Simon Kimbangu
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
Chef religieux |
| Conjoint | |
| Enfants |
Charles Kisolokele Joseph Diangienda Salomon Dialungana Kiangani (d) |
| Lieu de détention |
Lubumbashi (- |
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Simon Kimbangu, né à Nkamba dans l'actuel Kongo Central et mort le dans la ville d'Élisabethville, est considéré par ses fidèles comme un « envoyé spirituel » congolais.
Il devient prédicateur dans les années 1920 et fonde en 1921 à Nkamba un mouvement religieux qui donnera naissance au kimbanguisme. Arrêté et jugé, il meurt après une longue détention d'une trentaine d'années. Son action a généré l'émergence de cette Église kimbanguiste qui perdure et rend visible également un mouvement de nature plus politique contre le pouvoir colonial, qui a pris ensuite d'autres formes.
Simon Kimbangu est né le à Nkamba[1],[2]. Il est baptisé par la Baptist Missionary Society en et est formé pour devenir catéchiste. En , il part à Léopoldville dans l'espoir d'y trouver du travail et cherche sans succès de se faire embaucher par les Huileries du Congo belge[1]. Il se rend chez une femme, dont il entend dire qu'elle est gravement malade et il la guérit par imposition des mains[1]. Au cours des semaines suivantes, il guérit plusieurs personnes[2],[3].
Les nouvelles des guérisons se répandent[1],[4] et attirent beaucoup de monde à Nkamba, ce qui alarme les autorités coloniales, en l'occurrence Léon Morel (en), commissaire de district[5]. Le , à la tête d'une colonne de la Force publique, il se rend à Nkamba en vue d'appréhender Simon Kimbangu. La tentative échoue et Kimbangu parvient à s'enfuir[5]. Néanmoins, plusieurs dirigeants du mouvement sont arrêtés et emmenés à Thysville. Les soldats de Morel ayant tiré à balles réelles, on relève un mort et plusieurs blessés[1].
En , Kimbangu se rend spontanément aux autorités coloniales. Celles-ci le traduisent devant un conseil de guerre[6]. Ce procès s'appuie sur « un acte d'accusation faussé, une procédure arbitraire » selon le Centre de recherche et d'information socio-politiques[5]. Au bout de trois jours, il est condamné à mort[2],[5],[6],[7] à la suite d'un jugement qui cite les propos de Simon Kimbangu indiquant que « la colonisation allait finir et devait finir »[1],[7]. Le Roi Albert Ier décide de commuer sa peine en détention à perpétuité[3],[5],[8]. Les autorités coloniales transfèrent Kimbangu à la prison d'Élisabethville au Katanga[1]. Il y reste enfermé jusqu'à sa mort le [9],[10],[11].