Enrico Cuccia
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Simone Cuccia (grand-père) Enrico Ragusa (d) (grand-père) |
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Enrico Cuccia (né le à Rome et mort le à Milan) est un directeur de la banque d'affaires italienne Mediobanca qui a organisé quasiment toutes les opérations de la haute finance du pays depuis les années 1930 jusqu'à sa mort en 2000.
Enrico Cuccia est issue d'une famille sicilienne. Son père, Pietro Beniamino Cuccia (1879-1947) est diplômé en droit et fonctionnaire au ministère des Finances, fils de l'avocat et dépité de Palerme, Simone Cuccia. Sa mère, Aurea Ragusa (1882-1968), est la fille d’Enrico Ragusa, propriétaire de l’Hotel delle Palme à Palerme[1].
Après des études de droit qui lui permirent d'obtenir un doctorat, Enrico Cuccia est recruté par la holding d'État IRI dans sa filiale de Londres[2].
En octobre 1932, il est employé au service Opérations financières et change avec l'étranger à la Banque d'Italie. En 1936, il est envoyé par le Secrétariat pour les échanges et la monnaie en Afrique orientale italienne - l'AOI, avec pour mission de créer les délégations du Secrétariat. Il travaille pour l'AOI avec un de ses collègues Giuseppe Ferlesch sous la direction d'Alberto D'Agostino, chef de la Direction générale des monnaies[3].
Son travail est très bien perçu au ministère ce qui lui permet de revenir en Italie le pour quelques jours. Enrico Cuccia est reçu avec son patron, Felice Guarneri, par le « Duce » Mussolini. Le lendemain, un article est publié dans le Corriere della Sera : « Le Duce a fait l'éloge du docteur Cuccia pour le travail qu'il a accompli dans des circonstances particulièrement difficiles… »[4].
C'était un signal pour ceux qui préméditaient un attentat et en particulier pour le général Graziani. Malgré la situation inconfortable dans laquelle il vécut durant sa permanence à l'AOI, les nombreuses difficultés et les obstacles rencontrés, Cuccia continua sa mission. Il rédigera des rapports techniques qu'il faisait parvenir à D'Agostino dont il recevait les consignes. Il travaillera ensuite à la Comit dirigée par Raffaele Mattioli[2].
Jusqu'en 1944, Cuccia suit les vicissitudes de Mediobanca, lorsque Mattioli propose un « organisme spécialisé pour les financements de moyenne durée », en quelque sorte un système pour contourner la Loi bancaire de 1936[2].
Pendant cette période, il se rend fréquemment en Suisse pour aider la Résistance italienne, pour qui il assure les communications en prétextant des voyages pour les affaires de la banque[2].
En avril 1946, Cuccia est nommé Directeur de la nouvelle société créée par Credito Italiano, Comit et Banca di Roma. Le , il fait partie de la délégation italienne, composée notamment de Egidio Ortona et Raffaele Mattioli, qui se rend à Washington pour demander au gouvernement des aides financières pour la reconstruction de l'Italie, ravagée par la guerre[2].
Mediobanca devient en très peu de temps le centre du monde des affaires et de la politique italienne. L'exemple le plus frappant est probablement la prise de participation dans Montedison, dirigée par Giorgio Valerio, reprenant la part de la holding publique pétrolière ENI d'Eugenio Cefis. Dans les années 1980, Cuccia quitte son poste d'administrateur pour des raisons de limite d'âge à 80 ans[2].
Il se maria avec Idea Nuova Socialista Beneduce, fille d'Alberto Beneduce (en) (homme politique et économiste italien, un des fondateurs de l'IRI), dont il aura trois enfants : Beniamino, Auretta Noemi et Silvia Lucia[2].
Franc-maçon, il a été membre de la loge Giustizia e Libertà, loge "couverte" de la Grande Loge d'Italie[5].
Devise
« Le azioni si pesano, non si contano » : « les actions se pèsent, elles ne se comptent pas »[6].

