Simone Cuccia

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Simone Cuccia est un avocat et homme politique italien, né le à Augusta, et mort le à Palerme.

Naissance
Décès
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PalermeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Député XVIIIe législature du royaume d'Italie, 23 novembre 1892 - 8 mai 1895 ...
Simone Cuccia
Fonctions
Député
XVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
PalermeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Parentèle
Enrico Cuccia (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Palerme (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Jeunesse et formation

La famille Cuccia est originaire de Mezzojuso, près de Piana degli Albanesi. Arberèches de rite grec, leurs ancêtres se seraient installés en Sicile à la fin du XIVe siècle, après l'échec du mouvement d'indépendance albanaise contre l’Empire ottoman[1].

Le père de Simone Cuccia, Luca Cuccia (1800-1868), est officier dans l'armée des Bourbons[1]. Son fils naît alors qu'il dirige la place militaire d'Augusta[2].

Grâce à son oncle prêtre, Simone Cuccia suit ses études secondaires au séminaire grec de Palerme et parvient à s'inscrire à la faculté de droit de l'université de Palerme, malgré des difficultés financières familiales[1].

Il obtient sa licence en droit en 1862, puis enseigne l'éthique et le droit positif dans les collèges, tout en travaillant dans un cabinet d'avocat à Palerme[1].

Avocat et professeur

Il acquiert une bonne réputation au sein du barreau de Palerme et occupe la chaire de droit public à l'université[1].

Son catalogage des formes de délinquance, l'étude des troubles mentaux liés et de la délinquance féminine en font l'un des fondateurs de la sociologie criminelle[2].

Il défend, avec Antonio Marinuzzi et Giovanni Lucifora, les cinq frères Amoroso lors de leur procès médiatique (28 août-18 octobre 1883) durant lequel ces anciens participants à la révolte de Sette e mezzo qui contrôlent un large territoire depuis le jardin botanique au cimetière San Spirito, sont accusés de neuf meurtres[3]. Malgré le soutien des députés Raffaele Palizzolo et Caminneci venus à la barre, neuf des inculpés sont condamnés à mort[4]. Simone Cuccia adopte lors du procès un discours sicilianiste, niant l'existence de la mafia et reprochant à l'accusation de faire peur aux touristes par l'image qu'elle donne de la Sicile[3].

Député

Il est conseiller provincial à partir de 1867, et conseiller municipal de Palerme à partir de 1868[2].

Lors des élections de 1882, Simone Cuccia est élu à la Chambre des députés. Il est réélu lors des trois législatures suivantes et siège douze ans, jusqu'à sa mort[1], remplacé par Pietro Bonanno.

Il siège toujours à gauche, d'abord partisan du transformisme d'Agostino Depretis, puis proche de son adversaire, Francesco Crispi[5]. Son nom circule pour un portefeuille ministériel lors d'une crise gouvernementale de 1892[1].

Il prend la parole à l'occasion de débats juridiques, comme sur la Cour suprême de cassation unique et le nouveau Code pénal pour lequel il participe à la commission de travail[5] aux côtés de Villa, Marcara et Nocito. En 1888, il est rapporteur du budget du ministère de la Justice[2].

Il a également siégé au conseil d'administration de Banco di Sicilia[2].

Monument funéraire de Simone Cuccia au cimetière dei Rotoli.

Famille

Il épouse, en 1864, Silvia Anzon (1844-1928). Le couple donne naissance à huit enfants, dont trois meurent en 1876 lors d'une épidémie de diphtérie. Parmi les autres, l'aîné, Luca, devient avocat, comme son père, et Pietro Beniamino (1879-1947) diplômé en droit, est fonctionnaire au ministère des Finances et épouse la fille d’Enrico Ragusa (1848-1925), propriétaire de l’Hotel delle Palme à Palerme, avec qui il a comme enfant l'influent banquier Enrico Cuccia[1].

Notes et références

Voir aussi

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