, le saint résident du site du temple Tongbo. Ce récit fait partie des écrits survivants de Sima Chengzhen.
  • Secrets de la pratique de la Voie (修真秘旨) : en douze chapitres, œuvre largement diffusée. Rédigé au monastère Yangtai.
  • Etc.

Notes et références

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