Wang Shi
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Wang Shi (chinois : 王适 ; chinois traditionnel : 王適 ; pinyin : ; Wade : Wang Shih) (?- 814) est un fonctionnaire et un écrivain chinois respecté, habile en poésie et en prose. Il vit pendant les dynasties Zhou et Tang. Originaire de Youzhou, il est issu d’une famille de fonctionnaires[note 1],[2]. Il fait partie du groupe de lettrés des « Dix amis de l'École des Immortels » (仙宗十友)[3].
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
王适 (Wang Shi) |
| Nom de naissance |
王適 (Wang Shi) |
| Nationalité | |
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| Mouvement | |
| Père |
Wang Song, magistrat de Kunshan à Suzhou. |
Lorsqu’il lit pour la première fois le poème 感遇 (Gǎn yù") de Chen Zi'ang, Wang Shi dit : « Cet homme deviendra assurément le maître des lettres de tout l’empire[note 2] »[4],[5] ,[6]. Dans sa jeunesse, Wang Shi essaie à plusieurs reprises de devenir fonctionnaire sans succès.

Lorsque l’impératrice Wu Zetian est au pouvoir, elle ordonne au ministère des Fonctionnaires d’organiser des examens anonymes pour juger les candidats, cherchant des talents exceptionnels ; avec Liu Xian, Sima Huang, Liang Zaiyan et d’autres, Wang Shi est admis dans la seconde catégorie des candidats retenus[4]. Il rejoint ensuite le quartier général du général Li titulaire de la charge de Jinwu (commandement des gardes de la capitale) pour servir comme officier subalterne au bureau de la garde et des armures. Quand le général est transféré pour commander à Fengxiang, Shi le suit. Puis il est nommé à l’essai juge au Grand Conseil et prend en charge les fonctions d’inspecteur et d’officier judiciaire[2],[6]. Après un an de résidence, Wang Shi semble éprouver une certaine insatisfaction. Il se retire alors avec sa famille dans le mont Nan sans jamais regarder en arrière. Les responsables lui envoient des lettres, mais voyant qu’il est impossible de le forcer à se lever — à cause de sa maladie —, ils ne peuvent le recommander à une fonction. Malade, Wang Shi est transporté à la capitale Chang'an où il meurt à l’âge de quarante-quatre ans[2].
Le poète et philosophe Han Yu qui rédige l’épitaphe de Wang Shi le décrit comme[2] : « original et irrévérencieux… et un homme exceptionnel au monde[note 3] ». Dans le texte Épitaphe funéraire de M. Wang, évaluateur au Grand Tribunal, Han Yu relate l’anecdote du « mariage trompeur » de Wang Shi qui aurait fait croire au père de sa future épouse qu’il avait réussi les examens impériaux en remettant un faux document ressemblant à un mandat officiel le confirmant comme fonctionnaire[7],[2], cela soulignant son esprit indépendant. Cette histoire de « mariage par tromperie » est particulièrement appréciée et racontée par le public[1].
Dix amis de l'École des Immortels
Lu Zangyong appartient au courant des « Dix amis de l'École des Immortels » qui apparaît au début de la dynastie Tang et qui regroupe dix lettrés exceptionnels et influents de la période. Ce groupe n’est pas une école formelle, mais les membres sont liés par l’esthétique Tang : harmonie avec la nature, taoïsme, d’ermitage spirituel et célébration de l’immortalité[8]. Ce groupe comprend Sima Chengzhen, Li Bai, Chen Zi'ang, Wang Wei Song Zhiwen, Meng Haoran, Wang Shi, Bi Gou, Lu Zangyong, He Zhizhang[9].
Oeuvres
Poème
Prunier au bord du fleuve (江濱梅 )
| Chinois
忽見寒梅樹, |
Traduction libre
Soudain, j’aperçois un prunier d’hiver, |