Sites mégalithiques de l'Aube

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Dans le département de l'Aube, le mégalithisme a duré environ un demi millénaire, de 2 500 à 2 000 ans av. J-C. Il s'est développé au Néolithique final ou plus précisément au Chalcolithique. Il est lié à l'essor de la culture dite de Seine-Oise-Marne.

Ces monuments se concentrent dans le quart nord-ouest du département, le long de quatre vallées : la Vanne, l'Orvin, l'Ardusson et le bassin Seine-Noxe-Resson.

Pierre-au-Coq
Dolmen des Grèves de Fraicul
Pierre Couverte
Dolmen de Crancey
Dolmen de Vamprin
Dolmen des Blancs Fossés
Pierre à Massicault
Pierre des Autels
Menhir de la Grande-Pierre
Pierre à l'Abbé
Dolmen du Pavois
Pierre Aiguë
Pierre-au-Coq
Allée couverte de Frécul
Grande Borne
Pierre aux dix doigts
Pierre des Ecomines
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Localisation des monuments mégalithiques dans le département.

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Dolmens

Le département ne compte plus que 11 dolmens encore visibles (dont 7 à leur emplacement initial) alors que l'on en recensait encore 61 à la fin du XIXe siècle. Ils se concentrent dans le Nogentais, souvent dénommés sous le vocable générique de « Pierre Couverte ». Ce sont des dolmens simples avec deux orthostates parallèles sur lesquels reposent une unique table de couverture. Seuls les dolmens de Dosnon et du Pavois diffèrent quelque peu. Les chambres sépulcrales sont assez petites (m de long, m de large, m de hauteur). Elles peuvent contenir de 2 à 5 sépultures. Ce modèle aubois du dolmen simple se retrouve aussi dans certaines communes voisines de l'Yonne (dolmen de Lancy) et de la Marne (dolmen de Nuisy). Une seule allée couverte est connue, celle des Grèves de Frécul[1].

Aucun cairn dolménique et aucun couloir d'accès à la chambre n'a été conservé. Pour autant, d'après un ancien texte de Philippe Salmon, daté de 1881, il semble que l'un des dolmens de Bercenay-le-Hayer comportait un péristalithe. De même, d'après les constats opérés lors des fouilles des dolmens de Barbuise et du Pavois, il semble bien que les chambres des dolmens aubois étaient précédées d'un couloir de petite taille[1].

Menhirs, alignements et cromlechs

Sur les 7 menhirs encore visibles (33 étaient recensés au XIXe siècle), cinq sont encore à leur emplacement initial. Comme souvent, la toponymie évoque d'anciens monuments désormais disparus : des lieux-dits comme « Pierre Fritte » (Fiche ou Fite), la « Haute Pierre », la « Grande Borne »... en témoignent. La taille des menhirs aubois varie de 1,25 m (Pierre-au-Coq) à 3,20 m (Grande Pierre)[1].

Trois alignements, désormais disparus, sont connus par des dessins anciens : celui de Bercenay-le-Hayer dessiné par Camut-Chardon en 1832[2], celui d'Avon-la-Pèze et celui de Villenauxe-la-Grande. Un cromlech aurait existé à Saint-Loup-de-Buffigny, quant à celui de Saint-Aubin il n'en demeure que la Pierre des Autels[1].

Polissoirs

Le mégalithisme aubois comporte un grand nombre de polissoirs : 16 sont visibles sur les 49 recensés[1]. Cette abondance s'explique par la coexistence fréquente de silex et de blocs de grès dans le sous-sol crayeux. Ainsi de véritables carrières de silex ont été mises au jour à Villemaur-sur-Vanne lors de la construction de l'autoroute de Paris à Troyes et c'est aussi à Villemaur-sur-Vanne qu'a été découvert le polissoir dit de la Pierre aux dix doigts.

Avec le temps leur utilité s'étant perdue, la présence de ces curieuses rainures a pu être interprétée comme une manifestation du diable ou d'esprits malfaisants. Certains polissoirs ont alors été christianisés, leur nom en garde encore aujourd'hui le témoignage : « Pierre Saint-Éloi », « Pierre Saint-Martin », « Pierre Saint-Loup »[1].

Art et mobilier funéraire

Bien que les mégalithes attribués à la culture Seine-Oise-Marne, notamment des allées couvertes, comportent généralement une ou plusieurs représentations du motif de la « déesse-mère », les bâtisseurs des mégalithes aubois n'ont eux laissés aucune gravure sur les dolmens ou les menhirs qu'ils ont érigés[1].

Le mobilier funéraire retrouvé dans les sépultures est quant à lui « très pauvre en quantité et en qualité »[1]. Il se limite le plus souvent à quelques haches et couteaux en silex, à des éléments de parure assez rudimentaires (perles, dents) et à des fragments de poterie. Ce mobilier est associé aux sépultures, mélangé aux ossements sans aucune disposition particulière[1].

Inventaire

Références

Annexes

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