Simón Brieva
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Simón Brieva naît à Saragosse le [1].
Il y apprend le dessin puis s'installe à Madrid, où il se forme à la gravure en taille douce auprès de Manuel Salvador Carmona[2]. Il remporte un concours de gravure de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando en 1781[2],[3]. Comme d'autres élèves de Carmona, il collabore aux publications les plus notables de l'époque — lesquelles ont été un véritable moteur pour l'art de la gravure au burin en Espagne — : Vistas de los puertos de mar de España (« Vues des ports maritimes de l'Espagne », 1785)[4], Colección de retratos de Españoles ilustres (« Collection de portraits d'Espagnols illustres »)[2],[5].
Il illustre aussi des livres pour la presse royale (Imprenta Real), comme la traduction du Species plantarum de Carl von Linné (en espagnol : Parte práctica de botánica)[6], dans lequel il fait notamment un portrait de Linné à l'eau-forte et au burin sur cuivre[7] et le Viage a Constantinopla de José Moreno[8],[9],[10], et est un collaborateur assidu de différentes presses de la capitale espagnole[2].
Brieva collabore sur d'autres ouvrages : la traduction de De architectura de Vitruve (en espagnol : Los diez libros de arquitectura)[11],[12] ; Descripción histórica del Obispado de Osma de Juan Bautista Loperráez Corvalán[13],[14] ; La biblia vulgata latina[15] ; la traduction de l’Histoire naturelle de Buffon (en espagnol : Historia natural, general y particular)[16] ; Tratado del esfuerzo belico heroyco de Juan López de Palacios Rubios[17] ; une édition du Don Quichotte[18], de La Galatea[19] et des Travaux de Persille et Sigismonde[20] de Miguel de Cervantes ; la traduction du Sens propre et littéral des psaumes de David, expose dans une interpretation de Jacques-Philippe Lallemant (Los Salmos de David y Cánticos sagrados : interpretados en una brevísima paráfrasis en sentido propio y literal)[21] ; Crónicas de los reyes de Castilla Don Pedro, Don Enrique II, Don Juan I, Don Enrique III de Pedro López de Ayala[22] ; Vida, virtudes y milagros del protomartir San Juan Nepomuceno... de Pedro Andrés de Velasco[23] ; la traduction d’O Feliz Independente do Mundo e da Fortuna de Teodoro de Almeida (pt) (en espagnol : El hombre feliz, independiente del mundo y de la fortuna...)[24] ; Cronica del Rey D. Enrique el Quarto de este nombre de Diego Enríquez del Castillo[25].
Dans ses projets personnels, il a produit de nombreuses estampes de dévotion[2].
Simón Brieva meurt à Madrid le [1], tandis qu'il travaille sur les six planches du combat naval de Toulon commandé par le ministère de la Marine, et qui seront finalement achevées par Fernando Selma (es), lui-même un ancien élève de Manuel Salvador Carmona[2],[26].