Simon Kimbangu

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Simon Kimbangu
Simon Kimbangu, en 1919.
Biographie
Naissance
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Nationalité
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Chef religieuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Charles Kisolokele
Joseph Diangienda
Salomon Dialungana Kiangani (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Lieu de détention

Simon Kimbangu, né à Nkamba dans l'actuel Kongo Central et mort le dans la ville d'Élisabethville, est considéré par ses fidèles comme un « envoyé spirituel » congolais.

Il devient prédicateur dans les années 1920 et fonde en 1921 à Nkamba un mouvement religieux qui donnera naissance au kimbanguisme. Arrêté et jugé, il meurt après une longue détention d'une trentaine d'années. Son action a généré l'émergence de cette Église kimbanguiste qui perdure et rend visible également un mouvement de nature plus politique contre le pouvoir colonial, qui a pris ensuite d'autres formes.

Simon Kimbangu est né le à Nkamba[1],[2]. Il est baptisé par la Baptist Missionary Society en et est formé pour devenir catéchiste. En , il part à Léopoldville dans l'espoir d'y trouver du travail et cherche sans succès de se faire embaucher par les Huileries du Congo belge[1]. Il se rend chez une femme, dont il entend dire qu'elle est gravement malade et il la guérit par imposition des mains[1]. Au cours des semaines suivantes, il guérit plusieurs personnes[2],[3].

Les nouvelles des guérisons se répandent[1],[4] et attirent beaucoup de monde à Nkamba, ce qui alarme les autorités coloniales, en l'occurrence Léon Morel (en), commissaire de district[5]. Le , à la tête d'une colonne de la Force publique, il se rend à Nkamba en vue d'appréhender Simon Kimbangu. La tentative échoue et Kimbangu parvient à s'enfuir[5]. Néanmoins, plusieurs dirigeants du mouvement sont arrêtés et emmenés à Thysville. Les soldats de Morel ayant tiré à balles réelles, on relève un mort et plusieurs blessés[1].

En , Kimbangu se rend spontanément aux autorités coloniales. Celles-ci le traduisent devant un conseil de guerre[6]. Ce procès s'appuie sur « un acte d'accusation faussé, une procédure arbitraire » selon le Centre de recherche et d'information socio-politiques[5]. Au bout de trois jours, il est condamné à mort[2],[5],[6],[7] à la suite d'un jugement qui cite les propos de Simon Kimbangu indiquant que « la colonisation allait finir et devait finir »[1],[7]. Le Roi Albert Ier décide de commuer sa peine en détention à perpétuité[3],[5],[8]. Les autorités coloniales transfèrent Kimbangu à la prison d'Élisabethville au Katanga[1]. Il y reste enfermé jusqu'à sa mort le [9],[10],[11].

Héritage

Notes et références

Voir aussi

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