Simon Wouters

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Simon Wouters
Image illustrative de l’article Simon Wouters
Simon Wouters par André-Bernard de Quertenmont, au XVIIIe siècle.
Biographie
Naissance
Tremelo-Werchter
Ordre religieux Ordre des Prémontrés
Ordination sacerdotale
Décès (à 58 ans)
Bruxelles
Abbé de l'Église catholique
Bénédiction abbatiale
42e abbé de Parc
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque
  • Bachelier en théologie
  • Assesseur et membre des États de Brabant

Blason
Luce et candore[note 1]

Simon Wouters fut le 42e abbé dans l'histoire de l'abbaye de Parc. Il administra l'établissement prémontré de 1778 à sa mort en 1792. Ce monastère fondé en 1129 près de Louvain, en Belgique, dans le Brabant flamand, existe toujours en 2026.

L'abbé Simon Wouters a enduré les tracasseries de Joseph II, car il a refusé de se soumettre aux décrets despotiques de l'empereur, cette résistance ayant entraîné la fermeture du monastère. Tous les biens ont été confisqués et remis à un administrateur spécial. L'argenterie de l'église et du couvent a alors été confiée aux commissaires de la monnaie pour être convertie en lingot.

Le renversement du gouvernement de Joseph II par la révolution brabançonne a permis aux religieux de regagner leur abbaye, retour effectué en grande pompe, l'église, le cloître et les avenues ayant été richement décorées.

Simon Wouters naît à Tremelo-Werchter le , fils de Pierre Wouters et d'Anne Marie Van Leemputten[1]. Il devient profès en 1757, prêtre en 1758, bachelier en théologie en 1762, lecteur en théologie en 1762 aussi, confesseur à l'abbaye de Grand-Bigard en 1769[1].

Il est élu abbé de Parc le , nommé par lettres patentes du , installé le , bénit le à Bruxelles par le cardinal-archevêque de Frankenbergh[1],[2].

Il meurt à Bruxelles le ou le selon la source[note 2].

Abbatiat

Généralités

L'abbé Simon Wouters est visiteur et premier consulteur de la province belge (1782), ainsi qu'assesseur et membre des États de Brabant (1784), se comportant, à cette assemblée, comme un ardent patriote[1].

Protection des beaux arts

Durant l'administration de l'abbé Simon Wouters, le peintre Pierre-Joseph Verhagen achève les tableaux de l'église[note 3],[3]. En 1787, un autre peintre, Guillaume Herreyns, exécute une toile remarquable représentant l'Assomption, pour un des autels latéraux[3].

Fermeture du monastère

Joseph II du Saint-Empire par Joseph Hickel, en 1776.

L'abbé Simon Wouters endure les tracasseries de Joseph II, refusant de se soumettre aux décrets despotiques de l'empereur, lesquels constituent des empiétements sur les droits ecclésiastiques[1],[3]. L'empereur voulant contraindre les religieux de l'abbaye de Parc de se rendre au séminaire général, il rencontre une opposition vigoureuse de la part de l'abbé Simon Wouters, cette résistance entraînant la fermeture du monastère[1],[3].

Par l'édit du , l'empereur confisque tous ses biens, tant meubles qu'immeubles, et les remet à un administrateur spécial, disposition causant une vive émotion chez les religieux qui doivent quitter leur abbaye de six siècles d'ancienneté[1],[3].

L'administrateur spécial transfère l'argenterie de l'église et du couvent aux commissaires de la monnaie pour être convertie en lingot, quant aux biens de l'abbaye supprimée, le ministre de Trauttmansdorff écrit au magistrat de Louvain le que sa majesté impériale se propose d'affecter une partie de ces biens à l'un des hospices de la ville[1],[3],[note 4].

La plupart des objets en argent ciselé apportés à l'église par les prélats Jean Druys, Jean Maes et Libert de Pape disparaissent alors[3].

Retour des religieux

La bataille de Turnhout, le , caractérisant le renversement du gouvernement de Joseph II par la révolution brabançonne, les religieux peuvent regagner leur abbaye[1],[3]. Ce retour est effectué en grande pompe, l'église, le cloître et les avenues ayant été richement décorées[3].

Postérité

Notes et références

Annexes

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