Simon Guillain

sculpteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Simon (Nicolas) Guillain, né en 1589 (baptisé le [1]) à Paris où il est mort le [2],, est un sculpteur français important (seul rival de Jacques Sarrazin, pendant le règne de Louis XIII).

Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
Simon Nicolas Guillain
Faits en bref Naissance, Décès ...
Simon Guillain
Portrait de Simon Guillain, gravure de Pierre-Louis Surugue (1747).
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
Simon Nicolas Guillain
Activité
Maîtres
Lieu de travail
Enfant
Simon Guillain II (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Il est influencé par l'art baroque venu d'Italie, mais reste précurseur du classicisme français[3].

Biographie

Né en juin 1589, Simon Guillain est l'élève de son père sculpteur Nicolas Guillain (1560-1639), dit de Cambrai, comme il sera dit aussi. Il étudie également la sculpture en Italie, à Rome, peut-être auprès d'Alessandro Algardi.

De retour en France en 1612, il sera nommé sculpteur du roi en 1627. A l'exemple de son père avec qui il lui arrive de collaborer[4], il sculpte plusieurs monuments funéraires, par exemple :

Il orne des églises parisiennes dont celle de la Sorbonne en 1635-1640, mais il n'en reste quasiment rien[11]. En 1638, il reçoit la commande du plafond en stuc, toujours en place, du grand escalier monté par François Mansart au château de Blois.

Vers 1643, il réalise le haut-relief de la porte Richelieu représentant le roi Louis XIV enfant[12]

Devenue régente après la mort de Louis XIII, Anne d'Autriche décide de faire édifier un monument à la gloire de la monarchie à l’entrée du Pont au change qui relie la rive droite à l’île de la Cité. Elle confie à Simon Guillain la création des sculptures du monument du Pont au Change qu'il réalise en 1645-1647. Le groupe royal, des bronzes réalisés à une échelle légèrement supérieure à la réalité, met en scène la famille royale unie[13]. Le jeune Louis XIV est placé sur un piédestal, sous une Renommée, entre ses deux parents, Louis XIII et Anne d’Autriche. Tous trois sont vêtus de manteaux d’hermine fleurdelisés et portent le sceptre. Les sculptures prennent place en 1647 dans une imposante niche, un monument spécialement construit à cet effet et orné dans sa partie basse par un bas-relief de pierre, une probable allusion à la victoire de Rocroi en 1643. Le monument est démembré en 1787[13].

Quatre éléments sont sauvés de la destruction et conservés au musée du Louvre, les trois statues royales de bronze, Louis XIV enfant[14], Louis XIII[15] et Anne d'Autriche[16], ainsi qu'un groupe de quatre captifs provenant du bas-relief[17]. Dans la présentation actuelle au Louvre, les trois bronzes de Simon Guillain du groupe royal sont disposés dans la configuration initiale de ce monument à la gloire du jeune Louis XIV, tel qu’il devait se présenter aux passants de l'époque sur le pont au Change à Paris[13].

En 1648, Simon Guillain participe à la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture dont il est donc l'un des douze premiers professeurs (il en deviendra trésorier puis recteur).

Il est marguillier de l'église Saint-Nicolas-des-Champs en 1650-1652[18]. Tout en possédant plusieurs maisons à la fin de sa vie, il habitait dans cette paroisse depuis des dizaines d'années, dans une maison à l'angle de la rue Saint-Martin et de la rue Maubuée[19].

Simon Guillain et sa première épouse Hélène Delatte ont un fils, Simon Guillain (1618-1658), aussi connu sous les noms de Simon Guillain II, Simon Guillain Fils[20], ou Simone Guilino. Envoyé par son père à Rome dans l'atelier d'Algardi pour devenir sculpteur, il préfère devenir graveur. Il est connu pour ses gravures reproduisant des dessins d'Annibale Carracci pour la série Les Cris de Bologne (Le Arti di Bologna (it)) ainsi qu'une vie de San Diego (Vita di San Diego dipinta nella cappella di San Giacomo degli Spagnuoli)[21], des livres publiés tous les deux en 1646 à Rome[22].

Simon Guillain meurt à Paris le 26 décembre 1658, à l'âge de soixante-neuf ans[23].

Quelques années après sa mort, l'historiographe de l'Académie dresse un portrait assez étonnant de l'homme : « Quand il marchoit dans les rues, il cachoit sous son habit un fléau [d'armes]. Il s'en servoit avec une dextérité et une vigueur sans pareilles »[18].

Élèves

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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